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Mot clé - Mais Wii...

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dimanche 18 novembre 2007

La gravité du réel

Haha. J'adore ce titre. Il claque trop, un truc de malade.

Ahum.

Avec beaucoup de courage et d'abnégation, et peut-être un peu aussi parce que j'ai les yeux défoncés et la tête qui tourne d'y avoir passé trop d'heures, je me suis décidé à lâcher les manettes pour le clavier. Ce qui n'est franchement pas un truc facile. Parce que ce que vous ne savez pas encore, pauvre de vous, ceux qui savent me comprendront, c'est que Super Mario Galaxy est sans aucune contestation possible le meilleur jeu vidéo de tout l'Univers. J'en viens à désespérer de l'absence de preuves de l'existence d'univers parallèles, ça permettrait de se faire une meilleure idée de l'ampleur de la chose. Enfin bon, c'est plutôt chouette comme jeu. Et légèrement addictif, j'en veux pour preuve le fait qu'en général il faut se dire 20 fois "Allez, juste une dernière étoile et j'arrête" avant de se décider à appuyer sur le bouton off de la télécommande. J'ai les yeux qui piquent, vous n'avez pas idée.

C'est vrai que j'y ai quand même passé un temps considérable. Rendez-vous compte, je l'ai depuis vendredi après-midi, j'en suis déjà à 81 étoiles. Ah ben non, c'est vrai, vous ne pouvez pas vous rendre compte. Alors disons qu'en nombre d'heures, c'est un peu comme si j'avais décidé de me refaire la trilogie filmée du Seigneur des Anneaux. Deux soirs de suite. La version longue, bien sûr. Flippant, hein? Si je vous dis qu'il est cro cro bien, ce jeu, c'est qu'il l'est! D'où la peine que j'ai pu avoir à m'en arracher aux petites heures du matin automnal. Surtout pour retrouver la réalité et les lourds principes gravitationnels qui régissent ma relation avec notre globe terrestre. Ce n'est pas que je tombe, c'est que je suis cloué au sol. Beurk. Autant aller se coucher...

Si je n'étais pas dans une phase où j'ai justement décidé de n'en avoir rien à foutre de rien pour ce qui concerne la mise en conformité de mon existence avec les normes sociales habituellement en vigueur dans notre pays, je serais enclin à me poser des questions sur moi-même. Si on fait une petite liste non exhaustive, c'est à se demander s'il n'y aurait pas matière à trouver ça un peu révélateur. Parce qu'il n'y a pas que Mario Galaxy et son univers chatoyant et virevoltant où même si tu meurs c'est pas grave vu qu'il te reste encore 17 vies. Depuis quelques semaines il y a aussi les Annales du Disque-Monde dans lesquelles je me jette à corps perdu dès que j''en ai marre d'avoir les yeux collés sur un écran. L'écran sur lequel se succèdent des films hollywoodiens à mort, dans lesquels pleins de trucs improbables se passent et ou le gentil gagne toujours à la fin. L'écran du PC sur lequel je suis en ce moment même en train de taper cette note... Moi j'dis, ça fait du cumul quand même. Allez, je ne suis pas chien, je veux bien admettre que tout ceci puisse avoir un lien avec mon rapport au monde en ce moment. Et puisque vous m'êtes sympathiques, je veux bien aller jusqu'à consentir qu'il s'agit plus précisément d'un rapport avec mon monde à moi. Mais on va s'arrêter là, n'est-ce pas, car vous n'avez pas la forme d'un divan.

Tout ceci n'est pas pour améliorer le temps que je consacre à l'entretien de mon appartement. Pas plus tard que chaque fois que je sors de chez moi, car oui, tout de même, cela arrive, je me fais la réflexion suivante: mince, si l'envie me prenait d'inviter quelqu'un à l'improviste chez moi, je ne pourrais décemment pas le/la recevoir dans un bordel pareil. Quand je pars au boulot, j'ai même une version un poil plus glauque: mince, si j'avais un accident de voiture et qu'il faille que quelqu'un vienne chez moi me chercher des affaires pour le temps de mon hospitalisation, comment ce serait trop la honte. Donc oui, évidemment, vivre tout seul, halala, ma bonne dame, c'est tout de même une expérience incomparable, certes. Dégagé de la somme de contraintes que peut représenter l'Autre on touche du doigt ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue: la Liberté. Sauf que bon, le ménage, il ne se fait pas tout seul. Alors Liberté, oui, bon, n'empêche que de temps en temps c'est pas si mal de pouvoir compter sur l'Autre pour passer l'aspiro ou descendre les poubelles.

Il paraît que la meilleure solution pour maintenir son logement propre et bien rangé, c'est d'en faire un petit peu tous les jours. En tout cas, c'est ce que disent la plupart des gens que je connais dont l'appartement n'est pas le contraire d'une invitation. Rien à voir avec ma stratégie du "Un gros coup de rangeoss toutes les x semaines, du moins, si l'occasion se présente". Oui, je préfère écrire "x semaines", juste histoire de préserver ma part de mystère, cette petite touch perso qui les rend toutes folles. Non, ce n'est pas du tout pour éviter les remarques désobligeantes. Bref, il semblerait bien que ma façon de faire ne soit pas la bonne. La faute à un seuil de tolérance perché dans les limbes. Et aux circonstances. Maudits soient les dieux qui dans leur incroyable négligence ont oublié de faire de moi un allergique à la poussière. Parce que ça, ouais, dans le genre motivant pour faire le ménage, ça doit bien le faire. Que moi non. Je résiste aux milieux les plus allergènes et les plus pathogènes. J'aurais dû bosser au N.I.H., tiens.
(Haha, j'ai réussi à placer une référence à une série ricaine, ça y est, je suis trop dans la hype!)

Non, vraiment, la seule chose qui par le passé a pu me motiver pour jouer à l'aspirant mage du logis (ouais nan, fée ça fait trop gonzesse t'as vu), c'est de partager mon logement avec quelqu'un. Et pas forcément parce que je m'y sentais obligé pour cause de pratique du sexe avec l'autre partie, non, non, même en colocation fille-garçon dépourvue de toute ambiguïté (Rhââ, mais si-heu!), j'essayais de faire en sorte que ça ne vire pas trop crado sorti des frontières impénétrables de ma chambre. D'ailleurs pour peu que la ma-meuf ou la ma-colocataire se barre en vacances quelques jours, il me suffisait de quelques heures pour foutre un dawa sans nom dans tout l'appart'. Par contre, juste avant leur retour, ça redevenait über nickel, genre presque plus qu'à leur départ. Genre on a rien vu. Hein? Quoi? Comment? Du bordel ici? Non, franchement, ça m'étonnerait.

Evidemment, on pourrait trouver regrettable que je ne me préoccupe des conditions d'ordre et d'hygiène de mon habitation que dès lors que je sens qu'un regard potentiellement inquisiteur est susceptible de se poser sur les lieux. Oui parce qu'à la vérité, je me suis déjà dit qu'une solution efficace pour que je me mette à faire un peu plus attention pourrait être de trouver une meuf, sans forcément la faire habiter chez moi, ne nous emballons pas, mais bon, le genre à pouvoir débarquer sans prévenir. Parce que c'est ça en fait. Le problème. Enfin, mon problème. Je n'arrive pas à faire le ménage pour moi, je ne me contrains à le faire que pour les autres. Maintenant, est-ce qu'il faut en faire un drame? J'veux dire, c'est grave docteur? Si mon intérieur est lié à ce que je suis à l'intérieur, faut-il pour autant que je change mes habitudes de ménage? L'influence va-t-elle dans les deux sens? Y a-t-il une poule? Y a-t-il un œuf? En voilà des questions qu'elles sont bonnes, non? Mais qui ne changent rien au fait que le soir tombe et que je n'ai toujours pas passé la serpillière. Et que les conditions sont à nouveau idéales pour s'en aller explorer la Galaxie...

Là-dessus, je vous laisse, pour le bien-être de mes yeux je vais essayer de m'abstenir de repartir pour un nouveau marathon d'étoiles. Par contre il est trop tard pour enfiler les gants Mapa. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir foutre de ma soirée?

mardi 5 juin 2007

Que de bonnes raisons

D'abord, je me suis souvenu que moi, le roller, et ben c'est plutôt mon kiff en vrai. J'ai tellement plus à en dire que je me suis lancé dans la rédaction d'une saga à ce sujet, je me demande si je vais pas la faire en épisodes, parce que là ça prend des proportions inquiétantes. Enfin bon, tu comprendras que si je veux ménager un minimum mes effets, je ne peux pas me montrer trop bavard. Tu verras, t'inquiète.

Ensuite, le Mario Football des Frappeurs Chargés, 'faut bien reconnaître que c'est assez rigolo et que j'y ai consacré quelques soirées et débuts de nuits. D'ailleurs si tu l'as n'hésite pas à faire douler ton code ami histoire qu'on se tatanne un peu la tronche à grands coups de méga-frappes et de carapaces.

Par ailleurs, il se trouve que je me suis un peu replongé dans mes études linuxiennes pour cause de "ça commence à bien faire de zoner sous XP depuis 6 mois sur ce portable de mes fesses où qu'on peut installer aucune distro". Et du coup j'ai trouvé. Comment chuis trop fier de moi, tu flippes (t'as vu, y'en a qui vont me traiter de geek après ça, c'est obligé). Et puis bon, ça fait plaisir de sortir (enfin!) de la catégorie des "oui mais non, mais c'est pasque j'ai pas le choix en fait".

Et puis j'ai redécouvert que j'habitais à 10 mètres d'un vidéo-club, dis-donc. Et que j'étais largement équipé à la maison pour en profiter. Little Miss Sunshine, Les Fils de l'Homme, Thank you for smoking, Prête-moi ta main et d'autres sûrement moins inoubliables... Du retard à rattraper, quoi.

Enfin, je vais pas te mentir, pour un tas de raisons qui paraissent tellement évidentes que ça me paraît beaucoup trop simple pour que ce soient les bonnes, il faut bien admettre qu'en ce moment c'est pas franchement la joie dans les chaumières. Enfin dans ma chaumière surtout. C'est pourquoi j'essaie de m'évader un peu, comme je peux, en évitant de trop rester centré sur moi, pour éviter d'avoir l'impression de tourner en rond.

Je vais bien, ne t'en fais pas.
Ca passe ce soir dans ma chaumière.
Rien que parce que le titre me plaît.

A bientôt les coupains!

mardi 24 avril 2007

Au moins tout ça

La semaine dernière, j'étais donc en Creuse, afin d'y passer quelques jours avec des amis et...
...
...
Quoiiiiiiiiheu?!?!?
...
Oui, bon, ça va, je vais en parler mais un peu plus loin.
On a deux minutes, non?
Spavré, ça...
C'est quand même pas comme si la France était suspendue à mes lèvres pour savoir pour qui voter dans deux semaines.
Ah, mais tu veux quand même savoir, hein?..
Bon, oui, t'inquiète, je vais te causer de tout ça, mais avant, 'va falloir te fader un minimum de compte-rendu de mes récentes vacances.
Et si t'es pas content c'est pareil.
Attends, c'est quand même chez moi, ici, flûte à la fin.

Pouf-pouf.

Alors la Creuse c'est bien.
En tout cas, quand on s'y trouve avec des amis de toujours, quand on y loge dans une jolie maisonnette en pierre avec 1807 gravé au fronton, quand le soleil décide que cette année y'a moyen de se découvrir d'un fil et même plus en avril, quand les réserves de pastis sont suffisantes, quand tout le monde est bien décidé à passer des wacances relaxantes, ça le fait grave.
Du point de vue des conditions strictement matérielles, 'faut reconnaître que c'était bien barré.
La bonne surprise de la semaine, a été la confirmation que les amis de toujours sont bien les amis de toujours.
Ce n'est pas que le doute soit réellement permis, simplement, avec l'âge, les plus jeunes d'entre vous le découvriront bien assez tôt, et les plus grabataires le confirmeront à coup sûr, avec l'âge, le temps passant, donc, on a tendance à s'éloigner un peu les uns des autres.
Le temps des études et des sorties jusqu'à pas d'heure quel que soit le jour de la semaine finit par passer, les copains deviennent des couples de copains, les bébés déboulent, le boulot devient plus prenant...
Bref, ça y est, on est devenus des grandes personnes sans même sans apercevoir, et on se voit vachement moins souvent.
Et les vacances entre amis prennent parfois des allures de retrouvailles.
On pourrait se dire que c'est dommage, et ça l'est sans doute un peu, mais en ce qui me concerne, c'est chaque fois l'heureuse surprise.
Celle de voir que tout est pareil, que rien n'a changé.
Au fond.
Là où c'est important.

Histoire de parler un poil moins fumeux, le mieux est de vous raconter un petit détail qui n'a l'air de rien, mais qui mine de weulou est super pertinent au regard des machins écrits au-dessus, là.
Figure-toi, et ça te réjouira si tu aimes à m'envisager comme un geek (alors que ah mais pas du tout, je ne suis pas celui que vous croyez), que sentant notre relation devenir un peu plus routinière et un peu moins passionnée, je me suis dit que ce serait une vache de bath d'idée d'emmener ma Wii faire un petit tour en Limousin (c'est la région où dedans y'a la Creuse, pour les ceusses qui le sauraient pas).
Alors, pour situer le truc, il faut tout de même que je précise que parmi ma bande de potes, y'en a qu'environ 1,5 qui est branché informatique, électroménager brun, nouvelles technologies, tout ça, tout ça.
Or durant ces vacances creusoises, aucun des 1,5 en question n'était présent, le défi consistait donc à allumer la console et tenir plus de 5 minutes sans que quelqu'un dise "Ouais, bon, OK, on fait un scrabble ou quoi?".
Bon, quand je dis défi, j'exagère peut être un petit peu.
Honneur aux dames, parmi mes trois camarades de séjour adultes, se trouvaient deux de mes copines, l'une d'elles ayant déjà eu l'occasion de maraver du lapin crétin chez moi et d'aimer ça au point de me téléphoner quelques jours plus tard pour en redemander.
Il y avait aussi un pote, chéri de l'une des donzelles susmentionnées, forcément acquis à la cause de la Wii, masculinité oblige.
Si tu m'ajoutes moi, ça fait 3 personnes sur 4 plutôt bien disposées à l'idée de bouger comme des gogols en secouant des manettes devant un écran de télé.
Y'avait bien aussi la petite Manon, 4 ans, mais bon, 'faut pas déconner, la Wii c'est pas pour les enfants, sinon ça serait moins cher.
Du coup, au pieu, la gosse.
Restait donc une seule personne à convaincre, mais attention, une personne d'importance, puisque meilleure amie de l'une et meuf de l'autre, étant donc à ce titre capable de trancher d'un "Ouais, nan, vous voulez pas plutôt qu'on fasse une belote à la place" implacable...
Tsé quoi, elle a trop kiffé en fait.
'Suffisait juste de lui faire essayer le bowling et qu'elle nous foute une peignée du premier coup.

Kiffation globale, marrade collective et autres rigolures de groupe, on aurait pu passer la semaine à jouer à la console tous les soirs.
Et ben ça c'est pô du tout passé comme ça.
On a fait valser les wiimotes et shaké les nunchuks jusqu'à trois heures du mat' les deux premiers jours et après, plus rien.
Aussi incroyable que ça puisse paraître, en fait on n'avait pas besoin d'une Wii pour passer des putain de bons moments ensemble.
C'est pas qu'on en soit "encore capables", c'est que c'est comme ça que ça se passe entre nous.
J'adore ça.
Alors évidemment, s'il se trouve dans les parages des geeks vrais de vrais, de ceux qui savent que ça se prononce guique et tout, ils sont en droit de se poser la question: mais qu'est-ce que nous avons bien pu faire de nos soirées qui soit mieux que de jouer à la Wii???
Alors non, nous n'avions pas de PS3.
Rien de sexuel non plus.
Non, juste être ensemble.
Parler.
Rigoler.
Et puis boire aussi un peu beaucoup car c'est important de boire 1,5l d'eau par jour, parce que le pastis c'est bon quand il fait chaud, le vin c'est bon quand on mange et qu'il fait bon, et le rhum c'est bon quand ça se rafraîchit.
Enfin, bonnes soirées, achevées encore plus tard que celles assistées par ordinateur (ben oui, d'une certaine façon, là Wii c'est un peu un compiouteur, hein), au cours desquelles les joutes verbales sont allées bon train sur des sujets aussi divers que profonds que débiles que variés.
Et donc tu te doutes bien qu'à un moment donné il a bien fallu qu'on cause un brin politique.
(Aaah, ben voilà, on y vient!)

Bon, je le dis tout net, moi, je penche.
Ouaip.
A gauche, même.
Depuis tellement longtemps que j'en viens à me demander jusqu'à quel point ça ne peut pas être du domaine du génétique.
Enfin en tout cas, c'est probablement irrémédiable.
Les chiens ne font pas des chats et qui se ressemble s'assemble, il se trouve donc que la plupart de mes amis penchent du même côté que moi.
En tous cas, de ceux présents dans la Creuse, pas un pour pencher de l'autre côté, ne pas pencher du tout, ou même osciller d'un côté à l'autre.
Au sein de ce sinistre repaire de gauchistes, nous avons donc âprement débattu du meilleur choix pour le premier tour du scrutin (en votant à gauche s'entend).
Je ne vais pas vous faire un compte-rendu des débats, le premier tour a déjà eu lieu, je vois pas trop l'intérêt.
Ce que je peux vous dire par contre, c'est que personne n'a changé d'avis à la fin de la discussion, ce qui est somme toute normal puisque tout le monde avait déjà choisi au départ.
A quoi bon discuter à ce moment-là, me diras-tu?
Facile.
Tu préfères qu'on te dise:
"T'es rien qu'un abruti de voter machin, si t'étais un peu moins con tu voterais bidule!"
ou
"D'accord, je comprends pourquoi tu votes machin, en attendant je t'ai expliqué pourquoi je vote bidule, et tout comme toi je ne changerai pas d'avis"?
Après si dans la vie ton truc c'est de prouver pour tout et n'importe quoi que c'est toi qui pisse le plus loin, je ne peux rien faire pour toi, perso j'essaie de jouer de moins en moins à ça.
Et c'est pas facile tous les jours.
Surtout si l'interlocuteur est de droite.
Une vie ne me suffira sans doute pas pour pouvoir dire "Je comprends que tu votes à droite".
Pour le moment la pratique de la méthode Coué me permet d'atteindre péniblement le stade du "Je prends acte du fait que tu votes à droite", mais c'est dur.
Je suppose que c'est pareil en face.
En tout cas, entre gauchistes, ça va, on arrive à se comprendre.

Bon.
Premier tour.
(Ouais, t'as vu, je crois qu'il est temps de quitter la Creuse, là)
Déjà, pas d'extrême-droite au second, c'est toujours ça de pris.
Ah ben oui, excuse-moi, mais comme je suis loin d'être français de souche, en 2002 j'ai eu tendance à prendre ça vachement à coeur, donc là ça me soulage un minimum, tu vois.
Enfin, Royal-Sarkozy, donc.
Bon.
J'ai voté Royal.
Je crois que je vais refaire la même, hein.
Tiens, si d'un coup tu ressens une forte démangeaison, comme une envie irrépressible de m'expliquer à quel point j'ai voté et m'apprête à re-voter pour une gourdasse incompétente, je t'invite à faire la somme de toutes tes explications et à les rouler bien fort sous tes aisselles façon doubitchou, ceci afin de pouvoir plus aisément les fourrer DTC.
N'y vois rien de personnel, simplement je fais partie de l'immense armée des décis qui ne changeront pas d'avis, à l'inverse de ce que pourrait faire la cohorte moindre mais non négligeable des indécis dont on nous a tant parlé au cours des dernières semaines.
Comme je l'ai dit plus haut, je penche à gauche, et ça ne changera jamais.
N'essaie pas non plus de me dire que Royal c'est même pas la gauche et qu'elle et Sarkozy c'est kif-kif, tu perdrais ton temps.
Non, c'est pas pareil.
Dire le contraire c'est une connerie.
Tu vois l'délire, quoi, 'faut pas m'chercher.

Je pars du principe que la victoire de l'un ou de l'autre sera le fruit de la décision des 10% de français capable de remettre en question leurs choix d'une élection à l'autre.
C'est mathématique: si ma mémoire est bonne (mais rien n'est moins sûr) les élections présidentielles au suffrage universel se sont toujours (sauf anomalie de 2002) soldées par un résultat du type 55-45 ou score plus serré, d'où ce 10%.
Je ne fais pas partie des ces 10%, ce n'est ni dommage ni tant mieux, c'est comme ça.
En ce qui me concerne, ce sera donc un vote Royal.
De toutes façons, les machos et les néo-détesteurs de Ségolène (je dis "néo" parce qu'avant qu'elle ne soit officiellement candidate tout le monde s'en foutait), au pire, si elle est élue, elle ne sera que présidente.
On a encore les législatives pour se marrer un peu, et surtout voir quelle direction prendra le pays.
Vous devinez laquelle aurait mes faveurs.
Voilà, donc, une bonne chose de faite, les rares personnes qui passent dans le coin savent à présent pour qui je vais voter, je n'ai pas l'intention de faire d'efforts particuliers pour essayer de convaincre qui que ce soit, ceux qui ont fait le même choix que moi sauront s'y tenir, je ne m'amuserai pas à dénigrer le camp d'en face, ça ne sert à rien, et ma foi, si tu votes blanc c'est toi qui choiz', fais-toi plaiz' si tu le sens comme ça.
Alors quoi, rien au cas où un indécis viendrait à traîner dans les parages?
Allez, après tout c'est pas si souvent qu'on l'a dit pour un second tour de présidentielle...

VOTEZ GONZESSE!!!

Sur ce, je vous laisse, j'ai toujours pas rebranché ma Wii alors que ça fait plus de 48 heures que je suis rentré de vacances, ça peut pas durer.

mercredi 28 mars 2007

On se console comme on peut

Il fait un temps superbe sur Serre-Chevalier en ce mardi de février. Notre héros se tient en haut d'une piste rouge qui s'annonce somptueuse et idéale pour sa façon préférée de dévaler les pentes enneigées: la ligne droite.
C'est bien connu, c'est le chemin le plus court pour relier un point A à un point B.
Surtout, éviter de passer par C.
Voyant qu'aucun skieur, et surtout pas un de ces emmerdeurs de débutants, n'encombre la piste, il s'élance et après deux ou trois virages élégants pour épater les gonzesses il passe la surmultipliée, bien décidé à ne pas faire le moindre dérapage avant d'être rendu à la terrasse du restau d'altitude où il prendra un petit vin chaud en attendant les traînards, mais néanmoins amis, qui s'épuisent depuis 8 jours à essayer de le suivre.
L'un d'entre eux s'étant aventuré à incriminer ses skis pour justifier de sa lenteur, notre héros a fini par le prendre au mot et lui a proposé un échange standard vite fait mal fait quelques minutes plus tôt.
Notre héros, n'a donc pas ses skis au pied, mais il s'en fout, il trace quand même comme un malade.
De toute façons, il n'y pense plus, il a oublié.
Quand il fonce, il oublie tout, ses skis, sa meuf, l'heure qu'il est... et cette petite rupture de pente.
Oh rien de rien, une petite cassure de 15-20 degrés, pas plus, c'est à peine si on la voit.
D'ailleurs il ne la voit pas.

Ce n'est pas la première fois qu'il s'envole, quand on bourre comme un âne, on a l'habitude de ce genre de petite surprise.
Le tout est de ne pas se désaxer par rapport à sa trajectoire, le reste importe peu.
La qualité de la réception en particulier est le dernier des soucis des Schumachers des pistes.
Sauf que.
En cas d'envol inopiné, l'instinct de survie commande de se pencher légèrement en arrière, l'animal qui est en nous sachant très bien que les fesses sauront mieux que n'importe quelle autre partie du corps amortir un choc éventuel.
Réception légèrement sur l'arrière.
Fixations mal réglées.
C'est le drame.
Alors qu'il est lancé à pleine balle notre héros perd ses deux skis au moment où la gravité le ramène sur la piste après un vol d'une quinzaine de mètres.
Ses lourdes chaussures de ski se plantent aussitôt dans la neige en lui faisant effectuer un spectaculaire (aux dires des témoins de la scène) plongeon.
Il touche à nouveau le sol, ou plutôt la neige, la tête la première, 10 mètres plus loin en y laissant un cratère d'un mètre de profondeur et fini par ralentir après une glissade sur le ventre d'une bonne trentaine de mètres.
Pendant quelques secondes il ne bouge plus.
En haut de la piste, la question s'impose instantanément dans la tête de ses amis: est-ce qu'il est mort?

Puis il bouge.
Sonné comme jamais auparavant, il entreprend de se relever.
Une fois à genoux il voit son sang colorer la neige par petites gouttes.
"Merde, à tous les coups, je me suis pété le nez sur ce coup-là..." se dit-il.
En essayant de lever le torse, il ressent alors cette étrange sensation.
Un peu comme si.... oui, un peu comme si son bras s'était décroché de son épaule et n'était plus tenu que par la peau et les muscles.
Puis la douleur.
Inconnue.
Insoutenable.
Crier.
Comme un gosse.
Pas de mots, juste un cri.
Puis la litanie des "quel con, quel con, quel con, putain mais quel con..."
Tu parles.
Il a beau n'être presque plus qu'une douleur, il sait très bien ce qui s'est passé.
Les fixations.
Quel con.
Putain mais quel con.
Secouristes, barquette, barquette-motoneige, téléphérique, salle d'attente du cabinet médical, radio...
Fracture de la tête de l'humérus.
Cassée en deux selon suivant un trait de fracture impeccable.
Net et sans bavure.
Surtout sans déplacement, donc pas d'opération.
En tout cas, pas de ski avant l'année prochaine.
Quel con.
Putain mais quel con!

Alors bon, pour les bonnes copines qui savent montrer leur impatience à avoir des nouvelles de la plus tendre des façons, je signale juste que cette année je suis donc parti au ski aux Rousses.
L'édifiante anecdote que je viens de vous narrer, dont j'espère bien qu'elle aura su vous rappeler à quel point il est important de faire régler ses fixations par un professionnel, date de 2003.
Pour en finir avec cette histoire, je tiens juste à confirmer que se péter l'épaule, non seulement ça fait vachement mal sur le coup, mais en plus la rééducation après ça c'est presque pire, car, l'eusses-tu-cru, à part celle qui relie notre crâne au haut de la colonne vertébrale, il n'est pas d'articulation plus complexe que celle de l'épaule dans le corps humain. La variété des méthodes de torture après une immobilisation d'un mois et demi est donc quasi illimitée.
Sans compter que l'arrêt de travail de deux mois et demi (et oui ma bonne dame, quand même!) qui a suivi l'accident m'a définitivement convaincu que travailler c'est trop nul et glander c'est vachement mieux.
Bref, fixations.
Ultra important, mes amis.
Et puis je ne vous parle pas (oh et puis si, tiens!) du temps qu'il faut pour s'en remettre dans sa tête et dévaler à nouveau les pistes comme un gueudin.
En vrai on s'en remet jamais.
Bon, bien sûr, t'as quand même toujours intérêt à t'accrocher à ton slip pour me suivre, mais c'est plus pareil.

N'empêche que ma dose annuelle de ski, ça reste primordial pour mon équilibre.
Oui, bon, d'accord, je sais que dans le genre loisir éminemment bourgeois, le ski se pose là, mais bon, que voulez-vous, Mère et Père m'y ont amené dès mon plus jeune âge, et les habitudes, tu sais ce que c'est, pour s'en défaire...
Enfin donc cette année, c'était carrément la zèremi pour partir, vu que tous les amis avec qui j'ai mes habitudes alpines avaient décidé de faire l'impasse sur la session de février, pour raisons financières ou pour raisons de "j'y suis déjà zallé à Nouwel, alors tu vois, bon, quoi" (ce qui au final revient au même).
Jusqu'à ce coup de fil inespéré, deux jours avant le début de mes congés.
Et alors donc je suis parti dans le chalet de la grand-mère de la femme du frère de mon pote.
Petite pause pour tracer mentalement un arbre généalogique dans sa tête...
...
C'est bon, on peut y aller?

Déjà, pour commencer, je t'explique, c'était aux Rousses.
Dans le Jura.
une première, pour moi.
Si possible dernière aussi, en tout cas pour le ski, tant que j'aurai la santé.
Attention, hein, les Rousses, c'est très bien, mais à mon avis ça l'est surtout quand t'as des enfants en bas âge ou que t'es à la retraite, quoi.
Non, parce que bon, on est loin de la haute montagne, hein... On est plus proche du ski sur colline, stuvois c'que j'veux dire.
Mais bien, hein, oulala, très bien, si, si, y'avait même suffisamment de neige pour skier le matin.
Et puis c'était gratos, alors compte pas sur moi pour me plaindre.
D'autant qu'il y a eu la rencontre...

Il parait que cette année, ben mon vieux, ça faisait bien au moins 200 ans qu'on avait pas vu aussi peu de neige ralala c'est quand même pas d'bol, et pouf, ça tombe pile l'année où j'y vais, tu parles d'une coïncidence malheureuse. C'est marrant, chaque fois que je vais skier et que la neige vient à manquer, c'est toujours la première fois qu'on voit ça dans la vallée, ou bien.
A croire que je porte la poisse.
Ou que les gens ont du mal à admettre que le réchauffement climatique est effectivement à l'oeuvre, va savoir.
Revenir, moutons, tout ça, y'avait donc pas des masses de neige, et en plus l'après-midi on se tapait des 12°C en haut de la station (tout est relatif, le "haut" n'était qu'à 1450m, hein), je vous laisse donc imaginer la soupasse infâme sur laquelle on était réduit à essayer de glisser passé le sandwich du midi.
Donc, pas fous les parigots, on n'a skié que le matin (sauf le premier jour, le temps de comprendre comment ça allait se passer).
Pour nous occuper durant la deuxième partie de la journée, nous avions à notre disposition, des lits pour la sieste, de la bière, des bouquins de la grand-mère, une collec' de Picsou-Magazine d'époque, les balades en ville et... une console de jeux vidéo!
Et ouais, c'est ça le monde d'aujourd'hui, cinq trentenaires (ou presque) partent au ski, ils emmènent leur console de jeux avec eux.
J'ai donc rencontré la Wii.
Et je suis tombé amoureux j'ai graffe kiffé ma race je l'ai trouvée assez cool.
On s'était croisé une fois chez un pote, celui qui m'a invité justement (même si en fait là c'était pas la même, c'était celle de son frère, mais si tu sais bien, le mari de la petite-fille de la proprio du chalet, tu suis ou quoi?), et à l'époque bien qu'un peu sceptique au départ j'étais revenu charmé, tout en me disant que ça faisait quand même un peu cher pour ce que c'était. C'est d'ailleurs ce que je me suis toujours dit des consoles, ce qui a eu pour conséquence le fait que je n'en ai jamais eu aucune auparavant, ni payée par mes parents, ni achetée avec mes sousous à moi.
Là, d'avoir vécu une semaine sous le même toit, ça a créé des liens plus forts qu'une simple soirée passée ensemble.
Du coup vous devinez aisément qui s'est mis en top priority sur ma shopping list quand je suis rentré du Jura.

N'étant pas né de la dernière pluie et en ayant vu des vertes et des pas mûres tout au long de ma chienne de vie, de retour à Pontoise, je me suis dit "tout doux mon grand, ne te précipite pas, laisse couler un peu d'eau sous les ponts, va voir en Bretagne s'il ont toujours des chapeaux ronds, tu verras bien en rentrant si c'était juste une pulsion fugace, ou si vraiment il te la faut".
Ah, ben ouais, quand même, avant les vacances j'étais en galère de plan pour le ski, mais j'avais quand même une invitation pour la Bretagne, alors bon.
Du coup, TGV, galettes, roller, beurre, cidre, footing, introspection, chapeaux ronds, tout ça, tout ça, et une semaine plus tard en revenant ça ne m'était pas passé.
Alors oui.
Je m'ai fait plaisir.
J'ai dégainé la CB pour un joujou à 250 euros, et honnêtement, à ce prix-là, tu me feras pas croire que c'est un truc destiné aux enfants, me prends pas pour une bille, tu seras gentil.
J'ai bien réfléchi, et je me dis que celui (ou celle) qui s'achète une Wii, ou une autre console puisqu'elles sont encore plus chères, c'est pas pour quelqu'un d'autre que lui-même. Donc, pas de problème, pas de raison de culpabiliser pour ça.
Et puis d'ailleurs, avec tout ce que j'ai économisé sur toutes les consoles que je n'ai jamais eu avant, j'ai bien le droit de me lâcher un peu à trente ans, là.
Alors oui, j'ai une Wii, et si t'es pas content, c'est pareil.
Et si j'ai légèrement négligé de donner des nouvelles ici, j'assume, c'est qu'après le stage au ski et le stage à la mer, je suis parti en stage à Hyrule , et crois-moi ça prend un temps considérable, même que j'ai pas fini.
Mes nuits sont plus no-life que vos jours, en ce moment, c'est clair.
Mais ça va se calmer.
La preuve.

Là-dessus, je vous laisse, ce serait quand même pas mal que je fume sa race à Xanto d'ici à demain.

dimanche 28 janvier 2007

Bitchin' about bitches (juste pour commencer)

Je ne sais pas ce qui m'arrive depuis quelques jours, mais j'ai tendance à me retrouver plus souvent qu'à l'habitude embarqué dans des conversations d'un genre un peu particulier. La thématique de base en est assez primaire, on peut la résumer comme suit: "Y'a pas, les gonzesses, c'est vraiment pas des gens comme nous" (étant entendu que "nous" désigne la portion masculine de l'humanité, et "les gonzesses" le camp d'en face).
Ce qui ressort des ces débats dont la portée philosophique s'approche à l'aise Blaise de la stratosphère, c'est le constat alarmant que décidément, on n'est pas fait pour s'entendre, faute de pouvoir se comprendre. Et que surtout on ne peut pas dire que ce soit la faute des mecs, si vous voyez c'que j'veux dire. Ouaip, si petit à petit la perpétuation de l'espèce se voit de plus en plus menacée, c'est quand même un peu la faute des meufs, c'est comme ça, on n'y peut rien...
Enfin bon, dans la mesure où j'ai tendance à supposer qu'une bonne partie de mon lectorat est de sexe féminin, je ne vous livrerai pas le détail de nos arguments imparables, ça risquerait d'énerver tout le monde.

Tout ça pour dire que ce samedi soir a débuté par une bonne session de bitchin' about bitches, particulièrement savoureuse en raison de la présence d'une seule donzelle au milieu de trois mecs pas franchement décidés à jouer la carte de la compréhension mutuelle. La donzelle en question présentant l'étonnante caractéristique d'être plutôt carrément d'accord avec nous autres velus pour dire que les nanas, c'est quand même des gens cheloues.
Enfin bon, comme du coup on était tous globalement du même avis et que deux des intervenants présents ont en plus depuis fort longtemps atteint le stade du plus puisqu'affinités, la conversation a vite perdu de sa fougue.
Et ça tombait bien, vu qu'on n'était pas venus là pour ça.
Si mon ami B-Boy et moi-même nous avions décidé de venir nous perdre dans les bas-fonds de Cergy-Saint-Christophe pour y passer la soirée chez Madame et Monsieur professeur des écoles, c'était pas pour y perdre notre temps avec des histoires de gonzesses.
Nan, on était venus tester la Wii.

Bon.
Si vous êtes capables de lire un blog, c'est que vous avez internet, si vous avez internet, c'est que vous êtes plus ou moins au fait des dernières nouvelles en matière de nouvelles technologies, je ne vous ferai donc pas l'affront de vous expliquer ici ce que c'est que la Wii, et encore moins vous coller un lien wikipedia pour plus de détails (chte jure, y'en a des qui font ça, parfois même des gens bien!), on va en venir directement au fait.
J'avoue, on s'est plutôt bien marré.
C'est finalement assez rigolo leur système de manettes. En tout cas ça change de l'ordinaire de la pratique des jeux vidéos. Par exemple, il me semble bien que c'est la toute première fois que je transpire en jouant à une console vidéo.
Si, si.
Véridique.
Et là, pas la peine de dégainer les Uzis à vannes, c'est pas une question d'être sportif ou pas. Certes, on ne peut pas dire que je le sois vraiment, mais mes deux compagnons testeurs d'hier soir ont tout autant transpiré que moi en essayant de marave la tronche à coups de gauches à ce salopard de Victor sur Wii Sports. Victor c'est un gros balèze au jeu de boxe, et je peux te dire qu'avant de le mettre au tapis t'as largement de quoi t'étouffer un brin.
Enfin en tout cas j'ai trouvé ça tellement sympa qu'à un moment je me suis dit "Tiens, et si pour une fois je m'offrais une console plutôt que de squatter celle de Madame et Monsieur professeur des écoles comme je fais d'habitude?" (Oui parce que chez eux, en général tu trouveras toujours le top de ce qui se fait de mieux sur le moment).
Du coup, ben, "Ah ouais, nan, c'est cool quand même, et dis moi, ça coûte combien déjà?".
...
'Tain.
S'font pas chier les mecs.
A moins que ma boîte décide subitement d'augmenter mon salaire de 200%, c'est pas le mois prochain que je m'en achète une...

En plus c'est pas le moment.
Je crois que j'ai trouvé ma bonne résolution pour 2007. Autant le dire tout de suite, je la trouve moi aussi complètement pourrite, mais je n'ai pas trouvé d'autre idée.
Le problème c'est que pour 2006 ma bonne résolution c'était d'arrêter de fumer, et que, comme quoi la vie est parfois cocasse, je m'y suis tenu! Et alors là franchement, dans le genre costaud, difficile de trouver quelque chose d'approchant. Y'a bien faire un enfant, mais ça c'est plutôt une résolution qui se prend à deux, et bon, voilà, il se trouve qu'en ce moment non.
Alors quoi?
Perdre du poids? Je sais pas pourquoi, j'ai peur que ça ne fasse que moyennement viril, et pour une raison ou pour une autre cette idée ne me convient pas.
Faire du sport? Pffff... Une bonne résolution, il me semble que c'est quand même partir vers un truc dont on a un minimum envie. Dur, certes, mais enthousiasmant. Et franchement, moi le sport, hein. Tu vois, arrêter de fumer en réalité j'aime pas trop ça, mais d'un autre côté, l'envie de ne pas mourir prématurément dans d'atroces souffrances est plus enthousiasmante que l'envie de continuer à fumer, donc ça le fait. A la limite, si quelqu'un réussit à me démontrer par A plus B qu'en ne faisant pas de sport je mets ma survie en péril, peut-être que ça me motiverait...
Ah oui, tiens, au fait, arrêter de fumer, je trouve ça toujours aussi nul, je continue à développer mon nouveau caractère de connard tout en prenant une moyenne d'un kilo par semaine et en voyant mon acné juvénile refleurir comme au temps de mes quinze ans (j'en avais pas beaucoup à l'époque, mais à trente ans, ça gave un peu). Pourtant, depuis le début je m'oblige à me dire que je ne refumerai plus jamais. Jusqu'à le semaine dernière je me demandais bien ce qui pouvait me motiver alors que tout me poussait à reprendre, et puis soudain, vraiment d'un coup, j'ai réalisé: en fait je ne veux pas mourir. C'est basique comme un message de prévention, mais c'est vraiment ça.
Voilà, quoi.

Donc sinon, ouais, ma résolution pour 2007.
Enfin bon, résolution... C'en est pas vraiment une, dans la mesure où elle n'a pas été solennellement proclamée durant les premières minutes de l'année une coupe de champagne à la main. Oui, sur certaines choses, je suis capable de me montrer extrêmement protocolaire. Et puis encore une fois, c'est tellement tout petit comme décision, que bon, appeler ça une résolution c'est un peu larchouma en fait.
Ouais, plutôt que ma bonne résolution pour 2007, on va appeler ça "le truc que je vais essayer de faire en 2007, mais en même temps, si j'y arrive pas c'est pas la mort non plus".
Ah oui, très bien.
J'aime beaucoup.
Le côté "importance inversement proportionnelle au nombre de mots nécessaires pour décrire la chose", je trouve le paradoxe tout à fait délicieux, n'est-ce paaas...
Pouf pouf.
Brouhoum brouhoum, teuheu teuheu.
Alors voilà, le truc que je vais essayer de faire en 2007, mais en même temps, si j'y arrive pas c'est pas la mort non plus, c'est de gérer un peu mieux mon argent.

Une pause pour s'en remettre.

J'vous l'avais bien dit que c'était tout pourri.
Puisqu'on y est, autant développer un peu.
Ma quête épique pour les douze mois à venir se résumera donc au fait d'essayer d'arrêter de claquer mon fric sans réfléchir, et du même coup réussir à en mettre de côté. En voilà un programme qu'il est excitant, non? Le plus beau c'est que si j'y arrive, ça ne me servira à rien.
Chtesplique.
En ce moment, je n'ai pas vraiment de grand projet, du moins pas avec de l'argent dedans. J'ai pas l'intention de fonder ma boîte, j'ai pas spécialement envie de m'acheter une nouvelle caisse, et je peux pas m'acheter des murs à moi pour y habiter. Petite parenthèse, sur ce dernier point, au cas où certains parmi vous envisageraient de me faire la leçon en m'expliquant qu'acheter, même petit, c'est hachement plus mieux que de continuer à jeter son fric par les fenêtres en louant, d'autant qu'après il est toujours temps de revendre pour acheter mieux, je préciserai simplement ceci: l'appartement où je crèche coûte au minimum 250.000,00 euros (fourchette basse minorée), et y a pas moyen que je m'installe dans un endroit moins bien. J'ai pas les moyens de mes ambitions en tant que propriétaire, mais en tant que locataire ça se passe très bien, merci. De toutes façons, et pour peu que Dieu me prête vie, mes parents mourront probablement avant moi, leur héritage m'évitera donc de dormir dans la rue, même si en ce jour que j'espère le plus lointain possible je ne suis toujours pas devenu propriétaire de mon logement. Fin de la parenthèse.
Donc si je mets du fric de côté ça me sert à oualou.
Et pourtant, pour une raison ou pour une autre, je me dis que ça serait bien que j'essaie.
Et si ma fâcheuse tendance à claquer mon fric plus vite que mon ombre cachait en fait quelque chose, hum? Ca serait plutôt la classe de trouver quoi et de trouver le problème, nan?
J'espère que c'est pas juste un truc du genre "Tout au fond de toi tu n'est qu'un sale radin"...

Avant de me lancer dans ma nouvelle vie façon Harpagon, je me suis offert un dernier feu d'artifice dépensier. Je crois que je vous ai déjà parlé de mon tout premier ordinateur portable (sur lequel je ne désespère pas de pouvoir installer Linux, après avoir tenté avec succès de lui coller une FreeBSD), je lui ai trouvé de nouveaux amis.
Mon tout premier appareil photo numérique ayant rendu l'âme pendant les fêtes (après seulement trois ans et demi si c'est pas malheureux!), je lui ai trouvé un remplaçant carrément miamslurp si tu vois ce que je veux dire. Je n'ai pas fait péter le reflex, faut pas non plus s'emballer, m'enfin bon, pour un compact, je me suis bien fait plaize. A un moment je me suis même dit que j'allais changer le layout de ce site en m'efforçant de faire une photo qui tue par post, y'en a des qui font ça et c'est carrément trop la classe. Et puis je me suis souvenu que c'était pas parce que l'appareil était meilleur que l'inspiration allait l'être aussi. Donc bon. Pour l'instant on en reste à ce thème si sobre et original à la fois. Mais on ne sait jamais.
Sinon j'ai fait douler le lecteur MP3. Ouais. Encore un. Mais pas pareil que les deux autres. Déjà les deux autres y'en a un c'est pour la musique à la maison vu qu'il sort un son qui tabasse sa race. L'autre c'est plus pour la vidéo, mais j'ai pas encore pris le temps d'apprendre à bien m'en servir (ouais, c'est un cadeau, que j'avais même pas demandé en plus, du coup je traîne un peu des pieds, c'est normal). Les deux sont plutôt du genre "modèle-jumbo" avec leurs 30 Go de capacité de stockage chacun. Le petit nouveau, c'est un truc dont je n'imaginais pas qu'on puisse coller 2 gigas dans un bidule aussi minuscule. Grand comme mon pouce, le machin! Et là, vous vous, dîtes, à quoi bon? Ben pour aller courir, tiens. Ouais pasqu'en fait au moment où je l'ai acheté, j'étais encore en train de me demander si le sport serait ma bonne résolution pour 2007 ou pas. Même qu'une fois je suis allé courir pour de vrai avec. C'est à cette occasion que j'ai décidé que faire du sport c'était trop une bonne résolution de merde. Enfin du coup, maintenant j'en ai un. Un truc de plus dont on peut se demander pourquoi j'en ai un, mais qui me permet de dire que j'en ai un. Cherchez pas, des fois je ne me comprends pas très bien non plus. Mais j'y travaille.

A défaut de me faire comprendre un peu mieux, j'ai été invité par une gamine de passage (ne me remercie pas, petite) à éventer un peu l'aura de mystère qui nimbe d'ordinaire mes parages immédiats. L'idée, si j'ai tout bien compris, c'est que je vous révèle ici 5 choses que vous ignorez à mon propos.
Y'en a bien une que j'aurais pu vous dégainer là comme ça de but en blanc, mais ça n'ira pas, vu que certaines personnes sont déjà au courant, mais je vais vous le dire quand même parce que ça a des conséquences que je m'en vais vous détailler.
A une époque pas si lointaine, puisque c'était quelque part entre 2005 et 2006, j'ai déjà eu une de ces petites choses qu'on appelle un blog. Même que ça s'appelait Somnifère et que c'était une chouette expérience. D'après mes estimations, deux personnes qui me rendaient visite sur Somnifère viennent de temps en temps jeter un oeil sur mes chimineks.
Il se trouve qu'au temps de Somnifère, j'avais répondu à une invitation à dévoiler 20 trucs inavouables me concernant. Et si je me souviens bien, je m'étais pas foutu de la gueule de la clientèle, j'avais vraiment dégainé de l'inavouable, ma foi d'un fort beau gabarit (mais rigolo quand même, on n'est pas là pour casser l'ambiance, hein). Or suivez bien mon raisonnement, dans ces 20 trucs inavouables, il y aurait certainement eu de quoi piocher pour vous fournir 5 trucs que vous ignorez à mon propos... Sauf que.
Et oui, les deux personne sus-citées!
A cause d'elles, pas moyen de ressortir ne serait-ce qu'un truc parmi les 20. Et au-delà de ça, en plusieurs mois d'écriture sur Somnifère, à un rythme autrement plus effréné que celui que je pratique ici, croyez moi elles ont eu largement de quoi apprendre des trucs sur moi dont j'ai jamais causé ici!
Alors que faire?

Faire comme si ces deux personnes n'existaient pas?
Ce serait mal nous connaître, moi et mon considérable respect du lectorat.
Non, malheureusement, je crois que je vais devoir faire l'impasse sur les révélations toutes plus croustillantes les unes que les autres que j'ai déjà faites sur mon blog précédent...
Par respect pour vous, et par honnêteté intellectuelle.
Si, si.
Je vais donc devoir chercher un peu.
Refaire le point avec moi-même.
Consulter mes archives.
Peser le pour et le contre.
Réfléchir au visage que je suis prêt à montrer au monde...
...
...
Mais nan, j'déconne.
Allez, on va se faire ça vite fait sur le gaz, j'vais bien trouver 5 trucs avant le début du film du soir!
Attention, hein, je vais quand même m'en tenir à ce que j'ai dit sur ce que j'ai déjà dit et que je ne peux pas redire, hein.
Laisse béton, va au paragraphe suivant, c'est là que ça commence.

1. Je chausse du 42.
Du moins la plupart du temps.
Des fois c'est du 43, mais plus souvent du 42.
A part une paire, je crois bien que toutes mes chaussures du moment sont du 42.
Et ça, je vois pas comment vous auriez pu le savoir.

A suivre....
(Ouais, nan, finalement, j'ai pas trouvé avant le début du film...)