Chimineks

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mot clé - Mon côté geek

Fil des billets - Fil des commentaires

samedi 22 septembre 2007

Je suis comme ça aussi

Entre nous, je ne suis pas un fanatique des mots d'excuses. Mais là, je pense qu'il vaut mieux que je prévienne, histoire d'éviter que ne vienne à certain(e)s l'idée de balancer des commentaires haineux, du style "Et ben alors, t'es mort ou quoi? Hahahahaha, bien fait LOLOLOLOLOL XPTDR", sous prétexte que ma production ici subit un léger ralentissement. C'est vrai, quoi, après tout, ça peut arriver. Et là, vous allez me dire "Non, pas toi, Joe, pense à ta femme, tes gosses, tu peux pas leur faire ça, tu vas pas te laisser sombrer dans un manque d'inspiration tel que tu te sens obligé d'écrire un truc pour expliquer que tu manques d'inspiration...". Et ben si, t'as vu. Sans pitié. Mais bon, vite fait, hein, juste en guise d'introduction, après on va passer à autre chose. Autre chose d'un peu plus dark, t'vois, genre si ça se trouve tu vas regretter que je n'en reste pas à la bonne vieille panne de l'écrivain (yeah, baby, écrivain). Allez, on reprend.

En ce début d'automne, je suis comme saisi par une langueur indicible, empreinte de la nostalgie d'un été qui n'a pas existé et de l'appréhension d'un hiver qui verra une fois encore décembre me faire vieillir un peu plus. Et je n'ai toujours pas trouvé mon grille-pain. Pas étonnant, puisque je ne l'ai pas cherché. Enfin bref, tout ça manque un peu d'allant, de tonus, de gnaque, de fighting spirit, quoi. Après, aucune loi n'oblige à être à balle en permanence, du moins pas encore. L'on peut bien s'accorder le droit à la baisse de régime de temps à autre. Ce qui est sûr, c'est que dans ces circonstances où l'imagination et la fantaisie ont tendance à se mettre en position de veille, la tenue régulière d'un blog se révèle quelque peu problématique. Ce qui ne va pas sans me contrarier. Et ce d'autant plus depuis que je sais quelle foule innombrable se précipite quotidiennement chez moi à la recherche de quelque mise à jour à se mettre sous la dent. Ouais, j'ai sauté le pas, ça y est. J'ai mon script pour savoir qui vient, quand, comment, et bientôt pourquoi, vos papiers plus vite que ça. Ca va, c'est beaucoup moins addictif qu'on aurait pu le craindre.

Afin de mettre en place une mesure d'audience quantitative, qualitative et surtout pertinente, il a fallu que je remette le nez dans le PHP, et là, d'un coup, en le faisant, je me suis souvenu que je trouvais ça plutôt amusant en fait. Alors que depuis des mois je tournais avec une version de Dotclear même pas à jour (hou, le nul), en me disant de temps en temps "Mouaif, Mbof, on s'en fout, c'est pas demain que les chinois du F.B.I. vont venir hacker mon site", j'ai ressenti le besoin irrépressible de passer à la dernière version avec mise à jour de tous les plugins en conséquence. Ca a bugué sur plein de trucs, y'avait des tas de bidules qui marchaient plus, des messages d'erreur à n'en plus finir, bref, le pied total. Total, parce que maintenant ça remarche tout bien comme il faut. La preuve, vous voyez même pas la différence. Alors qu'on est passés à la 1.2.7.1, les mecs, 1.2.7.1! C'est quand même autre chose que cette pouilleuse de 1.2.5 dans laquelle je me vautrais sans honte aucune il y a peu. Toujours est-il que gonflé à bloc par ma mise à jour couronnée de succès, je me suis senti pousser des ailes et me suis pris à rêver de création d'un nouveau thème, d'installation d'un lecteur RSS en ligne et autres joyeusetés à vous préserver de la lumière du jour pour pas mal d'heures... Et j'ai fini par prendre une grave décision. Si vous n'êtes pas assis, ce qui me paraîtrait quand même un peu étrange, trouvez-vous une chaise, un tabouret, un parpaing, n'importe quoi, parce que, là, ça va envoyer du lourd.

J'ai décidé de passer à Dotclear 2.
Et ouais.
Rien que ça.
Ca vous la coupe, hein?
Haha.
Allez, remettez-vous.
Respirez.
C'eeeeeeeeeest bien.
Bon.
Je peux continuer?

Ouaip, Dotclear 2. Et croyez-moi, ça ne va pas être de la tarte. On est loin de la petite mise à jour normale à laquelle je viens de procéder. En gros, pour tenter une analogie un peu parlante, ce que je viens de faire, passer de la 1.2.5 à la 1.2.7.1, ça revient à repeindre les murs un peu défraîchis de son appartement, tout en réparant une petite fuite par-ci, une prise de courant par-là. Par contre, passer de Dotclear 1 à Dotclear 2, ça s'apparente plutôt à déménager d'un appartement à une maison, maison dans laquelle il faut en plus faire tous les travaux de décoration intérieure pour en faire un endroit agréable et à son goût. C'est du boulot, quoi. A tel point qu'avant de pouvoir déménager, il faut se lancer dans les travaux, parce que tel quel, c'est pas habitable. Enfin bon, vous voyez le topo, quoi, faute de réussir à trouver du contenu, je m'essaie à changer le contenant. C'est du propre, tiens. Mais au moins ça m'amuse. Si, si. C'est mon côté obscur. Affronter la difficulté, faire face aux problèmes, les résoudre par tous les moyens, ne jamais m'avouer vaincu, me repaître du spectacle de ma victoire écrasante, c'est grave ma came. Quand je suis derrière mon écran.

J'aurais pu tenir ici un journal pour vous informer de l'avancement des travaux, mais je ne suis pas sûr que ça intéresserait beaucoup de monde, parce qu'il faut bien le dire, ça passe par la narration de choses aussi fascinantes que la mise en place d'un URL Rewriting efficace à coups de RewriteRules qui vont bien dans le fichier .htaccess, le choix cornélien à faire entre le QUERY_STRING et le PATH_INFO pour les requêtes, ou encore la découverte et l'apprentissage de l'utilisation des balises {{tpl:…}} et <tpl:…>/</tpl:…>. Tout un programme. Non, ne fuyez pas, je vous ai dit, je n'en parlerai pas ici.
Si par contre vous brûlez d'en savoir plus, et ben c'est par là que ça se passe. Rien de bien passionnant, c'est juste le journal de bord de l'avancée des travaux. Pour l'instant on n'en est qu'au début, donc c'est vilain comme tout, mais bon, si vous aspirez à briller dans les dîners en ville, je vous conseille d'aller y faire un tour, comme ça à l'avenir vous pourrez vous la péter en balançant à tout va des phrases du style "Nan, mais attends, coco, moi Chimineks 2.0, je suis ça depuis le tout début, t'vois...".

Là-dessus, je vous laisse, la vraie vie ne s'arrête pas pour autant, il me faut malgré tout continuer de gagner nuitamment ma croûte, et en prélude à cela aller prendre une bonne douche afin d'enchaîner une deuxième nuit de taf ruine-week-end dans la joie et la bonne humeur.

samedi 15 septembre 2007

Know your enemy

C'est clair, un titre en anglais, ça en jette en max. Surtout celui-là. Personnellement, il me ramène une décennie en arrière, au temps où je me laissais pousser les cheveux au sortir de l'adolescence, en écoutant sur fond de guitares trafiquées les vociférations haut perchées de Zack De La Rocha. Quel cri. De la révolte à l'état brut qu'on se disait avec les copains. C'était bon, bordel. Parce qu'on y croyait. On se disait qu'on avait encore le temps de tout foutre par terre et de voir un monde meilleur avant de mourir.
Toute une époque...
Le fait est que les temps ont changé. Il n'est pas exclu que j'aie vieilli, je vous l'accorde, mais surtout le monde bouge lui aussi, et pas forcément dans le sens qu'espérait l'aspirant rebelle que j'étais. Vu de derrière mes yeux, je crois qu'on n'y croit plus. C'est regrettable. Mais c'est comme ça.
C'est pour cela que ce titre a surgi pour une raison... disons un peu moins flamboyante que le feu intérieur de la volonté de mettre à mal l'ordre établi. Nan, ça m'est venu quand j'ai vu qu'ils avaient remis des Kinder Bueno au chocolat blanc dans le distri, au bureau.
Je sais, c'est moche.

Mon instinct me joue parfois des tours. Il en va des Kinder Bueno comme de la pizza quatre fromages, des éclairs au chocolat, de la mayonnaise ou des confits de canard: plus c'est mauvais pour la santé, c'est-à-dire gras et/ou sucré au-delà du raisonnable, plus j'aime ça. Qu'on se le dise, en matière de bouffe, et en ce qui me concerne, l'adage anglais qui dit "Keep your friends close, but keep your enemies closer" vaut peau d'balle. Les Kinder Bueno au chocolat blanc, je peux pas, c'est trop bon. En plus y'en a pas tout le temps. Donc quand y'en a... Banzaïïïïïï!!!
Il faut dire que j'ai un rapport à la bouffe un peu perturbé qui me pousse à me comporter à chaque repas comme si ce devait être le dernier. A cela il faut ajouter une capacité d'ingestion particulièrement impressionnante qui fait qu'avant que j'aie les dents du fond qui baignent, tu peux y aller. C'était déjà un peu le cas avant, mais depuis que j'ai arrêté de fumer, force est de constater que ça ne s'est pas arrangé.

Et ouais, bientôt dix mois depuis ma dernière clope, et j'ai toujours pas lâché le morceau. Une superstar du ouèbe m'a dit un jour que même qu'au bout de trois ans il n'en avait pas forcément fini, donc bon, je ne vais pas me mettre la pression. Je continue de gérer ma condition de fumeur contrarié en attendant d'atteindre, un jour peut-être, le nirvana des non-fumeurs. Tant pis si ça engendre quelques désordres au niveau alimentaire et des répercussions inesthétiques au niveau de ma silhouette naguère si harmonieuse. On verra ça plus tard.
C'est con, hein, j'aurais pu oublier ma dépendance au tabac en devenant accro au sport , au bricolage ou à la cuisine à base de tofu et de salade verte, mais non, je reporte non seulement sur le chocolat, mais aussi sur toutes les choses qui ne devraient être que des exceptions aux règles strictes d'un régime équilibré. Ha, cruel destin qui m'a fait m'établir dans un lieu cerné par les kébabiers, boulangers-pâtissiers et autres livreurs de succulentes pizzas sous 15 minutes...
Héhé...
Comment j'aime trop mon quartier en fait!

Tiens au fait, en parlant d'addiction maîtrisée, il y en a une que je réprime depuis le début de la création de ce blog, c'est celle aux statistiques et autres gougueuleries. Dans une vie passée, j'ai eu un premier blog, des gens s'en souviennent encore, et je l'avais agrémenté du sympathique script PhpMyVisites. Franchement, d'une certaine façon on peut dire que j'étais devenu accro: au moins une fois par jour, il fallait que j'aille faire le compte des visiteurs, voir qui me les avait amenés, etc, etc... Enfin à priori si vous avez un blog vous voyez bien de quoi que je cause.
Cette fois-ci, il y a bientôt un an (et ouais, t'as vu), eum'suis dit "Y'a trop pas moyen, j'installe pas de machin à statistiques, hahaha, je suis fort et complètement détaché de ces considérations narcissiques, je suis juste là pour l'amour et la beauté de l'art, donc c'est non!". Et je m'y suis tenu. Mais finalement... C'est vrai quoi, après tout, pourquoi? Consulter ses statistiques ne provoque pas le cancer et ne fait pas grossir. Et puis c'est pas pour faire mon crâneur comme certain(e)s, nan, juste ça me titille de savoir combien vous êtes à faire l'effort de vous fader mes bafouilles. Alors bon. Je réfléchis. Je tergiverse. Je m'interroge. J'le fais ou j'le fais pas?..

Là-dessus, je vous laisse, je dois aller sauver Bowser et Luigi et mettre sa race au compte Niark, c'est hyper urgent.
Et non, l'addiction à la Wii n'existe pas.

mardi 5 juin 2007

Que de bonnes raisons

D'abord, je me suis souvenu que moi, le roller, et ben c'est plutôt mon kiff en vrai. J'ai tellement plus à en dire que je me suis lancé dans la rédaction d'une saga à ce sujet, je me demande si je vais pas la faire en épisodes, parce que là ça prend des proportions inquiétantes. Enfin bon, tu comprendras que si je veux ménager un minimum mes effets, je ne peux pas me montrer trop bavard. Tu verras, t'inquiète.

Ensuite, le Mario Football des Frappeurs Chargés, 'faut bien reconnaître que c'est assez rigolo et que j'y ai consacré quelques soirées et débuts de nuits. D'ailleurs si tu l'as n'hésite pas à faire douler ton code ami histoire qu'on se tatanne un peu la tronche à grands coups de méga-frappes et de carapaces.

Par ailleurs, il se trouve que je me suis un peu replongé dans mes études linuxiennes pour cause de "ça commence à bien faire de zoner sous XP depuis 6 mois sur ce portable de mes fesses où qu'on peut installer aucune distro". Et du coup j'ai trouvé. Comment chuis trop fier de moi, tu flippes (t'as vu, y'en a qui vont me traiter de geek après ça, c'est obligé). Et puis bon, ça fait plaisir de sortir (enfin!) de la catégorie des "oui mais non, mais c'est pasque j'ai pas le choix en fait".

Et puis j'ai redécouvert que j'habitais à 10 mètres d'un vidéo-club, dis-donc. Et que j'étais largement équipé à la maison pour en profiter. Little Miss Sunshine, Les Fils de l'Homme, Thank you for smoking, Prête-moi ta main et d'autres sûrement moins inoubliables... Du retard à rattraper, quoi.

Enfin, je vais pas te mentir, pour un tas de raisons qui paraissent tellement évidentes que ça me paraît beaucoup trop simple pour que ce soient les bonnes, il faut bien admettre qu'en ce moment c'est pas franchement la joie dans les chaumières. Enfin dans ma chaumière surtout. C'est pourquoi j'essaie de m'évader un peu, comme je peux, en évitant de trop rester centré sur moi, pour éviter d'avoir l'impression de tourner en rond.

Je vais bien, ne t'en fais pas.
Ca passe ce soir dans ma chaumière.
Rien que parce que le titre me plaît.

A bientôt les coupains!

vendredi 15 décembre 2006

Ce qu'il y a de neuf

Ah ben elle est pas mal, celle-là... Cet après-midi j'ai sans doute fait le rêve le plus nul de l'année. Pour faire court, en gros, j'ai rêvé que je rédigeais un billet pour mon site, genre un peu comme là, quoi. Sauf qu'à l'inverse de ce qui s'annonce, j'étais comme touché par la grâce littéraire, je n'étais plus qu'inspiration, l'enchaînement des mots sur l'écran touchait tout bonnement à la perfection.
Bien évidemment ça ne pouvait pas durer, à un moment je me suis réveillé, et c'est donc tombé pendant ce rêve.
Première réaction: "Non mais qu'est-ce que c'était que ce rêve tout pourri? Ca va pas mieux, moi..."
Deuxième réaction: "Hé, mais attends, j'étais quand même en train d'écrire un truc trop carrément génial dans ce rêve, y'a peu-être moyen d'en faire quelque chose IRL..."

Et là, c'est le drame.
(Pour ceux que ça saoûle de tout lire, rendez-vous à l'avant-dernier paragraphe, y'a un résumé du billet)

Vous allez trouver ça dommage (non ne vous arrachez pas les vêtements, ne vous recouvrez pas de cendres, sachons raison garder), mais figurez-vous qu'il m'a été absolument impossible de me rappeler quel pouvait bien être la thématique de ce que j'écrivais dans mon rêve. C'est ballot, hein?
Du coup, ben voilà quoi, je me retrouve à vous faire une superbe introduction vous détaillant par le menu mes difficultés à trouver l'inspiration. C'est un grand classique. Trop classique. Banal même. M'enfin, c'est sans doute un passage obligé dans la carrière de tout blogueur (ben oui, c'est bien ce que je suis, hein, finalement).
Alors allons-y gaiement, je m'en vais vous expliquer pourquoi je suis en ce moment même en train de me faire violence pour satisfaire vos voraces appétits de lecteurs (mais oui, je vous aime, tous, et surtout toutes). D'autant qu'il y a "Anaconda, le prédateur" sur W9, alors t'as qu'à voir...

Le fait est que depuis que j'ai trente ans, je me sens comme investi de nouvelles responsabilités. Comprenez-moi, c'est comme si d'un seul coup d'un seul j'avais endossé, sans avoir eu vraiment le choix, le costume de celui qui se doit d'arborer la vénérable sagesse inhérente à son âge. C'est vrai que ça fait beaucoup de grands mots pour simplement dire que je me fais l'obligation d'éviter de dire n'importe quoi, mais justement, ça fait partie du truc. Y'a plus moyen de kikoololer à tort et à travers, il me faut faire preuve d'exemple pour la jeunesse. Ce qui ne veut pas dire qu'il faut s'arrêter de dire des conneries, hein. Je peux toujours tout faire, le tout c'est de bien le faire, comme l'imposent mes 30 ans d'expérience de la vie.
Vous avez l'impression que j'ai décidé de me la jouer vieux briscard? Vous avez tout compris!
En fait je viens de passer d'un extrême à l'autre, comme je le fais pour beaucoup de choses dans la vie, sauf que là c'est pour quelque chose d'assez fondamental.
Tiens, je vais même changer de paragraphe pour vous expliquer ça.

"Quand je serai grand", en voilà une bonne phrase de gosse, hein? Pourtant je n'ai pas eu peur de m'en servir plus de dix ans après ma majorité. Une foule de témoins pourra attester du fait que jusque récemment, pour parler de mes ambitions professionnelles j'usais et abusais de la formulation suivante: "Oh moi, tu sais, je ne sais toujours pas ce que je ferai quand je serai grand".
Parce que le futur c'était loin.
Et puis c'était mieux.
Ou au moins différent.
Normalement il devait y avoir des voitures qui volent.
Et puis plein d'autres trucs qui ne sont pas arrivés, qui ne se sont pas déroulés comme je l'espérais, comme je l'aurais voulu.
Le temps passant, le futur espéré n'arrivant pas, je l'ai simplement remis à plus tard.
A un moment donné j'ai cru que j'y étais.
Bien sûr il y avait deux-trois trucs qui ne collaient pas, mais je m'en suis senti plus proche que jamais.
Et puis il s'est éloigné.
Je me suis trompé: là où j'aurais dû me rendre compte que j'espérais l'impossible, je suis accroché à l'illusion qu'un jour ça viendrait.
Tout seul.
Par miracle.
Sauf qu'un fois rendu à trente, l'évidence finit par s'imposer.
Ca y est.
Je suis grand.
Et les miracles n'existent pas.

Hé mais, attends un peu, coco, c'est qu'on est grave en train de s'éloigner du sujet là quand même! Alors, reprenons, donc ouais, comme j'ai trente ans, je ne peux plus me permettre d'écrire n'importe quoi, n'est-ce pas. Ceci étant dit, c'est pas l'envie qui me manque, il n'est qu'à voir le rêve décrit plus haut (si c'est pas le signe que je DOIS écrire quelque chose, je sais pas ce que c'est). Problème, l'inspiration vient à manquer.
Même si je n'ai pas hésité à vous abreuver de des pittoresques aventures qui jalonnent mon existence, je ne vous cache pas que la narration du week-end que je viens de vivre, tout entier consacré à célébrer mon anniversaire avec les différentes catégories de proches qui m'entourent, risquerait de manquer un peu de piquant.
En même temps, y'a pas grand chose d'autre à se mettre sous la dent...
Oserai-je?..

Là où c'est tout niqué, c'est qu'en vrai je vous ai déjà un peu tout dit la dernière fois... Je vous ai déjà expliqué le principe du superbe enchaînement faire à manger - manger - boire - dormir - faire la vaisselle - faire à manger - manger - boire - dormir - faire la vaisselle - faire à manger - manger - boire - dormir que j'ai effectué en moins de 48 heures.
Il y a cependant une chose dont je ne vous ai pas parlé et qui est tout de même hypra-importante en matière d'anniversaire. Non, parce que la conscience du temps qui passe (mais si, celle décrite un peu plus haut, là) c'est bien joli, mais en vrai le plus important c'est quand même les cadeaux!
Ouééééééé, les cadeauuuuuuux!
Permettez moi de crâner un brin, vu que j'vous f'rai dire j'ai pas eu que d'la merde cette année. Et encore, Noël n'est pas encore passé, hinhinhin, si vous me passez l'expression.
C'est parti pour la ronde des cadeaux!
On va faire ça en vrac, à cause que si je vous dis qui m'a offert quoi, ça ne vous dira rien puisque tous ces gens vous ne les connaissez pas. Le mieux c'est de faire une petite énumération à base de "le cadeau le plus gnagnagna", histoire de rendre ça un peu moins monotone qu'une liste de courses.

- Le cadeau le plus cher (ben quoi, c'est vrai, et puis ça veut pas dire que c'est le plus mieux) est un Archos 404 offert par l'un de mes parents, lequel n'était pas trop au courant que j'avais déjà un super lecteur MP3 de la mort qui tue de 30 Go, mais c'est l'intention qui compte n'est-ce pas. Bon, hé, en vrai, je vais pas faire ma précieuse, c'est un peu une tuerie ce petit joujou-là, ça fait lecteur MP3 of course, mais ça fait aussi lecteur vidéo, et surtout enregistreur! Genre ça peut remplacer un magnétoscope, tu vois le délire? Ouf' nan? On m'a offert la possibilité de le rendre à la Fnouc et de prendre autre chose à la place si ça me plaisait pas, mais franchement, je vais le garder, ne serait-ce que pour frimer devant les potes et collègues mâles de moins de 40 ans (ouais pasque les gonzesses et les vieux, ce genre de gadget ça les impressionne pas du tout, c'est bien dommage, surtout pour ce qui est des nanas, vu que ça me faciliterait pas mal la drague).
- Le cadeau le plus pratique c'est une télécommande universelle programmable. Alors oui, je sais, ça peut paraître un peu nazebroque comme cadeau, genre pas super-fun, mais en vérité, c'est super bien trouvé! Oui, car dans mon salon, entre les différents appareils audio/vidéo qui le peuplent, on arrive tout de même à réunir la bagarelle de six télécommandes, alors hein, c'est quand même hachement plus mieux de n'en garder qu'une, non? Et puis si ça me fait plaisir, hein?
- Le cadeau le plus humouristique, c'est (ce sont?) les trois premiers livres de Kaamelot. La vache, qu'est-ce que ça peut me faire rire...
- Le cadeau le plus musical et aussi le plus qui va m'obliger à sortir de ma grotte, ce sont des places pour un concert de Sanseverino pas bien loin de chez ouam en janvier. Six places. N'allez pas imaginer que je connais une personne généreuse au point de m'offrir six places de concert, non ce sont cinq petits malins qui se sont dit que ce serait cool de m'offrir leurs places, plus une pour moi, histoire de marquer le coup... Hé n'empêche, en vrai, trop cool comme cadeau, vu que Sanseverino c'est grave ma tasse de thé.
- Le cadeau le plus beau c'est un blender Kenwood avec un design staïli années 50, genre base en métal peint rouge (mais ouaiiiiis...) et récipient en verre ultra épais que si j'ai envie de mettre des glaçons dedans il ne bougera pas. Il paraît que je pourrais faire des soupes avec, mais je sais pas pourquoi je sens que ça va plus partir en vrille façon milk-shake ou coktail, stuvoiskeujveudire. Enfin en tout cas il a la classe totale, il faut vraiment que je me dépêche de refaire la peinture de la cuisine pour aller avec.
- Le cadeau le plus tu vas voir comment je vais pouvoir me la péter avec ça, c'est un CD de musique classique, la Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak, dirigée par Karajan. Bon, c'est vrai que j'ai plutôt tendance à la préférer sous la direction de Sir Georg Solti qui est quand même un peu moins une brute que Karajan, mais on va pas pinailler, hein...
- Le cadeau le plus culturel c'est un coffret anthologie de Bob Marley en 5 CD. Je dis culturel, parce qu'autour de moi j'ai pas mal d'énervés du reggae (enfin bon, quand je dis énervés...), ça va me permettre de me mettre un peu à niveau.
- Le cadeau le plus mural c'est une horloge murale. Elle est rouge. A croire que les gens se doutent de quelque chose... Pareil que le blender, elle sera très bien dans la cuisine dès lors que je l'aurai retapée.
- Le cadeau le plus invraisemblable est un jean ramené du Venezuela. La marque c'est Live States. Comme c'est un peu long à dire, on fait plus court en disant Live's. C'est d'ailleurs ce qui est noté sur la petite étiquette rouge au niveau de la poche arrière droite. Pour être tout à fait précis, il s'agit d'un Live's S01. Ouais chtejure. Limite je me demande si je vais pas faire des photos du machin et les publier ici, peut-être que vous pourriez me dire si ça ne vous rappelle rien...

Après, il y a un dernier cadeau, celui que je me suis fait à moi même. Ouais, je sais pas, j'avais l'impression de pas en avoir eu assez. Nan j'déconne.
Non, je me suis fait un petit plaisir. Un petit plaisir de trentenaire.
Eum'suis offert un petit portable. Pas téléphone, ordinateur. Mon tout premier.
J'avoue que c'est assez cool. Même que là maintenant tout de suite je suis en train de taper mon premier billet écrit depuis le canapé. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, euh non rien.
Bon pour l'instant c'est un peu relou puisque je dois retourner sous XP, à cause que y'a pas moyen d'installer Linousque pour une sombre histoire de module ethernet pas à jour, ou pas compatible, je sais pas, mais en tout cas ça freeze la bête au moment de l'install, je vous raconte pas comment ça me saoûle, mais il semble que ça s'arrangera avec le noyau 2.6.19, lequel n'est pas encore celui utilisé dans l'install par défaut de ma distro préférée donc il faut patienter. Que ceux qui ont compris la dernière phrase lèvent la main, ça me permettra de voir avec qui on peut discuter, ici.
Et puis bon, allez, c'est rigolo finalement de devoir se réinstaller un antivirus, un anti-spyware, de faire des mises à jour de sécurité cabalistiques tous les deux jours... enfin Windows, quoi! Ca rappelle des souvenirs...

Bon, hé, n'empêche voilà, ni vu ni connu j't'embrouille, j'aurai réussi à vous dégainer de quoi vous ruiner un peu les yeux en essayant de déchiffrer mes bafouillages dactylographiés.
Bon pour ceux qui eu la flemme de tout se fader (ou juste qui n'ont pas leurs lunettes sur eux) et qui sont directement descendus à cet avant-dernier paragraphe, je vous fais le petit résumé promis.
Pour commencer, l'auteur a expliqué qu'il avait du ma là trouver l'inspiration en ce moment. Après quoi il a dit son envie d'écrire, mais d'écrire un truc un peu chiadé faut pas déconner quand même à trente ans on ne peut plus faire n'importe quoi vu que c'est quand même un âge où il faut avoir conscience de certaines réalités. Ensuite il a énuméré la liste des cadeaux reçus pour son anniversaire histoire de meubler. Ah et pis il s'est acheté un portable aussi. Après y'a ce résumé. Et après le résumé il est probable qu'il souhaitera une bonne nuit à tout le monde.

Bon, allez, bonne nuit tout le monde.

dimanche 29 octobre 2006

Pendant ce temps-là, dans la vraie vie

J'ai décidé d'essayer un nouveau truc: le tuning.
Pas pour ma caisse: tant qu'elle roule à peu près correctement, je suis tout à fait satisfait de ma belle italienne aux reflets d'argent. C'est pas demain que je lui paiera des jantes alliage chromées qui coûtent plus cher qu'elle. Je lui ai payé un beau pot d'échappement et le catalyseur qui va avec l'été dernier, faudrait voir à pas s'emballer. A la limite, le seul truc qui pourrait me tenter, c'est un autoradio avec une entrée jack en façade pour y brancher mon lecteur MP3. C'est vachement bien ces petites choses-là. Enfin, quand je dis "petites"... Oui parce qu'il y a quelques mois, au moment de me choisir un baladeur, j'ai plutôt privilégié la capacité de stockage par rapport à l'encombrement réduit. Notez qu'en termes d'encombrement, 30 Go pour un wacos à peine plus grand qu'un paquet de clopes, ça le fait, mais bon. Enfin, bref, peut-être un jour l'autoradio, mais y'a pas urgence, dans les embouteillages FIP se substitue assez bien au Shuffle sur 3000 morceaux que permet mon nouveau jouet. La bagnole, ça va, merci.

Je n'ai pas non plus décidé de me mettre au tuning PC. Bon, c'est vrai que je viens de lui offrir un nouveau lecteur de cartes flash interne. C'est vrai aussi que cet investissement était motivé uniquement par la volonté d'en avoir un qui s'accorde mieux avec le reste de la façade de ma tour, mais bon, hein, 'faut me comprendre aussi. Mon unité centrale est noire et argentée. Pas parce que je trouve ça classe, c'est juste que j'avais pas envie d'un ordi en plastique gris tout pourri qui jaunit avec le temps. Du coup, ben voilà, je me retrouve avec une tour qui a un peu de staïli, quoi, genre si je veux un lecteur ou un graveur de cédérom, il faut qu'il soit noir sinon, ça fait con. Pour le lecteur de carte-mémoire, il faut savoir qu'au temps où j'ai monté mon PC (tout seul comme un grand avec mes petits doigts musclés) on était à l'aube de la photographie numérique grand public. Ainsi, mon appareil photo numérique, ou APN comme on dit entre initiés, date de cette époque, celle des pionniers, où il fallait lâcher 800 euros pour 5 malheureux méga-pixels, et où pour prendre une photo sur le vif il fallait savoir anticiper d'au moins 2 secondes et demi par rapport à l'instant à immortaliser. En ces temps reculés, pour ne pas dire préhistoriques (à l'échelle du temps informatique, bien sûr), le seul lecteur de carte interne disponible sur le marché était gris, le même gris qui vire au jaune tout beurk. Beurk, certes, mais c'était le seul. Alors bon. J'ai fait avec. Jusqu'à l'autre jour, où il a fallu que je rachète de nouvelles nappes IDE, vu que j'en avais une un peu foireuse et que je voulais pas qu'elle me ruine un de mes disques durs, enfin je vous passe les détails. C'est en parcourant les rayons d'une des échoppes virtuelles auprès desquelles j'ai mes habitudes que je me suis dit "Tiens mais au fait, est-ce que ce ne serait pas l'occasion d'en profiter pour dégager cette vieille pustule qui ruine l'harmonie de la façade de ta tour pour la remplacer par la même chose mais en plus noir, et aussi en plus USB 2.0?". Donc voilà, après quelques jours d'attente du Colissimo et 2-3 bricolages à faire sauter la garantie de n'importe quel fabricant de matériel un peu sérieux, j'ai enfin une tour présentable, au détail près. Maintenant, les néons bleus dans le boîtier, c'est comme sous le bas de ma bagnole, ça risque pas d'arriver un jour, ou alors à l'insu de mon plein gré.

Sur le plan logiciel, je reconnais qu'avec la sortie de la nouvelle Mandriva, j'ai un poil gadgétisé mon interface graphique, mais bon, on n'appelle pas ça du tuning. Ah oui, au fait, Mandriva, c'est Linux. Et Linux c'est parce que Microsoft Windows, bouh, c'est vilain et ça coûte cher. Dans la dernière Mandriva, donc, on trouve un truc complètement inutile qui s'appelle Compiz, qui depuis a forké pour devenir Beryl. En gros, c'est comme une espèce de surcouche qui s'applique sur le serveur graphique et vient rajouter plein d'effets visuels superflus mais vachement rigolos (chacun son humour, mais moi ça me plaît) au gestionnaire de fenêtres. Comme je sens que le résumé que je viens de faire est un peu obscur et pas très parlant, z'avez qu'à aller voir ou , vous verrez ce que ça donne. Coolos, non? Inutile, aussi, ouais, je sais. Enfin pas tout à fait, quand on galère pour l'installer et le faire tourner, c'est pas si inutile que ça, puisque ça permet de mettre un peu les mains dans le cambouis et de comprendre un peu mieux comment fonctionnent tous ces programmes magiques qui font qu'un ordinateur marche. Et puis on est tout fier, aussi. Un peu comme quand on réussit sa première mayonnaise maison. Du moins j'imagine, vu que je sais pas la faire la mayo avec le bol, l'huile et la petite cueillère. J'ai un pote qui sait, lui. Et en plus, il frime. Façon "Quoi? De la mayonnaise toute faite? Nan, mais attends, tu vas voir, je vais te montrer ce que c'est de la vraie mayonnaise, moi". Bon, en fait, il dit pas vraiment ça, mais c'est comme ça que je le prends. M'en fous, en bidouille informatique, je l'enterre quand je veux. Quoique... Je me disais ça aussi pour la natation, jusqu'à ce que je me fasse fumer sur un 12,50 mètres nage libre l'été dernier... Je te dis pas la rage...

Mais je m'égare.

Donc disais-je, je me mets au tuning. Mais le tuning de meubles. D'ailleurs si j'en crois les quelques recherches documentaires effectuées sur internet ces jours derniers, ils semblerait que le tuning de meubles s'appelle plutôt de la customisation. Anglicisme pour anglicisme, je crois que je préfère encore dire tuning c'est vachement plus hype, au sens décalé du terme. J'ai donc décidé de tuner mes meubles. Ce n'est pas qu'un beau matin je me sois réveillé en me disant que mes meubles étaient bien impersonnels et méritaient quelques retouches pour mieux me correspondre, c'est plutôt qu'un beau matin de l'année dernière je me suis réveillé sans plus de meubles du tout chez moi, à cause qu'ils étaient partis avec la demoiselle à qui ils appartenaient à la base. J'ai gardé les murs, c'est déjà ça. Et le lit aussi, c'était quand même le mien, non mais. Tant qu'on a un toit et un lit, on a l'essentiel, à ce qu'il parait. Pas vraiment adepte de ce genre de principes misérabilistes à la con, j'ai préféré me précipiter dans les nombreux magasins de meubles qui abondent dans ces somptueuses zones industrielles banlieusardes que la galaxie entière nous envie. Et c'est là que je me suis aperçu que bordel de nouille, qu'est ce que je peux être difficile comme garçon! Franchement, dans le genre pétasson qui aime rien et/ou qui sait pas ce qu'il veut, c'est difficile de faire plus balèze que moi! Quand on parle de meubles, hein, attention... Il m'a fallu pas moins de deux semaines pour dégotter mon premier meuble, qui s'est trouvé être une table basse pour poser la télé, bonjour la symbolique qui fait peur. Après ça il a fallu rajouter encore 2-3 semaines pour le canapé, la table basse, la table à manger et les chaises qui vont avec. Depuis, peau de zob, pas trouvé un seul meuble qui me plaise. Enfin si, y'en a bien eu quelques uns, mais à 1000 euros le table de chevet, y'a de quoi hésiter... Le résultat c'est que ça fait plus d'un an que je vis sans armoire ou commode pour entreposer mes effets. Je me suis débrouillé avec juste une étagère pas du tout conçue pour ça, un vieux portant tout tordu prêté par une copine, un tancarville format famille nombreuse et un panier à linge sale king size. A part les chemises qui ne s'en sortent pas trop mal avec le portant, mes habits ont dû se contenter de prendre la poussière sur une étagère trop exiguë ou de rester en moyenne 2 à 3 semaines à patienter sur le séchoir... Le pire, c'est que c'est pas comme si chez moi je manquais de place, au contraire, tout seul dans un F3, y'a de quoi faire, mais bon, je sais pas, il m'a peut-être manqué une gonzesse pour me dire "Bon, t'es gentil, maintenant t'arrêtes de faire chier, on va la prendre cette armoire Skvansgaärd, elle est peut-être pas très belle, en attendant, je veux avoir un endroit où ranger mes soutifs, moi!". On a pas le sens pratique, nous, les mecs.

Avec le temps, quand même, à peine un an, ça a fini par devenir intenable. Le problème, c'est que jusques il y a peu, je ne voyais pas de solution. Ou plutôt si, je n'en voyais que deux: soit prendre un crédit sur 20 ans pour m'acheter des meubles, soit me résigner à acheter des meubles pas trop chers chez Ikea ou chez Fly. La mort dans l'âme (ouais, ouais, à ce point-là), je me suis dit qu'il serait sans doute plus raisonnable d'opter pour la deuxième solution. J'en étais là de ma réflexion mobilière, quand une alternative m'est apparu. C'est parti de rien, un détail à la con, comme c'est souvent le cas dans la vie, du moins c'est ce que veut la légende. J'étais en train de shoppinguer virtuellement chez Lee Roy Meurline à la recherche de nouvelles poignées de porte pour mon chez moi, lorsque j'ai découvert qu'on pouvait acheter au détail des poignées de tiroirs ou de portes de placard (ouais, je découvre des trucs hallucinants dans ma vie d'aventurier). Cette micro-découverte s'est produite alors que j'étais en pleine rénovation de ma chambre, et que j'étais donc en pleine phase de confiance maximum par rapport à mes aptitudes manuelles. Je venais de mettre la denière main à la rénovation partielle d'un parquet ancien en lui appliquant une teinte qui fasse à la fois naturel et classe. Et là, le lien s'est fait. Admirez le cheminement:
"Parquet=bois.
Meuble=bois, aussi.
Si on peut teindre un parquet brut, on peut teindre un meuble en bois brut.
Et comme on peut trouver quinze mille sortes de poignées ou de boutons pour des portes ou tiroirs, finalement en partant d'un meuble super-basique on peut faire ce qu'on veut!
En fait, ce qui fait qu'on va payer un meuble hyper cher chez Maisons du Tek ou La Route du Monde, c'est qu'on paye le mec qui s'est fait chier à le teindre, à le vernir et à poser de la quincaillerie à trois francs six sous dessus.
Bon, y'a aussi le fait que le meuble est fais en bois de Malongo ou de Oumpala, mais franchement, qu'est-ce qu'on en a à foutre s'il a fallu décimer la fôrêt équatoriale pour avoir un joli confiturier? Rien du tout!
Si ça se trouve, avec un budget riquiqui, je pourrais me fabriquer des meubles exactement comme je veux!
"
Et voilà...

Quand tu passes commande d'un meuble chez La Redoute ou les 3 Suisses et que tu choisis en finition "brut", et pas "vernis naturel" ou "blanc", tu payes moins cher, ça commence plutôt bien, non? Du coup, j'étais tellement joice que j'ai acheté une armoire et une commode en bois brut. En pin pour être précis., et en kit. Il y a deux semaines, j'ai reçu la commode, ou plutôt un carton contenant les ingrédients pour préparer une belle commode pour une ou deux personnes. Y'avait un problème de stock ou chais pas quoi chez le fournisseur de mes fesses, donc pas d'armoire avant quelques semaines. Sur le coup, je me suis dit "Pas de problème, je suis pas pressé, je vais attendre un peu et je me ferai les deux meubles en même temps, ce sera plus pratique". Comme l'armoire mettait du temps à arriver et que mes slips n'en pouvaient plus de zoner sur un tancarville en plastoc alors qu'une commode leur tendait les bras (façon de parler, pour les slips et pour la commode), j'ai fini par me décider à me mettre au boulot avant-hier. Et avec le recul, je me dis que c'est plutôt une bonne chose que les deux meubles ne se soient pas radinés en même temps. Parce qu'en fait, tuner un meuble en kit, ça prend une place monstre. Le truc c'est que pour faire ça bien, il convient de tout faire avant que d'attaquer le montage. Je m'explique, une commode, c'est un "machin", je veux dire le gros meuble, là, et des tiroirs. Si tu assembles le tout et que tu appliques ta teinte après, il y a plein recoins ou carrément de morceaux qui seront soit inaccessibles, soit super-gàlère à traiter. Il vaut donc mieux teindre les pièces une à une, séparément, avant. C'est ce que j'ai fait, vu que, pour une fois, j'ai réfléchi avant d'agir (pas con le mec, hein?). Du coup, quand tu te retrouves avec 33 éléments en bois de tailles diverses à colorer recto-verso en 4 couches (oui parce que le pin, c'est clair, et comme par hasard, mes meubles je les préfère foncés), t'as intérêt à prévoir l'espace. Et le temps aussi, un peu. Enfin bref, au bout de 15 heures de boulot, après application des 4 couches, assemblage, montage des poignées qui vont bien et passage à la cire, honnêtement, content. Bon bien sûr, ça reste une commode en kit à 150 euros (prix de base, compter 20 euros pour la teinte à bois et 15 euros pour les poignées à l'ancienne), on sent bien qu'elle tiendra pas plus de deux déménagements, les tiroirs ne claquent pas comment comme ceux d'une commode en bois bien lourd, mais il vaut mieux ça que rien du tout. En tout cas, c'est ce qu'en disent mes slips. La prochaine étape c'est l'armoire, ça me prendra sans doute un peu plus de temps, mais autant pour la commode je me demandais ce que ça donnerai au final, autant là je ne me fais plus de souci. J'en suis déjà à réfléchir sur les tables de chevet pour finir la chambre et à prospecter pour le buffet dans l'entrée. Si ça se trouve je vais finir par réussir à faire de mon appart' un endroit vraiment cool, et ça m'aura même pas coûté cher.
Sur ce, j'ai un buffet à trouver, pas que ça à foutre.