Chimineks

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Mot clé - Le futur cet inconnu

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vendredi 7 décembre 2007

Un début d'été pluvieux

C'est alors que notre héros réalisa qu'il venait de dire "J'ai trente ans" pour la dernière fois de sa vie.

Youpi.

Et toute cette sorte de choses.

jeudi 23 août 2007

...97, 98, 99, 100, Ayéééééééé!!!

S'il y a bien un truc sur lequel l'ensemble des directions d'entreprises sont d'accord, c'est que la rentabilité passe nécessairement par le malheur du salarié. Cherchez pas à comprendre pourquoi, il est environ évident que vous n'y comprendriez rien, partez simplement du principe que c'est vrai, puisque des gens mieux payés que vous le disent.
Or doncques, dans la boîte où j'exerce avec une proverbiale efficacité mon honorable métier, l'on parle d'une réorganisation radicale des horaires de travail.
Et ça pue.
Il s'agirait de passer d'un mode de fonctionnement qui, grosso modo, jusqu'ici satisfaisait l'ensemble des personnels opérationnels à un autre qui fera chier tout le monde. Je vous fais grâce du détail, on va s'en tenir à la partie la plus intéressante, à savoir celle qui me concerne.
Comme vous le savez (oui, c'est obligé), je travaille uniquement de nuit, 7 jours sur 7. Pas tous les jours, hein. Juste je peux être appelé à travailler tous les jours de la semaine. 'Fin bon, z'avez compris, quoi. Ces contraintes particulièrement contraignantes, ce qui n'est pas peu dire, justifient que mes émoluments bénéficient d'une majoration conséquente, quoi qu'insuffisante à mes yeux, en tout cas indispensable au maintien du train de vie élyséen que je me m'accorde le droit de mener. Et c'est là que le bât risque de blesser.

Aujourd'hui au sein de ma boîte, il y a la foule des gens qui bossent le jour, les quelques zigotos dans mon genre qui bossent la nuit, et la petite tribu de ceux qui bossent à temps partiel un peu à cheval entre les deux. Globalement chacun se satisfait de sa situation, les quelques inconvénients qui y sont liés pesant moins sur la balance que les avantages. Si la charge de travail est chaque jour un peu plus lourde, au moins on se satisfait des conditions dans lesquelles on a à la subir.
Sauf que.
La direction actuelle, en place depuis pas bien longtemps mais qui a tout compris t'inquiète c'est pas pour rien que c'est eux les chefs, cette direction, donc, a décidé que l'organisation en vigueur c'est hyper trop de la merde en barres et qu'il convient de la changer radicalement, à base de youplala on supprime cette distinction entre services de jour, nuit, et soirée, et pouf on dit que tout le monde il peut bosser n'importe quel jour à n'importe quelle heure. Genre la mère de famille qui faisait ses 35 heures sur 4 jours, sans bosser les week-ends, avec son mercredi pour garder les gosses, et ben dans son cul, elle fera les "trois huit" comme tous les autres, 7 jours sur 7 avec 5 ou 6 nuits de boulot par mois. Et tout le monde à ce régime-là. Flexibilité, Disponibilité, Rentabilité. Le premier qui parle de corvéabilité a un gage.
Si je dois moi aussi bénéficier de cette si sympathique et égalitaire réorganisation des horaires, un problème va vite se poser. Financier, le problème.
Non, parce que bon, s'il m'arrive parfois de faire mention de mon revenu quasi ministériel, il faut bien se rendre compte qu'il est totalement lié à mon activité exclusivement nocturne. Donc t'inquiète que si mes horaires changent il y a peu de chances qu'on me dise "Oh, allez, on te la laisse ta majoration, ça nous fait plaisir de te faire plaisir, tiens".
Si je te dis que ça pue.

Si mon salaire baisse, c'est pas compliqué, je peux pas garder mon appart'. En tout cas, pas tout seul. Et ça, dans le genre perspective qui me fait chier, mais alors genre ultra-chier, ça se pose là. Le fait est que pour des raisons qui n'ont rien de bien passionnant, je paie un loyer inférieur à celui normalement pratiqué pour un logement tel que le mien. En gros, si je voulais la même chose ailleurs, je le paierais facile 150 euros plus cher. Ce qui veut dire que si mes revenus venaient à baisser, il faudrait que je me casse d'ici, pour m'établir dans un truc forcément beaucoup plus petit, plus moche, mal situé et hors de prix, bref la loose totale et absolue.
Et là tu vas me dire "Mais enfin, puisque ce changement d'horaires ne conviendrait à personne, que ne vous mobilisez-vous pour signifier à votre direction que les projets qu'elle ourdit dans l'ombre ne sauraient recevoir l'assentiment des travailleuses-travailleurs?".
Haha.
Tu as le coeur pur, c'est émouvant.
Mais méfie-toi, ça pourrait te jouer des tours, je serais toi j'essaierais de me faire à l'idée que le monde réel n'est pas fait d'écoute et de compréhension mutuelle. En tout cas pas en ce moment.
Pour en avoir causé vite fait avec une collègue syndicalitsme cette nuit, en gros, c'est hyper mal barré. Du style la direction a pris sa décision, et quoi qu'en disent les syndicats ça se fera et puis c'est tout, le rôle des délégués du personnel se bornant à essayer de limiter autant que possible les pots cassés. Ca, il est loin le temps des couteaux entre les dents, camarades.
Je ne sais pas si ça se ressent, mais vous pouvez partir du principe que j'essaie de contenir un début de panique, là.

Et si c'était là une formidable occasion de tourner une page, se lancer dans une nouvelle aventure, de relever de nouveaux défis, hein?
Aaaazy, ça m'saoule.
Changer de taf...
Moi j'veux bien, mais pour faire quoi, d'abord? Je sais pas faire grand-chose de mes dix doigts, mézigue. En plus comme j'ai un peu oublié, oups, de faire des études, je peux même pas me la péter avec un CV de killer.
Alors bon, trouver un taf de merde, en soi, je devrais pouvoir faire, c'est pas ça qui manque. Le problème c'est que pour trouver un taf de merde où on me lâche un salaire au moins aussi balèze que celui que je touche maintenant, j'ai intérêt à me lever tôt. Ou plutôt à ne pas me lever du tout pour continuer à faire de beaux rêves.
Pour plein de raisons, j'ai pris l'habitude de remettre à plus tard la réflexion sur mon parcours professionnel, en particulier la question de savoir si je ne pourrais pas trouver un autre boulot un peu plus mieux, du coup, là, je me rends compte que si je devais chercher maintenant, je ne saurais même pas vers où chercher.
Bizarre impression de n'avoir aucune envie particulière, aucune compétence particulière, aucun destin particulier.
En fait, mon principal problème, c'est que moins je bosse, mieux je me porte. Et ça, ben curieusement, ça pousse pas des masses à se bouger le cul. Sans compter le côté délicieusement "total inadapté à l'époque" de la chose.
Y'a-t-il un métier qui me fasse rêver?..

A un moment de ma vie, je m'étais imaginé libraire. Attention, hein, pas vendeur de Dan Brown au rayon poche de la Fnouc, hein. Non, le vrai libraire avec son échoppe à lui, ousqu'on trouverait que de la qualité et où ça sentirait bon le café offert au client désireux de causer un peu littérature ou tout autre chose. Un endroit où l'on prenne son temps, ou vivre cesse d'être une course contre la montre... Tu vois l'genre, quoi.
J'étais allé jusqu'à me renseigner auprès de la Chambre de Commerce et demander des conseils avisés à des libraires indépendants encore en exercice. Et je suis bien redescendu sur Terre.
En gros, pour maximiser ses chances de se planter en beauté, libraire, y'a pas mieux. Que le métier exige du temps et beaucoup plus de boulot qu'il n'y parait, je m'en doutais bien fort et y étais plutôt disposé à base de "Ouais mais si c'est ta passion, t'vois", du coup, j'étais prêt à prendre le risque de m'engager dans cette voie. Le problème c'est que parmi ceux qui sont convaincus que c'est un risque beaucoup trop important pour le prendre, il y a les banquiers. Et à moins d'avoir gagné un bon pactole au Keno, si tu veux ouvrir un commerce, le banquier, t'as forcément besoin de lui.
J'vous la fais courte: c'est mort.
"Bonjour, j'ai zéro euros en poche, je suis même pas propriétaire de mon logement, et je voudrais quand même que vous me prêtiez entre 100000 et 150000 euros pour pouvoir ouvrir une librairie. Oui, oui, il me faudrait tout ça pour pouvoir acheter un fonds de commerce et me constituer un petit stock de départ. Oui, oui, je sais bien qu'il y'a la Fnouc, que Auchmouth et Carrouf' vendent des bouquins, que y'a Amzamzone sur le internet, mais bon, là dans deux mois y'a le nouveau Harry Potter qui sort en français, t'inquiète j'vais t'rembourser vite fait, que tu vas même pas le croire, oueula c'est vrai la tête de moi."
Marchera jamais.
Du coup à un moment je me suis dit "Et pourquoi pas disquaire?". Ca a duré cinq minutes.

Quoi faire, bordel?
J'ai loupé les coches. Celui de la vocation, celui de l'ambition, celui de l'appât du gain, celui du pragmatisme... Tout ce qui fait qu'à un moment donné on se choisit un boulot pour des tas de raisons jugées valables sur le moment, je suis passé à côté.
Ca me saute à la gueule et je repense à moi petit. Je voulais faire ingénieur. J'avais aucune idée de ce que ça pouvait bien être mais comme c'était ce que mes parents faisaient je me disais que ça devait être bien. En plus comme, déjà à l'époque, je me considérais comme hyper intelligent, je me sentais tout à fait capable de faire des études aussi brillantes qu'eux. J'avais envie de pousser le mimétisme jusqu'à aller moi aussi dans l'université américaine où ils s'étaient rencontrés. Un piédestal, tu crois, vraiment?
Et puis bon, l'adolescence, les baffes dans la gueule de la vie, tout ça, l'envie de régler mon pas sur le pas de mon père m'est passée. J'ai même plutôt eu l'envie de marcher dans l'autre sens. Heureusement pour moi, j'ai pas de regrets. Je ne me dis pas "Ah, si je m'étais donné la peine de... Si j'avais bien voulu faire un effort pour... Si j'avais pris le temps de réfléchir un peu à...". Je persiste et signe dans l'idée qu'en ce qui me concerne (et je dis pas que ça devrait être pareil pour tout le monde, ne me faîtes pas dire ce que je n'ai pas dit sinon panpancucul), dans la vie y'a pas que le travail.
Par contre ça m'emmerderait un peu de quitter mon taf pour me retrouver dans la même situation qu'il y a huit ans.
J'ai commencé à bosser parce qu'à l'âge que j'avais ça se faisait quand on n'avait plus l'excuse des études. J'ai continué parce que ça m'a permis de de m'arracher de chez le paternel et de goûter à l'indépendance. J'ai persisté à la faveur d'un changement de service qui m'a ouvert les portes des délices offerts à ceux qui gagnent plus que le SMIC.
"Nan, mais je fais ça quelques mois, t'vois, et après je me trouve un vrai boulot"
C'était il y a huit ans.
Depuis j'ai compris que c'était un vrai boulot. Avec des putains d'inconvénients. Mais aussi des putains d'avantages en fait.
Pas trouvé la motivation pour chercher à côté. Y'a eu tellement de choses plus importantes dans la vie que le boulot que j'ai remis à beaucoup plus tard.
Et maintenant que ça risque de bouger, j'me d'mande.
Quoi faire, bordel?

Sur ce, je vous laisse, j'ai une carrière de chirurgien à mener à bien, et cela passe par une pratique aussi régulière que possible pour ne pas perdre la main. Oui, je me suis offert Trauma Center pour Wii, et si ça vous défrise les poils, sachez que je je vous merde .
Si par hasard vous entendez parler d'un boulot pas chiant, sans expérience particulière requise, sur Paris ou sa banlieue ouest, payé genre 2-3 fois le SMIC (3 ou même plus c'est mieux) et qui laisse énormément de temps libre, ça m'intéresse grave. Si vous êtes vous-même détenteur d'un emploi répondant aux critères, je vous encourage vivement à démissionner pour me laisser votre place, tant il est vrai que de nos jours c'est complètement dépassé de garder toute sa vie le même boulot, alors autant en changer de son propre chef, c'est tellement plus hype.

mercredi 7 février 2007

Bascules

Ouaip, y'a pas à dire, y'a des moments où tu te rends compte que bien des choses changent sans que personne ne s'en aperçoive. Et d'un coup, ça te saute à la gueule, comme ça, sans prévenir.
L'autre jour je suis allé chez mon pote B-Boy. Enfin chez lui et son avocate chérie, pour être plus précis.
Il y a deux ans ils se sont installés ensemble.
Soit.
En Juillet dernier ils se sont pacsés.
Admettons.
Là ils m'annoncent qu'ils vont probablement s'acheter un appart'.
Certes.
Jusque là, tu vois, rien ne m'avait particulièrement mis la puce à l'oreille, j'avais pas fait gaffe, ça s'enchaînait logiquement, sans à-coups, tranquille.
Et alors donc, bon, là, on discute, on discute, gnagnagni F3, gnagnagna 63 m², blablabli 200000 euros, blablabla emprunt banque, enfin tu vois l'délire, quoi.
Puis on en vient à aborder le principal: est-ce qu'au moins il est sympa cet appart'?
Réponse de B-Boy:
"Ouais bon, c'est pas franchement de ça qu'on rêvait, mais bon, on fait avec nos moyens."

Et là, c'est le drame.

Mon B-Boy d'ajouter:
"De toutes façons, il peut que prendre de la valeur".
Vertige.
Qu'est-ce qui s'est passé?
J'ai rien vu venir.
Y'a eu comme une faille dans l'espace-temps.
Il a vraiment dit ça?
Mais ouais, il l'a vraiment dit.
Wo putain, j'me sens vieux d'un coup.
Enfin non, pas vieux, loin.
Pas en retard, non, carrément dans une dimension parallèle.
Une dimension, où je me retrouverais carrément tout seul.
Euleuleu.
Pas cool.

Evidemment, là, histoire que vous pigiez quelque chose, une brève explication aurait comme une légère tendance à s'imposer.
Alors mon B-Boy, attends que je me souvienne, ça fait quand même quelque chose comme 16 ans que je le pratique, je commence à avoir une vague idée du personnage. Je vais pas m'amuser à t'en faire l'historique et/ou le descriptif détaillé, d'abord je suis pas sûr que ça lui plairait que je cause de lui comme ça sans vergogne sur un site internet dont il ignore jusqu'à l'existence.
Enfin, pour une raison ou pour une autre, ce mec était pour moi le dernier vrai djeunze de ma bande de potes. Attention, hein, dans un mois, il va avoir 30 ans lui aussi (haha, trop les boules), mais bon, je sais pas, son insouciance face à la vie, son refus de se contraindre à s'encombrer la tête avec des préoccupations de grande personne, sa façon de m'inviter à venir voir la finale du SuperBowl un dimanche soir alors que ça se finit à 4 heures du matin, sa collection de baskets qui dépasse l'entendement, ses rêves toujours vivants de devenir une rockstar, enfin, bref, tout ça faisait que je m'étais persuadé qu'il resterait un djeunze toute sa vie.
Et d'abord même lui le proclamait haut et fort, il aurait pour toujours 19 ans dans sa tête!
Et dimanche soir il me sort "De toutes façons, il peut que prendre de la valeur".
Ouohohow...
Mais que s'est-il passé et qui m'a échappé?..

Plus normal que ça, tu meurs.
Le temps passe, on vieillit, nos vies changent et nos préoccupations aussi, tout ceci dure depuis au moins vachement longtemps à l'échelle de l'histoire de l'Humanité.
Ouais, ouais, ouais.
En même temps, si je m'amuse à me regarder un tout petit peu le nombril, je ne peux pas m'empêcher de me demander où j'ai merdé au point de passer à côté de la normalité.
Dans la vrai vie, j'ai des amis.
Et quand je te dis amis, je rigole pas, je les côtoie en moyenne depuis au moins 15 ans. Les années collège-lycée, si tu préfères. A l'époque on était tous un peu pareil, du moins on partait de la même ligne. C'est pas que ce soit une course, ou une compétition, mais bizarrement, je sais pas pourquoi, je me sens un peu en retard.
Tiens, 3 trucs au hasard (tu parles, Charles!):
1/ Etre pas tout seul,
2/ Avoir des gosses,
3/ Etre propriétaire de son logement.
De toute la bande, je suis le seul et unique à n'avoir aucun des trois.
Le 1/, à une exception près, tout le monde l'a.
En vérité, presque tout le monde en a au moins deux sur trois. Y'en a même qui ont les trois.
Moi oualou.
C'est idiot, mais j'arrive pas à devenir un pounk et me dire que j'en ai rien à foutre, no future, tout ça, tout ça.

A force de voir autour de moi les bébés naître, les PACS se conclure et les emprunts sur 20 ans se souscrire, j'ai dû basculer dans le conformisme sans m'en apercevoir. Après la question est de savoir si ça vaut le coup ou pas.
Honnêtement, à la base, le fait de ne pas être un heureux propriétaire de mon logement, j'en ai un peu pas grand-chose à foutre. Oui mais (car il en fallait bien un) regarde un peu comme j'ai l'esprit tordu.
Souviens-toi de l'exception près dont je te parlais un peu plus haut, prends le temps de relire si besoin, ça y est tu vois. Bon, et ben cette amie, car oui, c'est bien une femelle, cette amie, donc, qui tout comme moi se morfond toute seule dans son grand lit froid quand vient la nuit, et ben elle, au moins, elle est propriétaire de son appart'! Alors que moi j'ai même pas ça!
Nan mais tu vois à quoi j'en suis réduit?
Franchement, si l'aspirant néo-hippie que j'étais à 15 ans lisait ça, il se foutrait bien de ma gueule, et il aurait bien raison en plus, ce p'tit con.
Bon après on se calme, hein, devenir propriétaire, ça n'a jamais été mon rêve, et y'a de fortes chances que ça ne le devienne jamais. Juste je fais un caprice, comme au bon vieux temps. C'est pas que j'aie vraiment envie de ce que t'as, c'est juste que ça me fait chier que toi tu l'aies et moi pas. Si je l'avais, ça me rendrait probablement pas plus heureux. Mais si même un truc aussi insignifiant pour moi j'y ai pas droit, alors à quoi je peux prétendre?

Tu sais quoi, ça commence à devenir way too personal dans le coin, je me demande bien comment faire pour dédramatiser tout ça et éviter de sombrer une self-victimisation un peu chiante à se fader pour le lecteur.
D'autant que c'est d'un banal...
Tiens je sais je vais essayer de m'élever un peu, au moins du nombril jusqu'à la tête, au moins on pourra rigoler un peu.

Moi, je ne serai jamais chauve, et je prends un plaisir sadique à le pérorer bruyamment en présence de dégarnis dans l'assistance.
C'est injuste, mais c'est comme ça, c'est génétique, dans la famille il est de tradition de ne pas perdre ses cheveux. Ca c'est du côté de mon père. Du côté de ma mère, la tradition c'est d'en avoir plein, des cheveux. Genre à ne plus savoir qu'en foutre et à faire la fortune des coiffeurs. L'addition des deux fait que des cheveux j'en ai plein et en plus y'a peu de chance que je les perde.
Allez tiens, je vais m'accorder un petit plaisir.
Mouhouhouhahaaa...
Pouf-pouf.
Et alors donc des cheveux, ces jours-ci, j'en ai encore plus parce que ça commence à faire un bout que j'ai pas foutu les pieds dans mon salon de coiffure à mémère habituel. Au point que les gens commencent à me saouler avec leurs "ouah la touffe que t'as en ce moment!".
D'abord je vous merde.
Et ensuite, c'est l'heure du réveil du Lion.
...
Ca claque, non?
Importun: "Dis donc, il serait pas un peu temps d'aller chez le coiffeur?"
Moi: "Ta gueule, c'est l'heure du réveil du Lion"

Ouais, je sais pas, ça m'est venu comme ça ce matin, au taf.
Je me suis vu dans la glace au sortir de ma pause dodo de 3 heures, la gueule enfarinée et le cheveu méchamment en bataille, et je me suis dit "Ouah, c'te crinière! On dirait carrément Mufasa!"
A une époque ou la plupart des mecs se content d'arborer une coupe stricte sabot 5mm pour tout le monde, ou crête à la Beckham pour les plus jeunes, je trouve ça plutôt classieux de dégainer la wave sauvage, la nuque longue assumée et les rouflaquettes arrogantes.
Toute la question est de savoir où se situe la frontière entre, "ouah, comment il a une chevelure trop impressionnante ce keumé", et "han, mais comment il ressemble trop à rien c'bouffon". Pour l'instant, je pense que je suis encore du bon côté de la fashion.
Enfin en tout cas, par opposition aux caractère chichiteux des mes préoccupations petites-bourgeoises décrites quelques paragraphes plus haut, l'expression le réveil du Lion a quand même quelque chose d'encourageant. Déjà, le réveil, mais alors Lion... carrément trop la classe!
Alors ouais, en ce moment, j'oscille pas mal, pas plus tard qu'il y a quelques lignes j'étais au bord d'écrire un truc du genre "ça s'arrangera jamais parce que mon destin c'est d'avoir une vie de merde", mais là, présentement, il me plaît de me dire qu'il suffit de pas grand-chose pour que renaisse une forme d'espoir.
En l'espèce pas grand-chose c'est la longueur de mes cheveux.
Bon, j'en suis pas encore à rugir de véhéments "tremblez gonzesses, car votre maître à toutes s'éveille de sa torpeur!", m'enfin, après tout, peut-être que ça pourrait finir par venir sans être obligé d'attendre une autre vie. Ou si ça va pas jusque là, au moins avoir une vie sexuelle un poil plus existante que ouh mais attends est-ce que j'ai vraiment envie de parler de ça ici ouais nan en fait.
Donc disais-je, mes cheveux sont mieux que les tiens, ou mieux que ceux de ton keum, au choix, mais ne pleure pas, qui sait un jour peut-être tu seras propriétaire de ton logement alors que moi toujours pas.

Considérant l'heure déjà avancée de la journée, l'auteur se dit alors qu'il irait bien faire une petite sieste, histoire de compenser le fait que dans les dernières 24 heures il n'en avait dormi que 2. Tout à sa joie de s'accorder un repos bien mérité, notre héros s'en fût donc sans prendre la peine de trouver une conclusion un tant soit peu chiadée pour son billet, négligeant par la même les règles élémentaires de la bienséance inhérentes au respect dû à son lectorat.

lundi 1 janvier 2007

En route pour la suite

Pour la première fois depuis 12 ans je n'ai pas passé le réveillon avec mes amis. Pour plein de raisons, bonnes ou mauvaises on s'en fout, cette année ça s'est fait au boulot. Petite impression bizarre en arrivant. Et puis le champagne aidant à force de couler à flots, le pincement s'en est allé voir ailleurs s'il y était. On s'est bien marré.
Jusqu'à tout à l'heure.
7 heures du matin le premier janvier, qu'est-ce que je fous là, à Gennevilliers, tout seul comme un con pendant une pause que je n'ai pas envie de prendre?
Rentrer.
Et puis non. D'abord je peux pas j'ai pas le droit. Ensuite rentrer pour qui? pour personne.
Bad trip du matin, chagrin.
Envie de se prendre des résolutions façon "envoyer valdinguer cette vie de merde".
Serrer les dents à s'en faire mal à la machoîre.
Constater qu'un bonbon à la nicotine n'y change rien.
Faire le tour d'internet pour essayer de faire passer le temps plus vite, sans succès.
Tenter la méthode Coué, accuser la fatigue.
Et puis la délivrance.
Rentrer.
Personne sur la route, tu m'étonnes, qui serait assez con pour se lever tôt un jour pareil?
Les cons qui bossent.
Ou pire les cons qui ont bossé et ne se sont pas encore couchés.
Avaler les 22 kilomètres de A15 en un temps record sans se faire pécho par le radar ou se faire renverser par un vent qui a bien la patate, lui.
Arriver.
Le quartier dort.
La ville dort.
Le monde dort.
Moi aussi je vais dormir.
Longtemps.
Je voudrais que le monde m'attende, qu'il fasse a grasse matinée avec moi, qu'on réussisse à vivre ensemble ce premier jour.
Mais déjà le soleil ramène sa fraise.
Le miracle ne sera pas pour ce matin.
Y'a pas de miracles.
Y'a la vie qu'on vit, et c'est déjà ça.
Si c'est pas un conte de fées, c'est quand même pas la peine de refermer le bouquin, on est encore loin de la fin.
Alors dormir.
Tant pis pour cette page.
C'est peutêtre la première de l'année, mais derrière il en reste un bon paquet.
Le monde saura bien m'attendre de temps en temps.
Et moi le rejoindre.

Bonne année à tous.

vendredi 15 décembre 2006

Ce qu'il y a de neuf

Ah ben elle est pas mal, celle-là... Cet après-midi j'ai sans doute fait le rêve le plus nul de l'année. Pour faire court, en gros, j'ai rêvé que je rédigeais un billet pour mon site, genre un peu comme là, quoi. Sauf qu'à l'inverse de ce qui s'annonce, j'étais comme touché par la grâce littéraire, je n'étais plus qu'inspiration, l'enchaînement des mots sur l'écran touchait tout bonnement à la perfection.
Bien évidemment ça ne pouvait pas durer, à un moment je me suis réveillé, et c'est donc tombé pendant ce rêve.
Première réaction: "Non mais qu'est-ce que c'était que ce rêve tout pourri? Ca va pas mieux, moi..."
Deuxième réaction: "Hé, mais attends, j'étais quand même en train d'écrire un truc trop carrément génial dans ce rêve, y'a peu-être moyen d'en faire quelque chose IRL..."

Et là, c'est le drame.
(Pour ceux que ça saoûle de tout lire, rendez-vous à l'avant-dernier paragraphe, y'a un résumé du billet)

Vous allez trouver ça dommage (non ne vous arrachez pas les vêtements, ne vous recouvrez pas de cendres, sachons raison garder), mais figurez-vous qu'il m'a été absolument impossible de me rappeler quel pouvait bien être la thématique de ce que j'écrivais dans mon rêve. C'est ballot, hein?
Du coup, ben voilà quoi, je me retrouve à vous faire une superbe introduction vous détaillant par le menu mes difficultés à trouver l'inspiration. C'est un grand classique. Trop classique. Banal même. M'enfin, c'est sans doute un passage obligé dans la carrière de tout blogueur (ben oui, c'est bien ce que je suis, hein, finalement).
Alors allons-y gaiement, je m'en vais vous expliquer pourquoi je suis en ce moment même en train de me faire violence pour satisfaire vos voraces appétits de lecteurs (mais oui, je vous aime, tous, et surtout toutes). D'autant qu'il y a "Anaconda, le prédateur" sur W9, alors t'as qu'à voir...

Le fait est que depuis que j'ai trente ans, je me sens comme investi de nouvelles responsabilités. Comprenez-moi, c'est comme si d'un seul coup d'un seul j'avais endossé, sans avoir eu vraiment le choix, le costume de celui qui se doit d'arborer la vénérable sagesse inhérente à son âge. C'est vrai que ça fait beaucoup de grands mots pour simplement dire que je me fais l'obligation d'éviter de dire n'importe quoi, mais justement, ça fait partie du truc. Y'a plus moyen de kikoololer à tort et à travers, il me faut faire preuve d'exemple pour la jeunesse. Ce qui ne veut pas dire qu'il faut s'arrêter de dire des conneries, hein. Je peux toujours tout faire, le tout c'est de bien le faire, comme l'imposent mes 30 ans d'expérience de la vie.
Vous avez l'impression que j'ai décidé de me la jouer vieux briscard? Vous avez tout compris!
En fait je viens de passer d'un extrême à l'autre, comme je le fais pour beaucoup de choses dans la vie, sauf que là c'est pour quelque chose d'assez fondamental.
Tiens, je vais même changer de paragraphe pour vous expliquer ça.

"Quand je serai grand", en voilà une bonne phrase de gosse, hein? Pourtant je n'ai pas eu peur de m'en servir plus de dix ans après ma majorité. Une foule de témoins pourra attester du fait que jusque récemment, pour parler de mes ambitions professionnelles j'usais et abusais de la formulation suivante: "Oh moi, tu sais, je ne sais toujours pas ce que je ferai quand je serai grand".
Parce que le futur c'était loin.
Et puis c'était mieux.
Ou au moins différent.
Normalement il devait y avoir des voitures qui volent.
Et puis plein d'autres trucs qui ne sont pas arrivés, qui ne se sont pas déroulés comme je l'espérais, comme je l'aurais voulu.
Le temps passant, le futur espéré n'arrivant pas, je l'ai simplement remis à plus tard.
A un moment donné j'ai cru que j'y étais.
Bien sûr il y avait deux-trois trucs qui ne collaient pas, mais je m'en suis senti plus proche que jamais.
Et puis il s'est éloigné.
Je me suis trompé: là où j'aurais dû me rendre compte que j'espérais l'impossible, je suis accroché à l'illusion qu'un jour ça viendrait.
Tout seul.
Par miracle.
Sauf qu'un fois rendu à trente, l'évidence finit par s'imposer.
Ca y est.
Je suis grand.
Et les miracles n'existent pas.

Hé mais, attends un peu, coco, c'est qu'on est grave en train de s'éloigner du sujet là quand même! Alors, reprenons, donc ouais, comme j'ai trente ans, je ne peux plus me permettre d'écrire n'importe quoi, n'est-ce pas. Ceci étant dit, c'est pas l'envie qui me manque, il n'est qu'à voir le rêve décrit plus haut (si c'est pas le signe que je DOIS écrire quelque chose, je sais pas ce que c'est). Problème, l'inspiration vient à manquer.
Même si je n'ai pas hésité à vous abreuver de des pittoresques aventures qui jalonnent mon existence, je ne vous cache pas que la narration du week-end que je viens de vivre, tout entier consacré à célébrer mon anniversaire avec les différentes catégories de proches qui m'entourent, risquerait de manquer un peu de piquant.
En même temps, y'a pas grand chose d'autre à se mettre sous la dent...
Oserai-je?..

Là où c'est tout niqué, c'est qu'en vrai je vous ai déjà un peu tout dit la dernière fois... Je vous ai déjà expliqué le principe du superbe enchaînement faire à manger - manger - boire - dormir - faire la vaisselle - faire à manger - manger - boire - dormir - faire la vaisselle - faire à manger - manger - boire - dormir que j'ai effectué en moins de 48 heures.
Il y a cependant une chose dont je ne vous ai pas parlé et qui est tout de même hypra-importante en matière d'anniversaire. Non, parce que la conscience du temps qui passe (mais si, celle décrite un peu plus haut, là) c'est bien joli, mais en vrai le plus important c'est quand même les cadeaux!
Ouééééééé, les cadeauuuuuuux!
Permettez moi de crâner un brin, vu que j'vous f'rai dire j'ai pas eu que d'la merde cette année. Et encore, Noël n'est pas encore passé, hinhinhin, si vous me passez l'expression.
C'est parti pour la ronde des cadeaux!
On va faire ça en vrac, à cause que si je vous dis qui m'a offert quoi, ça ne vous dira rien puisque tous ces gens vous ne les connaissez pas. Le mieux c'est de faire une petite énumération à base de "le cadeau le plus gnagnagna", histoire de rendre ça un peu moins monotone qu'une liste de courses.

- Le cadeau le plus cher (ben quoi, c'est vrai, et puis ça veut pas dire que c'est le plus mieux) est un Archos 404 offert par l'un de mes parents, lequel n'était pas trop au courant que j'avais déjà un super lecteur MP3 de la mort qui tue de 30 Go, mais c'est l'intention qui compte n'est-ce pas. Bon, hé, en vrai, je vais pas faire ma précieuse, c'est un peu une tuerie ce petit joujou-là, ça fait lecteur MP3 of course, mais ça fait aussi lecteur vidéo, et surtout enregistreur! Genre ça peut remplacer un magnétoscope, tu vois le délire? Ouf' nan? On m'a offert la possibilité de le rendre à la Fnouc et de prendre autre chose à la place si ça me plaisait pas, mais franchement, je vais le garder, ne serait-ce que pour frimer devant les potes et collègues mâles de moins de 40 ans (ouais pasque les gonzesses et les vieux, ce genre de gadget ça les impressionne pas du tout, c'est bien dommage, surtout pour ce qui est des nanas, vu que ça me faciliterait pas mal la drague).
- Le cadeau le plus pratique c'est une télécommande universelle programmable. Alors oui, je sais, ça peut paraître un peu nazebroque comme cadeau, genre pas super-fun, mais en vérité, c'est super bien trouvé! Oui, car dans mon salon, entre les différents appareils audio/vidéo qui le peuplent, on arrive tout de même à réunir la bagarelle de six télécommandes, alors hein, c'est quand même hachement plus mieux de n'en garder qu'une, non? Et puis si ça me fait plaisir, hein?
- Le cadeau le plus humouristique, c'est (ce sont?) les trois premiers livres de Kaamelot. La vache, qu'est-ce que ça peut me faire rire...
- Le cadeau le plus musical et aussi le plus qui va m'obliger à sortir de ma grotte, ce sont des places pour un concert de Sanseverino pas bien loin de chez ouam en janvier. Six places. N'allez pas imaginer que je connais une personne généreuse au point de m'offrir six places de concert, non ce sont cinq petits malins qui se sont dit que ce serait cool de m'offrir leurs places, plus une pour moi, histoire de marquer le coup... Hé n'empêche, en vrai, trop cool comme cadeau, vu que Sanseverino c'est grave ma tasse de thé.
- Le cadeau le plus beau c'est un blender Kenwood avec un design staïli années 50, genre base en métal peint rouge (mais ouaiiiiis...) et récipient en verre ultra épais que si j'ai envie de mettre des glaçons dedans il ne bougera pas. Il paraît que je pourrais faire des soupes avec, mais je sais pas pourquoi je sens que ça va plus partir en vrille façon milk-shake ou coktail, stuvoiskeujveudire. Enfin en tout cas il a la classe totale, il faut vraiment que je me dépêche de refaire la peinture de la cuisine pour aller avec.
- Le cadeau le plus tu vas voir comment je vais pouvoir me la péter avec ça, c'est un CD de musique classique, la Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak, dirigée par Karajan. Bon, c'est vrai que j'ai plutôt tendance à la préférer sous la direction de Sir Georg Solti qui est quand même un peu moins une brute que Karajan, mais on va pas pinailler, hein...
- Le cadeau le plus culturel c'est un coffret anthologie de Bob Marley en 5 CD. Je dis culturel, parce qu'autour de moi j'ai pas mal d'énervés du reggae (enfin bon, quand je dis énervés...), ça va me permettre de me mettre un peu à niveau.
- Le cadeau le plus mural c'est une horloge murale. Elle est rouge. A croire que les gens se doutent de quelque chose... Pareil que le blender, elle sera très bien dans la cuisine dès lors que je l'aurai retapée.
- Le cadeau le plus invraisemblable est un jean ramené du Venezuela. La marque c'est Live States. Comme c'est un peu long à dire, on fait plus court en disant Live's. C'est d'ailleurs ce qui est noté sur la petite étiquette rouge au niveau de la poche arrière droite. Pour être tout à fait précis, il s'agit d'un Live's S01. Ouais chtejure. Limite je me demande si je vais pas faire des photos du machin et les publier ici, peut-être que vous pourriez me dire si ça ne vous rappelle rien...

Après, il y a un dernier cadeau, celui que je me suis fait à moi même. Ouais, je sais pas, j'avais l'impression de pas en avoir eu assez. Nan j'déconne.
Non, je me suis fait un petit plaisir. Un petit plaisir de trentenaire.
Eum'suis offert un petit portable. Pas téléphone, ordinateur. Mon tout premier.
J'avoue que c'est assez cool. Même que là maintenant tout de suite je suis en train de taper mon premier billet écrit depuis le canapé. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, euh non rien.
Bon pour l'instant c'est un peu relou puisque je dois retourner sous XP, à cause que y'a pas moyen d'installer Linousque pour une sombre histoire de module ethernet pas à jour, ou pas compatible, je sais pas, mais en tout cas ça freeze la bête au moment de l'install, je vous raconte pas comment ça me saoûle, mais il semble que ça s'arrangera avec le noyau 2.6.19, lequel n'est pas encore celui utilisé dans l'install par défaut de ma distro préférée donc il faut patienter. Que ceux qui ont compris la dernière phrase lèvent la main, ça me permettra de voir avec qui on peut discuter, ici.
Et puis bon, allez, c'est rigolo finalement de devoir se réinstaller un antivirus, un anti-spyware, de faire des mises à jour de sécurité cabalistiques tous les deux jours... enfin Windows, quoi! Ca rappelle des souvenirs...

Bon, hé, n'empêche voilà, ni vu ni connu j't'embrouille, j'aurai réussi à vous dégainer de quoi vous ruiner un peu les yeux en essayant de déchiffrer mes bafouillages dactylographiés.
Bon pour ceux qui eu la flemme de tout se fader (ou juste qui n'ont pas leurs lunettes sur eux) et qui sont directement descendus à cet avant-dernier paragraphe, je vous fais le petit résumé promis.
Pour commencer, l'auteur a expliqué qu'il avait du ma là trouver l'inspiration en ce moment. Après quoi il a dit son envie d'écrire, mais d'écrire un truc un peu chiadé faut pas déconner quand même à trente ans on ne peut plus faire n'importe quoi vu que c'est quand même un âge où il faut avoir conscience de certaines réalités. Ensuite il a énuméré la liste des cadeaux reçus pour son anniversaire histoire de meubler. Ah et pis il s'est acheté un portable aussi. Après y'a ce résumé. Et après le résumé il est probable qu'il souhaitera une bonne nuit à tout le monde.

Bon, allez, bonne nuit tout le monde.