Chimineks

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mot clé - No pasaran!

Fil des billets - Fil des commentaires

lundi 12 novembre 2007

Mes chers concitoyens...

Après avoir consacré mon week-end à travailler autant pour gagner plus, jour férié oblige, un truc ne lasse pas de m'étonner. Ainsi donc il paraîtrait que l'apocalypse sociale est pour cette semaine, la faute à ces salopards de fonctionnaires qui refusent de travailler plus pour gagner autant. C'est marrant, pour le coup, formulé de cette façon, ça ne me surprend qu'à moitié. Ce qui m'étonne, c'est que les gens, comprenez les non-fonctionnaires, ne voient pas les choses sous cet angle. C'est comme si au contraire les gens appelaient de leur vœux un nivellement par le bas. A base de "Ouais, mais d'abord, j'vois pas pourquoi ils bosseraient pas aussi longtemps que moi, ces salauds de privilégiés de feignants de y'en a marre non mais ho". C'est un peu comme si au lieu de demander une augmentation parce que tel collègue gagne plus que moi, je me mettais à demander une diminution de salaire pour lui. 'Faut quand même être salement aigri pour en arriver là.  En tout cas en ce qui me concerne j'ai bien du mal à trouver une logique dans le changement de régime qu'on veut imposer aux fonctionnaires. A vrai dire, je ne trouve pas ça très juste.

Et donc, normalement, c'est là qu'intervient le chœur des joyeux défenseurs du "Ah ben oui, mais qu'est-ce tu veux, on peut pas faire autrement". Et ben vous savez, quoi, vous allez rire, mais il semble bien que si. Sans vouloir jouer les balances façon bon vieux temps de la Révolution Culturelle chinoise, il se trouve que je dispose de plusieurs exemples particulièrement édifiants propres à remettre en cause la croyance populaire qui veut que les agents de l'Etat soient les seuls à pouvoir prendre leur retraite sans avoir eu à cotiser durant plus de quarante annuités. Vous allez voir jusqu'où peut aller le gauchimsme le plus extrême, certains trouveront même ça sordide, et pourtant, pour la défense d'une certaine conception du monde, je n'hésiterai pas à exposer ma propre famille en place publique pour appuyer mon combat pour un monde plus mieux.

Oui, parce qu'en fait, il s'agit de mes parents. Lesquels sont depuis quelques semaines de jeunes et joyeux retraités. L'un ayant célébré son pot de départ à 60 ans, et l'autre carrément à 59. Et pourtant, mes parents ne sont pas cheminots. Pas membres du corps enseignant. Pas pompiers ou gendarmes. Non, non, non, jusqu'à ce qu'on leur annonce la quille et le début de leur nouvelle vie qui se bornera pour l'essentiel à se demander quoi faire de leurs journées, du moins avant qu'ils ne découvrent les vertus de Derrick et des Chiffres et des Lettres, avant, donc, dans leur vie de travailleurs, mes géniteurs étaient tous deux des salariés. Genre sous contrat privé, quoi. Genre carrément pas fonctionnaires. Evidemment, quand, avec juste le certif' en poche, on a commencé à bosser à 14 ans à l'usine, il paraît normal de prétendre à un repos bien mérité à l'aube de la soixantaine, personne ne le contestera. Mais le parcours de mes parents n'a rien à voir avec ça. Bien loin des cheminements médiocres des prolétaires ordinaires, mes parents ont su travailler plus à l'école pour gagner plus au boulot...

Puisque je vous sens avides de tout savoir sur mon ascendance, sachez que mes parents, en bons self-made-winners, se sont rencontrés dans une université américaine, où ils ont vaillamment décroché leurs statuts respectifs d'ingénieurs, avec à la clé des prétentions salariales grosses comme ça. Ce qui ne s'est pas fait en un jour. Quand finalement ils se sont dits qu'il serait peut-être temps de se mettre au boulot, ils devaient avoir dans les 24-25 ans, un truc comme ça. Faîtes le calcul, vu leurs âges, on est bien loin des 42 annuités réglementaires dans le privé. Et pourtant, ça n'a pas posé de problème quand ils ont commencé à réaliser qu'ils en avaient ras la casquette et qu'il était temps pour eux de profiter un peu de la vie. Et ils ne sont pas les seuls comme ça. Autour de moi, ne serait-ce que parmi les parents de mes amis, des cas comme ça, il y en a des pelletées. Des sexagénaires, et encore, pas toujours, qui bossent dans le privé, se voient proposer de partir un peu plus tôt que prévu, et le font de bonne grâce qui à toucher un peu moins au début, on en trouve dans tous les coins. Pour tout vous dire, et alors que les fonctionnaires bénéficient encore de régimes dits spéciaux, je connais même des cas où Monsieur est à la retraite à 60 ans après avoir bossé dans toute sa vie dans le privé, tandis que Madame qui a le même âge mais est fonctionnaire doit encore se tartiner deux ou trois ans avant d'envisager de pouvoir se vautrer dans l'oisiveté improductive et parasitaire aux côtés de son époux! Comme quoi, hein...

En réalité, les régimes sont en train de s'inverser. Et ça s'explique très bien. En gros c'est simplement parce qu'à terme un salarié ça coûte cher, alors qu'un fonctionnaire, non. Mes parents, et la foule de ceux qui ont leur profil, à force d'ancienneté, finissent par atteindre des niveaux de salaires qui commencent à faire lourd en k€ dans la masse salariale. Au final, embaucher un gamin 3 ou 4 fois moins cher, quitte à verser une petite prime de départ où à financer une partie de la retraite anticipée, ça doit être plus rentable qu'autre chose pour un employeur. Et puis bon, on imagine sans peine que l'Etat met la main à la poche, histoire d'éviter de voir les courbes des chômeurs de plus de 50 ans s'emballer plus encore. A côté de ça, regardez le salaire de départ d'un enseignant, et ce qu'il peut espérer en fin de carrière, franchement, ça ne fait pas rêver. Permettez-moi de piquer sa casquette à Julien Courbet, mais elle est là, l'arnaque: en réalité l'Etat, c'est-à-dire toi et moi, happy fellow tax-payer, paie pour que les salariés du privé partent à la retraite plus tôt a lieu de se faire licencier et de gonfler les chiffres du chômage, et à côté de ça, il se prend à rêver de faire bosser plus longtemps ceux qui au final ne lui coûtent pas bien cher. Pardon, mais j'ai peur de trouver ça un peu malhonnête et même carrément dégueulasse, cette façon d'appeler un chat un chien tout en voulant monter les gens les uns contre les autres.

Va savoir pourquoi, le secteur privé est devenu intouchable, au sens où on ne peut plus se permettre de le critiquer. Si au lieu de verser des aides à la pré-retraite probablement faramineuses l'Etat laissait les travailleurs en fin de carrière se faire licencier pour céder la place aux plus jeunes et plus économiques, au moins la situation serait plus claire. L'argent non-dépensé dans les pré-retraites irait au chômage, et au final le "vieux" chômeur n'y perdrait pas plus que ça au change. Et au moins on serait fixé. Non pas qu'on verrait de quel côté sont les méchants patrons dont il importe de mettre la tête au bout d'un pique (encore que...), mais au moins on prendrait acte du fait que vouloir augmenter l'âge des départs à la retraite ne servirait à rien puisque de toutes façons les entreprises préfèrent se séparer de leurs salariés les plus âgés qui coûtent trop cher. Si ça se trouve on se dirait même que la bonne solution serait d'aligner tout le monde sur les régimes spéciaux des fonctionnaires. Et on serait tous à égalité, youpi. Ce serait pas beau ça? Mais il me semble que j'entends au loin le grognement du libéral qui maugrée un truc du genre "Ah ben oui, c'est bien joli, mais comment on ferait pour financer tout ça, hein? Plus de taxes, c'est ça, c'est ça? Grrr...". Ben non banane. Ca ne coûterait pas plus cher. On paye déjà pour les chômeurs déguisés en pré-retraités aujourd'hui, on paierait la même chose, sauf qu'ils seraient officiellement retraités. Purée, c'est pas vif, un libéral...

Enfin bon, c'est pas demain la veille qu'on verra une évolution dans le genre. Ne serait-ce que parce qu'on n'arrive pas tellement à se sortir du discours ranci qui veut que la valeur travail, oulala, ma bonne dame, c'est important. Y'a deux millions de chômeurs officiels en France, et probablement le double en réalité, mais bon, c'est pas grave, on continue de dire que ceux qui ne bossent pas sont des feignasses, et qu'il faut travailler plus et plus longtemps pour être quelqu'un de bien. Au risque de passer pour un dangereux agitateur, je serais tenté de dire que je suis contre. En tout cas, une chose est sûre, pour les mouvements sociaux à venir, les grévistes peuvent compter sur mon soutien moral total et inconditionnel. Evidemment on nous resservira le discours de la prise en otage des braves gens qu'on empêche d'aller bosser, comme d'habitude. C'est sûr que c'est plus facile de détourner les regards de cette façon plutôt que de se donner la peine de tenter une explication qui n'abonderait pas forcément dans le sens du vent nauséabond actuel. Tant pis. On verra bien. On n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise: souvenez-vous de ce si joli automne 1995 où le peuple s'arrogea le droit d'adresser un doigt monumental à Juppé et aux médias qui essayaient de le dresser contre les hardis grévistes qui prirent alors le temps de défendre notre beau système de protection sociale... Enfin, c'était il y a longtemps. La clé, c'est de continuer à y croire.

La-dessus, je vous laisse, j'ai un retard considérable à rattraper en matière de films récemment mis en rayon dans le vidéo-club du coin, la situation ne saurait décemment s'éterniser plus longtemps.

Oh et puis tiens, allez, pour une fois:

samedi 12 mai 2007

Poker

Moi, les gens qui passent leur temps à se morfondre sur eux-mêmes, ça me saoule.
C'est vous dire si je trouve ça pénible d'être moi-même un peu comme ça.
Ouaip.
Au moment de la grande distribution des super-pouvoirs par les fées qui se penchent sur les berceaux, il se trouve que moi j'ai hérité de celui qui me donne la faculté extraordinaire de parvenir à tout voir en gris.
Même pas en noir, note.
Dommage, d'ailleurs.
Le noir, c'est cool, c'est mystérieux, c'est profond, ça peut faire gothico-hype, ça donne un aperçu de l'absolu dans son côté sombre, et en plus ça affine la silhouette.
Mais non, moi c'est juste gris.
Comme le béton. Ou la pluie. Ou la cendre.
Nul, quoi.
Tiens, voilà, t'as vu?
Et ben voilà, c'est exactement ça.
De la génération spontanée de grisaille.
Heureusement pour moi, j'ai pleinement conscience que ce don d'un genre un peu particulier n'est pas de ceux propres à favoriser une vie sociale épanouie, du coup je m'efforce de confiner mon côté gris à l'intérieur de ma boîte crânienne.
Ca vaut mieux je pense.
La période actuelle étant plutôt du genre idéale pour sombrer dans la mélancolie lorsqu'on a des penchants idéologiques minoritaires comme les miens, je fais un peu n'importe quoi pour m'en détourner.
Question de préservation de ma santé mentale, sans doute.
Mais même comme ça, je replonge...

Au cas où vous ne l'auriez pas encore remarqué, mais ça me paraît franchement difficile, je vous rappelle qu'en ce moment, si tu veux vraiment être quelqu'un de cool et so hype, tu te dois de jouer au poker.
Si t'es un minimum branché, tu le sais.
N'étant pas le dernier à succomber aux modes idiotes, aussi connes soient-elles (j'ai une Wii, un vidéoprojecteur, je porte des chaussures équitables, je bois du Coca Zero, j'ai un blog, alors crois-moi, ça me connaît), tu penses bien que c'est avec délice que je me suis précipité vers celle-ci.
Juste parce que ça change les idées.
Bon, j'avoue, à la base, c'était pas mon idée, mais celle de mon pote louche (private joke inside, n'essaie même pas de comprendre, sache juste que c'est un personnage important du texte à venir).
Quelques mois avant que les parties de poker ne soient télévisées et commentées par un Patriiiiick Bruel proclamé expert ès la discipline (ce qui en soi en dit long sur l'état de torpeur intellectuelle dans laquelle végètent bon nombre de nos contemporains), mon pote louche s'était pris de passion pour ce jeu de cartes un peu particulier.
Au point d'investir dans un mallette stylée avec les jetons comme au casino et tout.
J'avoue, la première fois que j'ai joué avec lui et trois autres gusses copains de lui, j'ai passé une bonne soirée.
Essentiellement parce que j'avais du bon jeu.
Du coup j'ai un peu fumé tous les habitués autour de la table.
J'ai mis 5 euros au départ, je suis reparti avec 20.
Soirée rentabilisée.
Et puis bon, l'ambiance enfumée, les coups de bluff, les coups de théâtre, c'est vrai que c'était rigolo, en fait, on s'y serait cru.
M'enfin bon, de là à y rejouer...

Dans les mois qui ont suivi, je me suis fait ré-inviter plusieurs fois par mon pote louche à faire un petit Poker, mais bon, pas envie, pas que ça à faire, ou même (mais si!) mieux à faire...
Jusqu'au week-end dernier, où j'étais chez lui à la veille des élections pour une petite réunion entre gauchistes désireux d'y croire envers et contre tout, à grands coups de méthode Coué.
Après deux heures d'une discussion enflammée ayant abouti à une conclusion du type "Bon, ben, on verra bien de toutes façons" (qui voulait en fait dire "Ca pue, putain, ça pue..."), quelqu'un a lancé un petit "Tiens, si on faisait un Poker?".
Et sur le coup tout le monde s'est dit que pourquoi pas, après tout.
Pouf mallette, pouf jetons, pouf cartes et hop, c'était parti.
Ce soir-là, je ne sais pas si j'avais Saturne dans le Sagittaire ou quoi, mais c'était pas tellement mon soir.
En gros, je suis reparti plus pauvre que je n'étais venu.
Oh, pas de grand-chose, 7 ou 8 euros, mais bon, du coup, je sais pas, j'ai trouvé ça moins fun que la première fois.
Le Thomas honteux et confus
Jura mais un peu tard , qu'on ne l'y prendrait plus

Tu crois ça, toi?
Et ben même pas.
J'ai mis cette impression d'avoir passé un moment désagréable sur le compte de la malchance.
Better luck next time.
Et puis des choses plus graves étaient attendues pour le lendemain...
Tu connais l'histoire, le dimanche électoral s'est conclu comme nous le craignions.
Dommage.
Better luck next time...

Mardi soir, histoire d'essayer d'apaiser un peu notre gueule de bois idéologique, mon pote louche a organisé une petite soirée post-électorale chez lui.
On avait tous les neurones en veille active, pas vraiment envie de causer de ça.
"Le futur que nous réserve-t-il, on verra bien."
Alors Poker.
Encore?
Encore.
Là encore, ça ne fût pas mon soir.
J'ai perdu mes cinquante premiers jetons.
Rempoté de 5 euros pour en avoir cinquante autres.
Rapidement je me suis retrouvé avec queue dalle dans les mains, la faute à une paire de quatre contre rien dans mon jeu.
Nan, c'était définitivement pas mon soir.
Tant mieux, de toutes façons jouer me gonflait.
Pire, ça me mettait mal à l'aise, comme la fois précédente.
Et c'était pas le goût de la défaite.
Du moins pas cette petite défaite-là.
Oui parce que pendant que les autres continuaient à jouer et que je les observais en silence, j'ai cogité.
Pour comprendre ce qui n'allait pas, ce qui me gênait dans le fait que nous soyons là, à faire ce que nous faisions.
Et puis d'un coup c'est devenu clair.
Ouais, on a perdu.
Et pas qu'un peu.

Le Poker, c'est in.
Mais à un point, tu peux pas savoir.
Enfin peut-être que si d'ailleurs.
Moi en tout cas, je me suis aperçu qu'en dehors du petit cercle de mes fréquentations, y'a un monde pas croyable qui joue au Poker dans mes environs.
Tout le monde y joue, c'est dingue.
La vente de mallette genre-style comme celle de mon pote louche cartonne grave (je tiens ça du frère d'un pote qui bosse dans un magasin qui en vend).
En fait, les gens ne jouent pas entre initiés gros joueurs dans des cercles de jeux ultra-fermés avec droits d'entrée mirobolants comme ça se faisait dans le temps.
Nan, le top de la coolitude, c'est de jouer avec tes potes, avec tes collègues, avec ta famille, avec ta meuf, même...
Et c'est là que c'est très fort.
Parce que le principe du Poker, c'est quoi à la base?
Dépouiller les autres de leur fric.
Alors quand tu joues avec des inconnus, ou contre un casino, c'est pas gênant, mais contre les gens qui te sont proches...
Et pourtant.
Elle est là, la défaite.
Cette putain de mode.
On l'a adoptée, bande de cons qu'on est.
Et on trouve ça super cool de se piquer du pèze entre amis.
Monde de merde.

Et là, tu me diras "Est-ce que tu n'exagérerais pas un tout petit peu mon petit bonhomme? Est-ce que ton aigreur actuelle ne te ferait pas un peu tout dramatiser à l'excès?".
Ben non, je crois pas.
Si tu as bien tout lu, tu as vu que j'ai joué en tout et pour tout trois fois (alors que j'aurais pu y jouer beaucoup, mais alors beeeeeaucoup plus souvent!).
Et ben crois-moi, ça ne rigolait pas.
Enfin si, la première fois, moi j'ai rigolé, mais juste parce que je gagnais des parties contre des mecs supposés plus forts que moi. Le fric j'en avais rien à battre, c'est juste gagner comme on gagne au Cluedo ou au Jungle Speed qui m'amusait.
En face ils faisaient la gueule.
A la base, je me disais que c'était simplement qu'ils n'aimaient pas perdre. Tout court. Surtout contre un débutant.
Tu parles, moi j'aime pas ça, perdre: je fais des efforts surhumains pour contenir le putain de mauvais joueur qui niche en moi, je croyais comprendre ce qu'ils ressentaient.
Et ben en fait, c'était pas ça du tout.
Ce qui leur déplaisait, ce n'était pas le fait que je dégaine un brelan alors qu'ils n'avaient que des doubles paires.
Non, ce qui n'allait pas c'était la conséquence.
Que je leur pique leur fric, alors que ça aurait dû se passer dans l'autre sens.
Sur le moment, je pense que toute la table me détestait du fond du coeur.
Dans ton cul l'amitié, le plus important c'est le flouze...
Et lors des parties suivantes, celle où je perdais, serais-tu en droit de t'interroger, est-ce que j'ai détesté mes convives?
Non, bien sûr, car je suis un esprit supérieur.
Par contre, déjà qu'à la base je n'aime pas perdre dans l'absolu, le fait de perdre du fric en plus m'a aidé à me persuader que décidément le Poker peut être une bonne solution pour passer une soirée merdique.
C'est d'ailleurs dans ce genre d'état d'esprit que semble se finir la soirée pour la majorité des joueurs, ce qui donne une ambiance ultra-sympa au moment de se dire au revoir...

Sur un plan individuel, je pense avoir bien compris que le Poker c'est pas trop mon truc.
En premier lieu parce qu'en dehors des moments ou j'ai une chagatte de ouf', je ne joue pas très bien.
En second lieu parce que le principe me paraît moralement discutable, ce qui nous fait une excuse autrement plus classe à dégainer en société. Reste des fondements judéo-chrétiens de la société dans laquelle j'évolue, sans doute. Ce qui n'est pas forcément gênant, entre nous. En fin de compte notre "Tu ne tueras point" ancestral n'est pas dénué de bon sens, et cela qu'on soit croyant ou pas. Donc bon, j'assume.
Tout comme j'assume le fait de trouver regrettable la prolifération exponentielle des parties de Texas Hold'em entre amis.
Ouais, ouais, la prolifération.
Je sais pas pour vous, mais moi, j'ai l'impression que le 9-5 est vraiment en train de devenir le Far West de la région parisienne.
Tout le monde joue.
Partout.
Tout le temps.
Et ça m'emmerde.
J'aime pas l'idée que l'adversaire prenne le pas sur l'ami.
Déjà qu'on vit une époque ou l'inconnu est d'abord perçu comme une menace potentielle, s'il faut en plus se garder de ses amis, ça va devenir invivable.
A part ça la France vote à droite, mais ça n'a rien à voir, c'est une simple coïncidence fortuite et inopinée.
C'est d'ailleurs probablement l'avis d'au moins 53% des français.
...
Mais ça peut changer...
...
La Révolution empruntera peut-être des chemins inattendus.
Tiens, la prochaine fois que j'entends quelqu'un parler de faire un Poker, je propose un Kem's.
Ou un pouilleux déshabilleur s'il y a de la meuf.

Sur ce, je vous laisse, je dois réfléchir aux numéros que je vais jouer demain pour la super-cagnotte.

lundi 7 mai 2007

On n'a pas fini de rire

Oh, ben tu penses.

Tu sais quoi, j'y croyais.
Un reste de foi en l'intelligence de mes concitoyens.
Haha.
Quel con.
Quels cons?
Tut tut tut, 'faut pas dire ça, spa bien.
M'enfin merde, quoi, aidez-moi aussi...
A force vous allez me faire douter.
Et puis j'en ai marre de passer des soirées à ce point déprimantes.
Non, vraiment.
Enfin bon, j'aurai fait au moins un heureux: mon caviste à qui j'ai pris une bouteille de Champagne, au cas où.
Attends, quand je te dis que j'y croyais, c'est pas du flan, t'as vu?
Et alors bon, peu avant vingt heures, on s'est donc retrouvés entre joyeux (haha) gauchistes, chez un pote, à reluquer fébrilement la dite bouteille sur la table basse en se jurant de ne pas y toucher si vous-savez-qui était élu.
Tu connais la suite de l'histoire au niveau national.
Sur un plan plus local, passé le moment où les gueules se sont fermées le temps de digérer l'annonce de ces résultats qui nous ont embué les yeux de chagrin, la question s'est donc posée: que faire de ce putain de Champagne?

La dernière fois que j'ai bu du Champ' pour une présidentielle, c'était en 1995.
C'était certainement du hyper-cher et hyper-bon, mais sur le moment...
Beurk.
A l'époque, c'était notre première présidentielle (à mes coupains et à moi), on s'était réunis chez les parents d'une copine à Cergy.
Et là, petite parenthèse informative, il se trouve qu'à Cergy, où la plupart (dont moi) habitaient, on a un peu tendance à voter socialo comme un seul homme. Genre tu mets un poney en candidat à la mairie, pour peu que tu lui colles un étiquette avec la rose et le poing, c'est lui qui sera élu, à tous les coups.
Tradition locale oblige, toutes les personnes en présence, ma génération de potes et la génération des parents, avaient donc voté Jospin au second tour (à l'époque on s'autorisait encore sans trop de risque la fantaisie de voter P.C. ou même L.O. - Besancenot n'était pas encore là - au premier tour).
Toutes, sauf une.
La grand-mère de la copine chez qui on était.
Et la mamie, sans doute assez sûre de son coup, avait fait douler la caisse de roteux pour fêter la première élection de celui qui retournera dans 10 jours à la vie civile.
Gauchistes, certes.
Mais néanmoins polis.
On les a sifflées nos flûtes.
En se jurant que la tournée suivante serait pour nous.
Haha.

Je ne sais pas si vous vous souvenez de 2002, mais suite à un petit incident survenu au soir du 21 avril, la question d'investir dans un breuvage festif pour le deuxième tour ne s'est pas vraiment posée chez le peuple de gauche.
Pas qu'on soit plus rabat-joie que la moyenne, mais tu vois, là, y'avait pas vraiment de "cas où".
Donc bon.
A 20 heures au soir du 5 mai de cette année un peu particulière, ce qui a coulé à flots, ce sont mes larmes sur les genoux de ma meuf toute neuve de l'époque.
C'était bien, ça faisait homme sensible qui n'a pas peur d'exprimer ses émotions.
Et puis surtout, c'était sincère.
La fin de deux semaines de tension dans ma tête.
Pas de soulagement.
Du moins pas que.
De la tristesse.
De l'incompréhension.
Un premier sérieux coup de machette sur ma foi en l'Homme.
Du coup, de l'eau salée plutôt que des bulles.
Ca collait mieux à l'ambiance saumâtre.

Ne crois pas que cette année je me dise que c'est mieux que la dernière fois.
Ouais, d'accord, ce coup-ci, il est pas passé au second tour.
C'est vrai.
Pour autant, ne va pas croire que je m'en suis réjoui.
"Dix pour cent pour Le Pen aux élections, c'est une défaite".
C'est pas moi qui le dit.
C'est NTM.
En 1991 (Blanc et Noir, Album Authentik).
Dix pour cent, c'est toujours une défaite.
Et j'vous fais pas l'topo sur la raison pour laquelle son score est "descendu" de quelques pour cent, ou on va dire que je vois le mal partout.
Malgré tout, je me suis dit qu'il y avait matière à faire péter la teilllebou au cas où.
(Scuze, j'habite dans le 9-5, j'ai grandi à GyCer, je cite du NTM, je peux bien me permettre une petite teillebou en passant)
D'où la décision de passer chez le caviste.
Evidemment, maintenant que les résultats sont connus, les heureux vainqueurs pourraient être tentés de me demander comment est-ce que j'ai pu y croire un seul instant à grands coups de "C'est quand même pas une surprise", "On s'y attendait tout de même un peu" ou carrément " Nan, mais, sérieux, t'as vraiment cru qu'elle pouvait gagner?.
Excusez-moi d'y avoir cru, je ne fais tout simplement pas partie des résignés chez qui l'espoir se tue à coups de sondages.
Et c'est pas prêt d'arriver.
Alors yes.
Champain, Baby!

Sauf que voilà.
Qu'est-ce que tu fais à 20H01 quand tu t'aperçois que c'est le candidat pour lequel aucune des 4 personnes présentes dans la pièce n'a voté qui a gagné, et que dans le même temps un nectar à bulles de première bien frais trône fièrement sur la table basse?
Passés les "tindsamère", "tindmerde" et autres "samerlapute" de circonstance (lesquels sont autant d'expressions typique du far west de la banlieue parisienne pour exprimer le désarroi mâtiné de déception), au bout de quelques minutes de silence pesant, une première décision est prise unilatéralement par l'un des convives qui se saisit de la bouteille en déclarant un truc du style "m'en fous, j'la bois quand même et j'me mets la tête" et entreprend de dépiauter le goulot avant de faire sauter le bouchon.
A quoi les trois autres répliquent sèchement par un "t'es fou, arrête, moi j'en bois pas, tu boiras tout seul, y'a pas moyen".
Et puis bon, tu sais ce que c'est, les gauchistes et l'espoir: quand y'en a plus, y'en a encore.
On écoute le petit mot souriant de Ségolène, on balance quelques insultes à cet arriviste de Strauss-Kahn qui n'a toujours pas compris qu'il n'était pas de gauche, on se délecte de la réplique de Delanoë aux conneries de de celui qu'on venait d'insulter, et pouf, on se remet à se dire que rien n'est perdu, on a encore les législatives pour instaurer une vraie rupture (tu sais une rupture où ce ne sont pas les mecs qui sont aux manettes depuis 5 ans qui gardent les dites manettes).
Et on finit par trinquer.

"Aux victoires futures!"

Et tu peux me croire, c'était du bon.

mercredi 2 mai 2007

Dans tes rêves

Comme cela m'arrive environ toutes les trois semaines, cet après-midi je me suis dit "mon petit gars, ça peut plus durer, aujourd'hui, c'est le jour où tu ouvres ton courrier!". En général ça tombe le même jour que celui du "mon bonhomme, va falloir ranger un chouïa ce bordel, t'auras l'air de quoi si tu ramènes une gisquette à la maison, hein?". Et je ne vous parle pas de la vaisselle.
Bref.
Aujourd'hui, donc, on peut estimer que, mises côte à côte, les enveloppes à moi destinées en attente de traitement permettaient, en gros, de recouvrir l'ensemble du plateau de mon super buffet dans l'entrée que c'est moi qui l'ai fait et que tu pleures tellement il est beau.
Finalement, ça fait peu.
Que veux-tu, à part les relevés que m'envoie gentiment ma banque alors que je consulte mon compte sur internet en moyenne 2 fois par jour, mes différents opérateurs de télécommunications et leurs factures moultement détaillées, et la triade des vépécistes qui me pourrissent ma boîte aux lettres d'offres plus ou moins faramineuses en m'appelant Madame un coup sur deux (tout ça sous prétexte qu'un jour maintenant lointain je leur ai acheté 1 slip ou 1 paire de chaussettes), on ne m'écrit pas tellement.
J'aimerais pouvoir vous dire que je suis l'incarnation en vrai et en vivant de Gaston Lagaffe, mais non. Question de proportions. Pour mémoire, le courrier qu'il était supposé classer était celui destiné à l'ensemble de la rédaction de Dupuis. De mon côté, je n'ai à gérer que celui adressé à l'ensemble de moi-même. Ce qui fait beaucoup moins.
M'enfin, dans la mesure de mes moyens, je paye mon hommage.

Comme vous ne pouvez plus l'ignorer, chers innombrables et estimés lecteurs, je travaille de nuit. Ces horaires de travail un peu particuliers ayant une fâcheuse tendance à bousiller prématurément la santé et à empêcher toute vie sociale équilibrée, je bénéficie en compensation d'émoluments considérables grâce auxquels je peux mener grand train sans crainte excessive du lendemain, au moins d'un point de vue financier. T'as qu'à voir, j'en suis déjà à mon troisième nom de domaine, c'est dire.
Il y a quelques années, constatant une hausse remarquable de mes revenus, brusquement passés du stade "argent de poche de papa-maman" à celui de "ministériels", ma banquière m'a offert une carte de crédit plus en rapport avec mon statut social, tant il est vrai qu'il était devenu nécessaire, pour ne pas dire indispensable, de me distinguer du commun des humbles travailleurs mortels par une petite "touch" à la fois toute en discrétion et marque incontestable d'une appartenance à l'élite.
C'est depuis ce temps que pour payer mon PQ au Shopi, je dégaine ma super carte gold en or qui brille de mille feux.
On a la classe ou on ne l'a pas.
Toujours est-il que depuis que j'ai intégré le club très fermé des porteurs de cette carte de crédit so hype & trendy, je reçois régulièrement des offres exclusivement réservées aux tycoons dans mon genre.
Tiens, rien qu'aujourd'hui, dans mon courrier (et ouais, il servait bien à quelque chose ce premier paragraphe!), se trouvait une enveloppe contenant des offres d'abonnements à certains magazines de presse, à des tarifs défiant toute concurrence.
Ce qui, quand on se donne la peine d'y réfléchir, est tout à fait logique.
J'veux dire, de proposer des réductions aux riches plutôt qu'aux pauvres, c'est logique.
Pourquoi proposer des réductions à un pauvre? Avec sa Visa Electron de pauvre, tu crois qu'il en a quelque chose à foutre de s'abonner à Challenges, Valeurs Actuelles ou Demeures & Châteaux?
Bien sûr que non.
Alors autant proposer ça à ceux que ça intéresse.
De toutes façons, les pauvres ça n'aime pas lire, ça n'aime que la télé.
C'est connu, mieux vaut prêter aux riches, il sauront quoi en faire, eux.

Bon, allez, trêve de conneries, quand je vois la liste des réductions proposées, et y'a un paquet de magazines, y'a pas grand-chose qui m'intéresse.
Et pourtant, en vrai, y'a pas que des trucs de bourges.
Certes, tout le monde ne lit pas Voiles & Voiliers, Le Revenu ou Golf Magazine, mais on trouve aussi des trucs du style Télérama, Science & Vie ou même Auto-Moto et Télé-Loisirs. A croire qu'on la file vraiment à n'importe qui cette carte, de nos jours.
Mais, allez savoir pourquoi, pas de Canard Enchaîné ou de Charlie-Hebdo...
Vous avez dit bizarre?
Du coup ce n'est pas encore cette année que j'investirai dans un abonnement à prix réduit, ce qui fera sûrement le désespoir des éditeurs qui se voyaient déjà ajouter une unité de plus aux chiffres qu'ils doivent présenter à leurs annonceurs potentiels (Ben oui, t'as cru que c'était pour te remercier qu'on te filait les abonnements à moitié prix? C'est pour te fourguer de la pub, hé banane!).
Quand bien même je n'ai pas l'intention de profiter de l'une des offres ébouriffantes qui me sont faites, l'une des (nombreuses) pages de ce courrier a retenu mon attention.
C'est qu'en fait il y a un jeu, en plus.
Sans obligation d'achat, même que!
En gros, on te dit: "Yeah mec, en plus de bénéficier de notre super offre de réductions trop ouaou comment c'est beaucoup, tu peux aussi participer à un tirage au sort et gagner, au choix, soit ce super 4x4 de pouffiasse parisienne, soit 30000 euros cash direct dans tes fouilles!"
Bigre.
Autant le 4x4, y'a trop pas moyen, autant 30000 euros, ça ne se refuse pas.
Pas que j'en aie désespérément besoin, mais si ça me tombait sur le râble je saurais sûrement m'en accommoder...

Le fait est que, comme évoqué il y a de cela quelques semaines, cette année 2007 est supposée être celle où je fais relâche sur l'alcool, les drogues et les filles faciles afin de pouvoir mettre un peu de pépettes de côté. Pourquoi faire, on ne le sait pas très bien, l'objectif, après une année passée à dépenser plus que ce qui rentre chaque mois, est d'inverser la tendance.
Pour le moment le succès de l'opération "bas de laine" reste mitigé.
Si je pense être parvenu à atteindre le niveau ou je ne claque pas plus que ce que je gagne, je n'en suis pas encore à claquer moins.
Et pourtant, Dieu sait si je fais des efforts. Tiens, ça fait au moins un mois que je me suis pas acheté de nouveau jeu pour ma Wii. Et ce soir j'ai réussi à me retenir d'appeler Luigi pour qu'il m'amène une quatre fromages en me contentant d'une salade à la mexicaine maison (pour ceux que ça intéresse: tomates, maïs, haricots rouges, thon, vinaigrette tradi additionnée de piment fort, temps de préparation 48 secondes).
A force d'accumuler les privations par souci d'économie sans résultat probant, j'en suis même venu à me dire l'autre jour que ce serait peut-être pas mal que j'essaie de me trouver un colocataire, histoire de ne pas devenir un gros frustré sa mère.
Sauf que tous mes potes sont en couple, ces cons. Genre installés et tout, hein (attends, on est quand même trentenaires, ça rigole plus, là). Ou sinon ils sont propriétaires, et même de plus en plus souvent les deux à la fois.
Colocation signifierait donc dégotter un(e) inconnu(e) pour vivre sous mon toit.
Ouais, nan.
A la limite, si c'est une nana, et que j'ai le droit, entre autres, de lui tripoter les seins, pourquoi pas.
Et encore.
J'ai d'jà essayé, ça n'a pas tenu.
Donc ouais, 30000 euros, carrément.

J'en étais donc à me dire qu'à défaut de me payer un abonnement pas cher à un magazine qui ne m'intéresse pas, je ne risquerais pas grand-chose à participer à ce jeu.
Quoique...
Attends voir...
Quand on parle de risque ça me met aussitôt tous les sens en alerte.
Voyons ça...
Blablabla, Extrait de Règlement Tirage au sort, blablabli, gratuit et sans obligation d'achat... Ah! Voilà!
"Le gagnant autorise la société organisatrice à utiliser son nom, sa ville de résidence et son image, dans ses messages publicitaires et dans toute manifestation publi-promotionnelle sans que cette utilisation puisse ouvrir d'autres droits que le prix gagné.
En cas de refus, le gagnant renonce expressément au bénéfice du lot qui lui était destiné [...]
"
Ah la vache, c'est moche.
En même temps, rien n'est gratuit.
Si on met de côté les questions de probabilités, je sais pas où j'ai vu qu'on allait me filer comme ça, juste pour être sympa et faire plaisir, un chèque de 30000 euros (ou un 4x4 de pouffiasse parisienne), sans rien me demander en échange.
Hum.
Y'a pas à dire.
C'est vraiment pourri le capitalisme.
Sans moi, sur ce coup-là.

Sur ce, je vous laisse, je dois classer ma collection d'oeufs Fabergé, c'était plus joli quand ils étaient triés du plus cher au moins cher.

mardi 24 avril 2007

Ah ouais tiens, j'avais oublié

Dimanche soir, les meilleures choses ayant une fin, je me trouvais à Gennevilliers dès 18h00 afin d'y assurer le périlleux exercice de ma profession, tout en courage et en abnégation.
Comme on a internet au taf, tu penses bien que dès 18 heures on s'est rué chez les belges et les suisses pour y découvrir les premières estimations des résultats.
Alors, mon avis sur la question c'est que ça sert à rien, j'aurais fait aussi bien en mouillant mon petit doigt et en le levant en l'air.
Bref, à 20 heures on a basculé vers les médias français histoire d'avoir un truc un poil plus crédible, et là, 'gad' donc c'qu'on a pu voir peu après l'heure fatidique.
Marrant, non?
L'espace d'un instant on a basculé dans une dimension parallèle où l'un des candidats n'existait tout simplement pas.
Hélas, à l'improbable nul n'est scotchu, il nous a donc bien vite fallu regagner notre propre espace-temps et faire face à notre dure réalité dimensionnelle.
Quand tu penses qu'il a fallu 86 épisodes aux Sliders pour se dégotter un univers à peu près vivable et que nous on y arrive du premier coup, c'est quand même ballot de ne pas avoir réussi à y rester.
Enfin, rien n'est joué d'avance...

- page 1 de 2