Il y a un an jour pour jour, j'ai fumé ma dernière cigarette.
Yeah.
Hum.
Ouais.
C'est tout en fait.
Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche
vendredi 30 novembre 2007
Par thomas le vendredi 30 novembre 2007, 23:40
Il y a un an jour pour jour, j'ai fumé ma dernière cigarette.
Yeah.
Hum.
Ouais.
C'est tout en fait.
samedi 15 septembre 2007
Par thomas le samedi 15 septembre 2007, 15:13
C'est clair, un titre en anglais, ça en jette en max. Surtout celui-là. Personnellement, il me ramène une décennie en arrière, au temps où je me laissais pousser les cheveux au sortir de l'adolescence, en écoutant sur fond de guitares trafiquées les vociférations haut perchées de Zack De La Rocha. Quel cri. De la révolte à l'état brut qu'on se disait avec les copains. C'était bon, bordel. Parce qu'on y croyait. On se disait qu'on avait encore le temps de tout foutre par terre et de voir un monde meilleur avant de mourir.
Toute une époque...
Le fait est que les temps ont changé. Il n'est pas exclu que j'aie vieilli, je vous l'accorde, mais surtout le monde bouge lui aussi, et pas forcément dans le sens qu'espérait l'aspirant rebelle que j'étais. Vu de derrière mes yeux, je crois qu'on n'y croit plus. C'est regrettable. Mais c'est comme ça.
C'est pour cela que ce titre a surgi pour une raison... disons un peu moins flamboyante que le feu intérieur de la volonté de mettre à mal l'ordre établi. Nan, ça m'est venu quand j'ai vu qu'ils avaient remis des Kinder Bueno au chocolat blanc dans le distri, au bureau.
Je sais, c'est moche.
Mon instinct me joue parfois des tours. Il en va des Kinder Bueno comme de la pizza quatre fromages, des éclairs au chocolat, de la mayonnaise ou des confits de canard: plus c'est mauvais pour la santé, c'est-à-dire gras et/ou sucré au-delà du raisonnable, plus j'aime ça. Qu'on se le dise, en matière de bouffe, et en ce qui me concerne, l'adage anglais qui dit "Keep your friends close, but keep your enemies closer" vaut peau d'balle. Les Kinder Bueno au chocolat blanc, je peux pas, c'est trop bon. En plus y'en a pas tout le temps. Donc quand y'en a... Banzaïïïïïï!!!
Il faut dire que j'ai un rapport à la bouffe un peu perturbé qui me pousse à me comporter à chaque repas comme si ce devait être le dernier. A cela il faut ajouter une capacité d'ingestion particulièrement impressionnante qui fait qu'avant que j'aie les dents du fond qui baignent, tu peux y aller. C'était déjà un peu le cas avant, mais depuis que j'ai arrêté de fumer, force est de constater que ça ne s'est pas arrangé.
Et ouais, bientôt dix mois depuis ma dernière clope, et j'ai toujours pas lâché le morceau. Une superstar du ouèbe m'a dit un jour que même qu'au bout de trois ans il n'en avait pas forcément fini, donc bon, je ne vais pas me mettre la pression. Je continue de gérer ma condition de fumeur contrarié en attendant d'atteindre, un jour peut-être, le nirvana des non-fumeurs. Tant pis si ça engendre quelques désordres au niveau alimentaire et des répercussions inesthétiques au niveau de ma silhouette naguère si harmonieuse. On verra ça plus tard.
C'est con, hein, j'aurais pu oublier ma dépendance au tabac en devenant accro au sport , au bricolage ou à la cuisine à base de tofu et de salade verte, mais non, je reporte non seulement sur le chocolat, mais aussi sur toutes les choses qui ne devraient être que des exceptions aux règles strictes d'un régime équilibré. Ha, cruel destin qui m'a fait m'établir dans un lieu cerné par les kébabiers, boulangers-pâtissiers et autres livreurs de succulentes pizzas sous 15 minutes...
Héhé...
Comment j'aime trop mon quartier en fait!
Tiens au fait, en parlant d'addiction maîtrisée, il y en a une que je réprime depuis le début de la création de ce blog, c'est celle aux statistiques et autres gougueuleries. Dans une vie passée, j'ai eu un premier blog, des gens s'en souviennent encore, et je l'avais agrémenté du sympathique script PhpMyVisites. Franchement, d'une certaine façon on peut dire que j'étais devenu accro: au moins une fois par jour, il fallait que j'aille faire le compte des visiteurs, voir qui me les avait amenés, etc, etc... Enfin à priori si vous avez un blog vous voyez bien de quoi que je cause.
Cette fois-ci, il y a bientôt un an (et ouais, t'as vu), eum'suis dit "Y'a trop pas moyen, j'installe pas de machin à statistiques, hahaha, je suis fort et complètement détaché de ces considérations narcissiques, je suis juste là pour l'amour et la beauté de l'art, donc c'est non!". Et je m'y suis tenu. Mais finalement... C'est vrai quoi, après tout, pourquoi? Consulter ses statistiques ne provoque pas le cancer et ne fait pas grossir. Et puis c'est pas pour faire mon crâneur comme certain(e)s, nan, juste ça me titille de savoir combien vous êtes à faire l'effort de vous fader mes bafouilles. Alors bon. Je réfléchis. Je tergiverse. Je m'interroge. J'le fais ou j'le fais pas?..
Là-dessus, je vous laisse, je dois aller sauver Bowser et Luigi et mettre sa race au compte Niark, c'est hyper urgent.
Et non, l'addiction à la Wii n'existe pas.
jeudi 3 mai 2007
Par thomas le jeudi 3 mai 2007, 22:11
Grumbulmum...
Aïe.
Y'a comme un creux, là.
J'vais pas la jouer suspense à deux balles, en vrai, j'ai une méchante envie de fumer, là.
Grave.
Ca m'a pris ce matin en sortant du taf, et ça m'a pas lâché.
Comme quoi, hein.
J'ai fumé ma dernière clope il y a 154 jours et j'ai toujours envie de la prochaine.
Saloperie.
754,60 euros TTC.
Les économies.
8 kilos.
La graisse accumulée.
Et la frustration.
Cette putain de frustration.
Tenir, bordel.
Tenir.
jeudi 5 avril 2007
Par thomas le jeudi 5 avril 2007, 21:44
Ce soir j'ai réussi ma vinaigrette.
Après une phrase d'introduction pareille, je vous sens déjà à balle, je m'en vais donc vous raconter pourquoi c'était hyper important que je me rate pas sur ce coup-là.
Comme tu le sais, cher ami imaginaire à qui j'ai envie de m'adresser en ce soir de semaine où les gens honnêtes restent sagement chez eux à regarder Arte en attendant la méthode Cauet, je vis seul, et c'est pas de la tarte.
J'veux dire, quand tu as connu la vie à deux, beaucoup de choses qui te paraissaient simples se transforment en défis quotidiens dont tu te lasses finalement assez vite au point de n'avoir plus franchement envie de les relever aussi souvent que par le passé.
Le panier à linge sale atteint des proportions himalayennes, la vaisselle ne se trouve plus propre et bien rangée dans les placards mais plutôt crade et en vrac dans l'évier, les moutons de poussière s'égayent le long des murs, la lunette des toilettes reste relevée 90% du temps, enfin bref, tu vois l'genre, quoi, c'est l'anarchie.
Là où ça devient aussi grave le bordel, c'est au niveau de la bouffe.
Bon, je vais pas te mentir, ça sert à rien, en vrai, je sais faire à manger.
Genre si j't'invite à manger chez moi t'auras envie de revenir.
Simplement voilà, autant ça m'est tout à fait naturel de me décarcasser pour toi, parce que ça me fait plaisir, autant le faire pour moi, tous les jours, et deux fois en plus, non, vraiment, spa évident.
La flemme au bout d'un moment, quoi.
J'ai le temps, c'est sûr.
Mais pas l'envie.
C'est ce qui fait la fortune des kébabiers et autres bigmaquiers qui quadrillent nos urbaines contrées.
En me réveillant ce matin tout à l'heure vers 19 heures, j'avais comme un creux, là, tu vois?
Mais aussi comme la flemme, là-haut.
Conséquence, j'ai passé de longues minutes à m'interroger quant à la solution la plus mieux entre:
1. Traverser le pont à pied pour aller chez mon kébabier préféré qui fait le salade-tomate-oignons classique à 3 euros 90,
2. Filer vers le bigmaquier local au volant de ma belle italienne aux reflets d'argent, où c'est plus cher, certes, mais où y'a des glaces au dessert, au moins.
Tu vois l'dilemme...
Et puis je sais pas, en enfilant mes chaussettes, d'un coup je me suis dit qu'aucune de ces deux options n'était vraiment valable pour venir à bout des quelques kilos superflus que j'ai engrangés depuis mon adieu à la nicotine.
C'est comme ça que je me suis retrouvé à préparer une vinaigrette pour accompagner ma laitue, mes tomates et ma feta, en maugréant des trucs du genre "'tain de bordel de merde, oké, j'veux pas mourir, m'enfin quand même déjà arrêter de fumer c'est tout pourri, mais si en plus il faut arrêter de bouffer les trucs bons aussi, on se demande vraiment à quoi ça sert de vivre..."
Et là, messieurs-dames, permettez-moi de mettre le magnéto sur pause et de rembobiner un poil pour revenir sur un détail crucial.
"les trucs bons"
Kébab.
Hamburger.
Est-ce la fatigue? Une manifestation du manque de cigarette? Les prémices d'une future psychose maniaco-dépressive? La perte des repères dûe à une consommation excessive de jeux vidéo? Tout ça à la fois?
On ne sait pas très bien.
Tout ce qu'on peut dire c'est qu'à cet instant notre sujet est on ne peut plus borderline et que le plus petit détail peut le faire basculer d'un côté ou de l'autre de la force...
Et qui c'est le détail qui tue messieurs-mesdames je vous le donne en mille, hum?
C'est la vi-vi, c'est la nai-nai, c'est la gré-grette, c'est la..?
Et oui messieurs-mesdames, c'est la vinaigrette!!!
Franchement, si je n'étais pas aussi cartésien, je dirais bien que oh et puis merde, tiens, on s'en fout, j'te l'dis comme je l'pense, je trouve ça magique.
Je me suis pointé dans le salon, le saladier à la main, une tronche de quinze mètres de long à trouver que ma vie n'était que privations et frustrations dans tous les domaines, déjà à me demander si ça ne vaudrait pas le coup d'appeler mon copain Luigi pour qu'il m'amène vite fait une quatre fromages pour 6 histoire de noyer mon chagrin dans la pizza, et puis pouf, le miracle.
Inespéré.
Improbable.
Incroyable.
Comme si la certitude d'un avenir où je devrais me contenter de brouter une prairie parsemée de morceaux de lait caillé trop salé avec un peu d'huile et de vinaigre pour que ça glisse mieux dans l'oesophage avait été pulvérisée par une réalité qui m'a vu déguster la meilleure chose que j'aie jamais mangée de ma vie.
Et je te jure que j'exagère pas, c'était bon à en pleurer.
Autant te dire que j'ai du mal à imaginer que j'aie pu avoir envie de manger autre chose ce soir.
Ce qui me permet d'affirmer sans crainte de me tromper que ce soir j'ai réussi ma vinaigrette.
Et c'est tant mieux.
Sur ce je vous laisse, il faut que j'aille poser ma trace dans la puff du Pic 3.
samedi 16 décembre 2006
Par thomas le samedi 16 décembre 2006, 11:58
A l'inverse de ce qu'exigerait une alimentation saine et équilibrée, j'ai pris pour habitude de faire un détour par chez le boulanger avant de rentrer chez moi goûter un repos bien mérité après une héroïque nuit de travail. J'envisage d'essayer de me défaire de cette déplorable habitude un jour, mais pas tout de suite, pour l'instant j'arrête de fumer, on ne peut pas tout faire en même temps ("Mais si, mais si!", crie ma balance qui s'inquiète de l'accroissement récent de mon taux de matière grasse, lequel coïncide étrangement avec le début de l'absence de cigarette dans mon régime respiratoire). En plus, croyez-vous que ça soit facile avec une boulangerie aussi proche de chez moi? Pour faire simple, disons qu'entre la porte de mon appartement et celle de la boulangerie, il y a plus de distance sur le plan vertical que sur celui horizontal. Et je n'habite qu'au deuxième étage. Alors non, pour l'instant, y'a pas moyen.
Tout à l'heure, donc, dans le plus pur respect de mes propres traditions, je me suis offert un poulet-crudités en guise de plat de résistance pour mon petit-déjeuner, et deux-trois trucs pour le dessert. Je passe les détails, j'ai pas envie de lire des commentaires du genre "Ah ben oui, tu m'étonnes que tu prends du poids, t'as vu ce que tu bouffes aussi?". Bref, toujours est-il qu'au beau milieu du parcours ridiculement court me ramenant vers la porte de mon immeuble, je me suis demandé pourquoi je ne pouvais pas m'empêcher de m'empiffrer de tous ces aliments définitivement trop riches....
Trop riches... D'accord... Mais en même temps... Trop bons!
Et c'est là que se situe le problème: en gros on peut partir du principe que si on parle nourriture, dès que c'est bon, c'est mauvais. Dès que c'est gras, dès que c'est sucré, c'est meilleur au goût, c'est comme ça. Mais c'est aussi ce qu'il ya de pire pour garder une silhouette correspondant à la norme esthétique en vigueur. Il est même prouvé que c'est mauvais pour la santé. Ca peut paraître paradoxal: on raffole tous (ou presque) de ce qu'il ya de pire pour notre survie. Du moins, pire à partir du moment où on en abuse. En sachant qu'il suffit de pas grand-chose pour sombrer dans l'excès.
Alors pourquoi?
Bon, bien sûr, on a besoin d'un peu de gras, on a besoin d'un peu de sucre, ça fait partie des apports nécessaires à un bon développement et à une maintenance de la mécanique efficace. Mais on peut se demander pourquoi c'est encore le cas. Depuis que l'être humain existe, et ça commence à faire un bon paquet de millénaires, il a eu le temps d'évoluer, de tendre vers une forme de perfection, alors pourquoi est-il encore pourvu de cet appétit immodéré pour ce qui, consommé à l'excès, peut lui porter préjudice?
Si on s'amuse à remonter dans le temps, il faut admettre que ça ne fait pas bien longtemps que tout un chacun peut se goinfrer de calories au-delà de ce que son corps ne réclame. D'ailleurs, ça n'est vrai que pour une petite partie de la population mondiale, en réalité nous sommes une minorité à jouir du privilège de vivre dans une société où l'excès est possible pour le plus grand nombre. En tout cas, "avant", il y a longtemps, se mettre en danger à cause d'une alimentation trop riche relevait pour le commun des mortels du pur fantasme. Au temps ou personne n'aurait pu soupçonner qu'une chose aussi banale pour nous qu'un éclair au chocolat soit possible, le gras et le sucré étaient des denrées plutôt rares. Et pourtant il faut croire que déjà à l'époque elles étaient indispensables pour assurer la survie à l'échelle de l'individu, et donc la préservation à l'échelle de l'espèce.
Là où ça me titille un peu le cortex, c'est que si on réfléchit un peu, on peut facilement se dire qu'en ces temps reculés le métabolisme le mieux adapté était celui réclamant le moins de ces choses si difficiles à trouver qu'étaient le sucre et le gras. De ce fait on peut également en déduire que les individus dotés de pareil métabolisme auraient dû être ceux qui survivaient le mieux, et que petit à petit le processus d'évolution aurait dû permettre d'aboutir à des individus pouvant se dispenser totalement d'absorber gras et sucre pour assurer leur survie. Mais ça ne s'est pas passé comme ça.
La lente marche de l'évolution à travers les siècles a finalement abouti à un être humain ayant toujours besoin de sucre et de gras pour survivre, et aimant ça plus que de raison, au point de pouvoir se mettre en péril à trop en ingurgiter...
Peut-être que la nature n'aime pas quand c'est trop simple. Ou bien qu'un minimum de difficulté est nécessaire pour une perpétuation préservant l'équilibre général. Si à l'aube de l'humanité une petite contrainte comme celle susdécrite n'avait pas été ajoutée au cahier des charges, nous ne serions peut-être plus là pour nous interroger à son sujet. Si ce "un peu mais pas trop" n'avait pas été là, notre espèce aurait sans doute eu la vie, ou plutôt la survie, plus facile au début. Tellement facile que nous aurions rapidement proliféré. Au point d'être trop nombreux et de mettre en danger les espèces nous côtoyant, et au final notre propre espèce pour cause de ressources insuffisantes... D'où l'importance de préserver cette caractéristique exigeant de trouver ce qui est difficile à trouver pour être sûr de survivre. Ca nous a évité de trop nous multiplier et par ailleurs ça a permis aux plus démerdards de survivre. Finalement si on y réfléchit bien, sans cette dépendance au sucre et au gras jamais personne n'aurait ressenti le besoin d'inventer la roue, de peindre la Joconde, d'énoncer la théorie de la relativité générale ou de produire la Star'Ac'... Comment ça, tiré par les cheveux?
Tout ça est certes fascinant, n'empêche que, la vache, qu'est-ce que j'ai la dalle en ce moment, c'est flippant tellement c'est tout le temps. Il paraît que c'est normal quand on arrête de fumer. Parce que oui, je tiens toujours. Et donc, je l'ai fait, j'ai passé la barre des 30 ans dans le camps des non-fumeurs. Très franchement pour l'instant je n'arrive pas à trouver beaucoup d'avantages au fait d'avoir arrêté. A la base, je l'avais fait pour guérir plus vite d'un méchant rhume, et ben résultat, je suis pas sûr que ça ait vraiment changé grand-chose. J'ai encore un peu la goutte au nez et je toussotte encore un peu trop à mon goût. J'étais supposé avoir meilleure mine et être plus en forme, je me trouve une sale gueule et je me sens fatigué comme rarement. Et le pire, c'est que comme évoqué un peu plus haut, j'ai l'impression d'enfler à vue d'oeil. En tout cas les chiffres de l'inflation sont bien visibles sur ma balance, on est en est à facile trois kilos en plus depuis la dernière clope... Et puis les bonbons à la nicotine c'est même pas bon, même si c'est vrai que ça rend un peu moins exécrable qu'au naturel. Bref, arrêter de fumer, c'est tout nul, moi je vous le dis.
Bon, bien sûr, au niveau financier, à cinq euros le paquet, en sachant que moi c'était un par jour en moyenne, ça peut paraître intéressant. En quinze jours, ça nous fait la bagatelle de soixante-quinze euros économisés. Et ouais, mec, cinq cents balles (et je cause en francs si je veux, les jeunes!). Ca serait vraiment formidable si je m'en rendais un peu mieux compte. Pour l'instant ça reste très abstrait. J'envisage d'investir dans une jarre en verre dans laquelle je mettrais en argent liquide l'argent non dépensé en clopes, histoire que visuellement je prenne la mesure de la justesse de ma décision. Et puis ça me permettrait de m'offrir un truc un peu coolos de temps à autre en me disant que je le dois uniquement au fait d'avoir arrêté. Pas la peine de me suggérer de mettre de côté l'argent non dépensé, je suis résolument incapable de jouer les fourmis. Je suis plus du genre à dépenser au fur et à mesure que je gagne, et même carrément à dépenser plus que ce que je ne gagne. M'en fous, si je meurs ça me servira à quoi d'avoir du fric de côté? Alors autant le dépenser tout de suite (je précise que mon côté punk ne va pas plus loin que ça). Promis, le jour où j'ai des gosses, je change d'avis, mais c'est pas demain la veille. Déjà, trouver la mère.
Pour en revenir à la clope, même si c'est vrai que pour l'instant je ne vois pas trop l'intérêt d'avoir arrêté, je dois dire que c'est moins difficile que ce que j'imaginais. Ca me manque, mais plus pour le côté habitude du geste ou plaisir de la saveur (et ouais, ça a beau puer, moi je trouvais ça bon, particulièrement après un bon repas)... Je ne souffre pas trop du manque lié à la dépendance physique. On va dire qu'en moyenne je me tape une crise de mauvaise humeur par jour, pas plus. Bon, par contre, une fois que j'y suis, 'faut pas trop me chercher, c'est clair. Au bout de trois jours sans cigarette, un de mes collègues s'est mangé dans la tronche un vieux "Tu sais quoi? Va niquer ta mère!" (je sais me la jouer ouaich-ouaich de temps en temps, je viens quand même du 9-5, tu vois) qu'il avait certes un peu cherché, mais pas non plus au point de le mériter. C'est à la suite de cet incident que je me suis dit que ce serait peut-être pas mal d'investir dans des bonbons à la nicotine, au moins au début. Alors voilà, maintenant dans ma poche j'ai toujours mes substituts nicotinés. Je n'en prends pas beaucoup, j'ai dû en prendre moins d'un par jour (alors que la notice dit que huit à douze par jour c'est bien au début), déjà parce que ça coûte horriblement cher, mais aussi parce que, je sais pas, ça me fait un peu l'impression d'être dans la même situation que l'héroïnomane qui prend sa métadone, et ça me plaît pas trop... En tout cas, sur le coup, ça marche. Et ça me permet de me la jouer grave à base de "Nan, mais tout ça c'est une histoire de volonté mon p'tit père"... On verra bien si je suis si balèze que ça.
Il paraît qu'il faudrait que je me remette au sport. Notamment parce que ça pourrait me permettre de ralentir ma prise de poids récente, puisque je ne semble pas être capable de me restreindre au niveau bouffe. C'est con, j'aime pas le sport. Pourtant je ne vais sûrement pas avoir le choix si je veux garder la ligne. J'ai déjà eu suffisamment de mal à la trouver. Oui parce qu'il y a de cela deux ans, le pesais 97 kilos. Ce qui est beaucoup pour 1m82. Surtout que bon, c'était pas vraiment du muscle tout ça. Le jour où j'ai réalisé que j'étais à trois kilos d'en peser cent (je peux vous dire que c'est pas très agréable comme sensation) je me suis dit "Ca peut pas durer". A l'époque je vivais encore avec la donzelle à qui j'ai piqué cet appartement qui est désormais le mien (hinhin) et elle avait le même problème que moi. Il se trouve que nous partagions le même enthousiasme pour le gras et le sucré, la force de notre amour a donc progressé sur une courbe parallèle à celles de nos masses corporelles respectives. Enfin bon, on a décidé de perdre du poids et ça a été le début de la fin. Du surpoids. Et de notre histoire. Comme quoi, tu vois, si tu te sens obligé de refaire des efforts, c'est que ça sent le sapin. Pour en revenir à la question de mon poids, et puisque je ne peux rien te cacher lectorat mon amour, depuis quelques mois j'avais réussi à stabiliser mon poids aux environs de 83-84 kilos, ce qui est pas mal, mais pas encore top. Et puis là, je suis reparti sur une pente ascendante. Il va falloir que je prenne garde à inverser la tendance, et vite fait. Le meilleur régime que j'aie essayé pour perdre du poids sans faire de sport pourvait se résumer ainsi: clopes-légumes. Le problème c'est qu'aujourd'hui l'un des deux ingrédients de base ne m'est plus permis. Et je vais te dire franchement, un régime légumes-légumes, ça me botte pas des masses. S'il faut se priver de tout ce qui fait plaisir, c'est plus une vie. Donc si je veux continuer à bouffer en prenant un minimum de plaisir, mais ne pas prendre de poids, la seule solution, ça va être de me dépenser. Beurk... Mais bon...
Je serais bien allé courir un peu ce matin, mais en même temps je suis sûr que si je sors il va se mettre à me pleuvoir dessus et je risque d'attraper la mort. On verra demain. Peut-être.
Sur ce, je vous laisse, j'ai un dessert à finir.
« billets précédents - page 1 de 2