Chimineks

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mot clé - Introspection

Fil des billets - Fil des commentaires

mercredi 20 février 2008

Extra ball

Ce soir je devais bosser pour la dernière fois du mois avant de prendre des vacances amplement méritées. Cependant, alors que je m'apprêtais à prendre mon service, il s'est avéré qu'à la faveur d'une amusante erreur de planning nous étions trop nombreux à être venus bosser. Toujours prompt à faire la preuve de ma légendaire abnégation dans ce genre de circonstances, j'ai pris sur moi de me porter volontaire pour rentrer à la maison et sacrifier ainsi une nuit de ce travail que j'aime tant. Physiquement et mentalement préparé à me taper une nuit quasi-blanche, me voilà donc seul chez moi à minuit du soir, sans rien d'autre à faire que zapper nonchalamment devant la téloche. Ou bien... Ou bien ça. Rattraper un peu de retard. Me dérouiller les doigts et le cerveau en tapant quelques lignes pour le plaisir des petits et grands.

Le fait est que je n'ai pas l'habitude de me lancer comme ça all'improvviso, sans la moindre idée de ce qui sera dit dans la phrase qui suit. Mais bon. On va le prendre comme un exercice intéressant. Un genre de freestyle littéraire. Ce n'est pas comme si je manquais de choses à raconter, que diantre. Quoique. Tout n'est pas bon à raconter. Dans ma vie. Oh, rien n'est inavouable. Dans ma vie. Mais tout n'est pas forcément digne d'intérêt. Dans ma vie. Hum. Que voilà un départ fulgurant. On est bien barré, là. A n'en pas douter, c'est de la notasse qui va déchaîner les passions, c'est certain. "Madame, Monsieur, j'ai l'honneur de vous faire savoir par la présente que mon quotidien récent est à ce point inintéressant que je préfère le passer sous silence plutôt que de vous en faire subir l'assommant récit". C'est bon, ça, coco.

Attention, je ne dis pas qu'il ne se passe rien. Mais que voulez-vous, mes problèmes de voisinage, mes soucis au boulot, mes histoires de famille, au bout d'un moment, j'ai plus envie d'en sortir que d'autre chose. Mais comment faire quand le cerveau n'est pas capable de sortir de ces thématiques dès lors qu'on lui laisse un peu de liberté de penser. Alors je préfère m'abrutir à coups de sport, de visionnage de films, de bouquinage, de Guitar Hero. C'est toujours mieux que de boire pour oublier. Mais la logique est la même. Et ça me dérange. De n'être pas capable de m'en dégager autrement qu'à travers ces formes de fuite. L'écriture n'est pas propice à la fuite. Ou à l'évasion, si on veut parler positif. Elle est le reflet de ce qu'on est, et en particulier des libertés qu'on arrive à s'accorder.

Je regrette de ne pas savoir tout envoyer péter. De ne pas savoir n'en avoir rien à foutre. Savoir dire merde au monde entier, sans se préoccuper des conséquences. J'imagine que j'ai été élevé à coups de concepts aux antipodes de ça. Je n'ai pourtant pas eu à subir le moindre soupçon d'éducation religieuse venant de mes parents, mais je me suis toujours comporté comme si je ne voulais pas faire de peine au petit Jésus. Il faut être gentil et poli, veiller à ne pas heurter son prochain, se mettre à la place de l'autre et essayer de le comprendre, avoir du respect pour chacun et pour chaque chose, avoir la foi en l'Homme, se garder des à-priori... Et à force de tendre la joue, tout ce que tu finis par ramasser, ce sont des baffes dans la gueule. Alors à quoi bon?

Le gentillesse est un piège. Et je suis pris dedans. Parce que je ne sais plus faire autrement. Et parce qu'il est trop tard pour devenir méchant. Méchant pour de vrai. Même rien qu'un peu. Juste savoir être un connard de temps en temps. Le temps de te dire que ta vie je m'en cogne. Mais ça je ne peux pas. J'ai beaucoup trop peur que tu te cognes de la mienne. Alors je suis gentil avec toi. Pour que tu sois gentil avec moi. Le problème c'est que ça ne marche pas à tous les coups. Il ne suffit pas d'être gentil pour être aimé. J'ai même parfois le sentiment qu'être méchant revient au même. A croire qu'il se trouve des gens qui aiment ça. C'est une théorie. Les gentils aiment les méchants. Et les méchants aiment les gentils. Question d'équilibre. De complémentarité. Heureusement, la vie est plus compliquée que ça, autrement elle serait bien monotone...

Je suis gentil. Je n'aime pas les méchants. Et encore moins les méchantes. Sans doute parce que celles que je préfère ce sont les gentilles. J'ai déjà eu à faire à de fausses gentilles qui finalement se sont révélées être des méchantes. J'ai aussi croisé des gentilles qui en fin de compte cherchaient plutôt un méchant. Mais, à mon grand dam, je n'ai pas croisé de vraie gentille qui cherche vraiment un gentil. C'est dommage, j'ai le profil idéal. Comme il est bon de schématiser. Surtout quand on est soi-même schématique. Nuances, nuances, nuances, que ne vous êtes-vous attardées sur ma petite personne? Juste une pincée, comme un sel de la vie. Globalement gentil, oui, mais pas soucieux d'infaillibilité, ça, ça m'aurait plu, bordel. Mais il est tard. Alors on fait c'qu'on peut avec c'qu'on a.

Là-dessus, je vous laisse, je dois aller pleurer sur le fait que les vacances sont enfin là, mais que cette année, pour la première fois depuis bien longtemps, il me faudra passer des vacances d'hiver sans ski (et même sans rien du tout faute de caillasse, en fait). Si t'as un chalet à la montagne et que tu sais pas quoi en faire pendant les trois prochaines semaines, fais-moi un signe.
Vas-y, fais pas ta pute.

vendredi 7 décembre 2007

Un début d'été pluvieux

C'est alors que notre héros réalisa qu'il venait de dire "J'ai trente ans" pour la dernière fois de sa vie.

Youpi.

Et toute cette sorte de choses.

mercredi 7 novembre 2007

On n'est pas là pour inventer l'eau chaude

Un jour, ça reviendra, c'est obligé. Je ne peux pas tellement compter sur le temps, à mon avis celui-là trouvera mieux à faire que s'occuper de moi, il faut simplement que je trouve comment faire. C'est tout. Ce qui n'est pas évident, c'est d'essayer d'y arriver tout seul. Les mains secourables peuvent aussi être celles qui te lâcheront du haut de la falaise quand finalement tu te révèles trop lourd à porter. Même si ça coûte, même si je ne sais pas le faire, même si le gamin que j'étais trouve que c'est vraiment trop injuste, je ne ferai pas autrement. J'ai déjà donné. Et j'ai déjà mangé.

Il y a deux ans, de grosses bombes m'ont explosé en pleine face. Même pas mort. Mais diminué. Tu vois, elles ont réussi à souffler la flamme. Tu sais bien, celle-là, celle qu'on a tous à l'intérieur. Et ne rigole pas sur l'analogie vieille comme le monde, cherche bien, et tu verras que tu l'as aussi. Bien sûr, on n'a pas tous la même, on en a de plus ou moins grandes, avec un foyer plus ou moins grand pour exister, qu'on arrive plus ou moins à maîtriser. Mais c'est là. Dedans. Le temps que tu passeras ici.

A la base, je ne suis pas du genre à cramer la vie sans craindre de n'avoir plus rien à brûler un jour. Même si parfois ça fait rêver, il faut être taillé pour ça, et je ne le suis pas. Sans regrets, je ne vais pas commencer à m'en vouloir de n'être pas quelqu'un d'autre. Juste un mec normal. Avec une vie normale. Une flamme normale. Pas constante, pas figée, avec des hauts, des bas, des douches froides, des regains de puissance dévastatrice, des coups de vents malvenus, d'autres bienvenus, vivante. Mais bon, ça ne se passe pas toujours exactement comme on le voudrait.

Des explosions dans la tronche, donc. Rien de grave, dans l'ensemble. Du classique. Terriblement classique. Sauf qu'en première ligne, le souffle, je l'ai senti passer. Et durer. Jusqu'au moment où n'est plus resté qu'une petite braise de rien du tout. Plutôt mourir que de la laisser s'éteindre. Pour ne pas rester dans le noir, j'ai ranimé la flamme, avec ce que j'ai pu, c'est-à-dire pas grand-chose. Juste la conviction que ça pouvait valoir le coup d'essayer. Encore. Same player shoot again. Tu parles.

Ce qui m'a explosé à la tronche, c'est ce pourquoi que je me suis enflammé. Mes espoirs. Ceux qui me faisaient me dire, des trucs du genre "Vas-y, laisse passer l'orage, pour l'instant c'est la merde, mais ça finira bien par s'arranger un jour, et là, forcément, ce sera mieux". Et franchement, à un moment donné, j'ai cru que j'y étais. La fin de la tempête. La putain de tempête qui s'est déclenchée dans mon crâne il y a 15 ans quand mes parents ont décidé de se faire la guerre plutôt que de se séparer comme des gens civilisés. Loupé.

Si je ressens ce vide à l'intérieur, si j'ai parfois des envies d'incendie, je ne vais pas commencer à dire que c'est rien que la faute à mes parents, bouh les vilains. Ils n'ont rien fait de mal. Ils ont juste oublié d'être là. Alors j'ai dû bricoler. Faire tout seul le choix de ce qui me paraissait important pour réussir sa vie. "Réussir sa vie"... Le voilà mon héritage, une notion à la con. Enfin, j'ai fini par me trouver des projets, des objectifs. Des trucs très loin des concepts de carrière, ambition, succès professionnel, propriété de son logement... Non, juste réussir là où mes parents s'étaient lamentablement plantés, par exemple.

Décider de partir tout seul pour réussir là où il faut être au minimum deux. Haha. J'en ris encore. Et pourtant j'ai carburé à ça pendant presque 15 ans. Bien vu l'aveugle. Malheureux tout seul, je me suis dit que j'arriverais à être heureux à deux (et plus puisqu'affinités). Et ouais j'y ai cru. En même temps, encore une fois, je n'avais personne pour m'expliquer la vie, j'ai dû me dépatouiller tout seul pour trouver un sens à tout ça, alors je vous en prie, je vous en prie. Si les ados avaient tout compris à la vie, ça se saurait. Quoi qu'ils en pensent.

Alors bon, longtemps malheureux dans ma solitude, j'entretenais le feu intérieur en me disant qu'un jour, oui un jour, je serais heureux car elle serait mienne, nous aurions vécu longtemps et aurions eu beaucoup d'enfants. Etant entendu que "elle" pouvait signifier n'importe quelle donzelle en pinçant un peu pour moi et pourvue de gros nichons. A présent j'ai un peu cessé de nourrir de folles ambitions de ce côté-là. A dire vrai, je crains même d'avoir basculé de la position "mon bonheur=ma gonzesse" à celle tout aussi extrême du type "les gonzesses=mon malheur". D'où une certaine réticence à m'enflammer à ce niveau-là, stuvois c'que j'veux dire.

Me manquent la vigueur, la raison, le combustible, je ne sais plus. Ou plutôt je ne sais pas. Ce qui mérite qu'on s'enflamme. J'ai cru le savoir, et je m'y suis jeté de tout mon coeur. J'en suis ressorti carbonisé. Avec l'envie de plus jamais prendre le risque que ça m'explose en pleine face. Même si je sais que le souffle de l'explosion, aussi fort soit-il, ne pourra jamais tout éteindre en moi. Mais réduire un incendie à ce qui sort de ton briquet Bic, oui, ça peut. Pour l'instant le dragon manque un peu de souffle. Mais ça passera.

mardi 4 septembre 2007

Ouais, ouais, ouais...

Alors que le charmant bambin qui loge au-dessus de chez moi entame son traditionnel concerto pour hurlements du milieu de la nuit, je ne peux m'empêcher d'avoir une pensée pour mes nombreux amis fonctionnaires enseignants de l'Education Nationale pour qui ce sera dans quelques heures la rentrée et le moment tant redouté de faire connaissance avec la fournée de mioches de cette année. Oh, bien sûr, l'affreux moutard qui s'égosille en ce moment pour mon plus grand bonheur auditif est encore loin d'avoir l'âge d'aller à l'école, sans doute n'y mettra-t-il les pieds que d'ici deux bonnes années, mais enfin, vu l'éducation que lui dispensent ses parents, on est en droit de se dire que ça promet.
Finalement, la principale nuisance sonore que j'ai à subir, c'est lui. Parce qu'il crie. Tout le temps. Quand il est content. Quand il est pas content. Quand il est là. Ouais, tout le temps, c'est bien ça. Je ne prétends pas me poser en grand professionnel de l'éducation des enfants, et pour cause, j'en ai pas, m'enfin bon, il me semble qu'à partir du moment où un môme marche, il est aussi capable de comprendre quand on l'invite à fermer sa gueule. Le truc c'est que manifestement, dans le cas présent, papa et maman n'ont pas l'air disposés à prier leur petit prince adoré de la mettre en veilleuse. Et c'est regrettable. Parce que s'ils n'arrivent pas maintenant à s'essayer à un peu d'autorité sur cette petite chose si mignonne qui leur ressemble en plus petit, quelque chose me dit que d'ici quelques années, quand il essaieront de serrer un peu la vis à un adolescent un peu turbulent, ils récolteront le juste fruit de ce qu'ils sèment aujourd'hui. A savoir peau d'balle. Et ce sera bien fait pour leur gueule.
Mais bien dommage pour la Société.

En attendant que la petite peste hurlante ne grandisse pour devenir ce qui se fera de pire en matière de Rebelz wizaoute eu cause décérebré, je suis pour l'instant le seul à le subir en trouvant ça pas tout à fait acceptable. Parce que ses géniteurs semblent avoir décidé de la jouer "Ah ben oui, mais bon, c'est comme ça, qu'est-ce qu'on peut y faire?". A la base, honnêtement, je m'en fous, tant que ça ne me concerne pas. Sauf que les ambiances sonores de tremblement de terre quand l'affreux se met à courir comme un dératé à travers l'appart', je dis non.
A la base, j'ai plutôt une tendance exagérée à avoir foi en l'être humain. Quand je dis exagérée, c'est par exemple quand je pars du principe que lorsqu'un voisin se montre bruyant il saura en prendre conscience sans que je me manifeste et adapter son comportement de lui-même pour se faire plus discret. T'as vu, j'y crois fort, hein? C'est dire si le boucan occasionné par le godzilla miniature du dessus a pu atteindre des proportions apocalyptiques: carrément, je suis monté pour me plaindre. Et ouais. Non, mais ho, hé. Attends, au bout d'un moment, ça va bien, hein (Je fais bien le voisin furax, non?).
La première fois que je suis monté, c'était en pleine journée, là où on est supposé être un peu plus tolérant, mais crois-moi j'étais au top level niveau credibility: on devait être au milieu de l'après-midi et j'essayais de dormir entre deux nuits de travail particulièrement ambiancées stress. Quand un bruit comparable à celui d'une armée grecque partant à l'assaut de quelque forteresse troyenne m'a réveillé, je n'ai pas pu m'empêcher d'en concevoir une certaine aigreur, suffisamment concentrée pour me faire me lever et me saper approximativement avant de monter sonner, les doigts mus par l'irrésistible force du "samerlapute, c'est pas bientôt fini, non?" intérieur.

Moi je suis poli et gentil, j'y peux rien, c'est la faute de mes parents. Du coup, quand bien même mon cerveau reptilien me commandait de défoncer la porte si nécessaire pour me saisir du gamin et le jeter à travers la fenêtre (de préférence fermée), je me suis contenté, avec une gueule de déterré certainement plus que convaincainte, de demander à ce que "s'il vous plaît j'essaye de dormir je rebosse ce soir, est-ce que y'aurait moyen qu'il arrête de courir partout s'il te plaît pasqu'on entend tout en-dessous merci". Pour le coup, ça a environ marché, au moins le temps que je puisse me rendormir.
La logique aurait exigé que, conscients qu'en pleine journée cela me dérangeait et que par voie de conséquence en soirée il en allait forcément de même, mes voisins adaptassent en fonction de cela leurs exigences de calme vis-à-vis de leur turbulent garçonnet, et ce quelle que soit l'heure. Oui mais non. Car la logique et mes voisins ne font pas partie du même univers. Chacun ignore l'existence de l'autre et est très content comme ça. J'ai donc eu à remonter, pour le même motif, mais à une heure autrement plus incongrue s'agissant de ce type de tapage: 22h30, et le mouflet qui s'amusait à courir un 3000 mètres steeple entre sa chambre et le salon. Le tout en criant, ça va de soi. Normal. Du moins il faut croire, puisque jusqu'à ce que je monte cela ne semblait déranger personne.
Encore une fois je m'étais déplacé animé par une farouche envie d'insulter au-delà de l'humainement supportable les père et mère de mes voisins, non sans leur avoir au préalable expliqué qu'il constituaient à eux trois le pire fléau que la Terre ait jamais porté. Et pourtant, une fois la porte ouverte, la bienséance incorruptible qui me tapisse l'intérieur du surmoi a pris le dessus et n'a consenti à me laisser manifester ma désapprobation qu'au travers d'un "Nan mais là il faut qu'il arrête, là" vaguement ferme, mais surtout ultra-mesuré de par sa politesse. C'est alors que, pendant que je faisais sobrement part de ma réprobation à son père, l'horripilant gnome a surgi...

Voyant que son père, comme à son habitude, s'efforçait de me noyer sous un océan de molles expressions empreintes d'impuissance et de fatalisme, je décidai, puisque l'occasion m'en était donnée, de m'adresser directement au responsable direct de mon exaspération. Partant du principe que les enfants sont tout sauf des gogols, et qu'ils comprennent très bien ce qu'on leur dit en leur parlant avec des mots d'adultes, j'entrepris de lui expliquer ce que j'attendais de lui en des termes tels que "Il ne faut pas que tu coures comme ça, ça fait du bruit tu sais, et ça me dérange", "Si tu veux courir, fais-le avec ton papa, dehors, mais pas dans la maison", ou encore "Ne crie pas comme ça tout le temps pour rien, ce n'est pas agréable, pour moi, mais aussi pour ton papa et ta maman, tu sais?".
Une fois mon mini-laïus terminé, il n'a pas décroché ses yeux des miens. Il a laissé passer deux secondes puis il m'a ri au nez avant de se barrer en courant et en rigolant dans le salon.
P'tit con.
Et là, le père qui me sort un truc du genre "Ah ben oui, mais c'est ça le problème, c'est qu'il veut pas écouter...". Franchement, j'en suis resté baba, même pas eu le réflexe de lui dire qu'il fallait peut-être qu'il trouve une solution à ce problème-là en priorité. Au bout de quelques secondes le lardon rigolard s'est repointé, et alors que je me remettais toujours pas de l'invraisemblable enchaînement auquel je venais d'assister, son père a fini par s'adresser à lui. Comme ça: "Il faut pas que tu fasses des bêtises, sinon le monsieur il va venir te taper...".
Je rappelle, pour mémoire, que le père du machin, ce n'est pas moi, mais le type qui vient de lui dire que s'il ne se tenait pas à carreau, c'est moi, Thomas, le méchant monsieur, qui viendrait personnellement le tabasser pour lui apprendre la vie. Tout va bien. C'est normal.
Et encore plus normal, le môme qui se rebarre en courant et toujours en rigolant dans le salon.
Evidemment, en assistant à ça, comment veux-tu que le moindre espoir soit permis? Ca m'a tellement scotché que je n'ai même pas réagi, et pour tout dire je ne sais même plus ce qui s'est passé entre ce moment-là et celui où j'ai refermé la porte de chez moi après être redescendu.
Hallucinant.
Et ceux qui ont des gosses, ce sont eux...

J'ai des amis qui ont des gosses. Ils le disent tous. Entre ce que tu imaginais pouvoir instaurer comme règles, comme discipline, ou tout simplement comme éducation, et ce que tu arrives à faire dans la réalité, il y a un monde. D'accord, je veux bien. N'empêche que là, ça dépasse l'entendement. Pour ce qui est de mes potes, s'ils sont loin de pouvoir prétendre mener leurs enfants à la baguette, au moins, on sent qu'ils maîtrisent un minimum leur affaire et qu'en tout cas ce n'est pas du grand n'importe quoi tout à l'impro. Pour ce qui est de mes voisins, je suis désolé, j'ai beau ne pas être parent, je l'affirme, ils sont carrément en freestyle. Etre parents, ils sont partis sans avoir la moindre idée de ce que ça pouvait signifier et ils sont complètement dépassés, c'est clair.
Franchement pour qu'un père en soit réduit à brandir son voisin aux allures de beatnik en guise de menace pour essayer de faire montre d'un peu d'autorité... Ca en dit long sur la foi qu'il a en ses capacités à s'en sortir tout seul. Enfin bon, à la limite, allez, je veux bien jouer les ogres de service, mais bon, vu la réaction du mioche à la redoutable menace que je peux constituer, on peut partir du principe que cette stratégie ne sera sans doute pas payante. Après il faut espérer qu'elle ne sera pas à l'avenir remplacée par celle de la baffe dans la tronche si tu mouftes, ou rien que si tu me gonfles.
Oui parce que ça se fait encore. Et sans honte aucune, en plus.

Tout à l'heure, alors que j'arpentais à bon rythme le parcours moutonnier de l'Alinéa pas loin de chez moi, j'ai eu l'occasion de croiser un bon gros connard dont on se demande ce qui a bien pu le pousser un jour à faire des gosses. Je dis ça parce que, pour une raison que j'ignore mais de toutes façons injustifiée, il était vénère plus-plus-plus contre son gamin, un garçon de 7-8 ans maxi, et le lui signifiait à grands coups de claques puissantes et répétées sur l'arrière du crâne. Si j'ai bien tout compris, la raison number one pour laquelle il lui collait des beignes, c'est qu'il chialait. Quoi de mieux pour lui faire retrouver le moral qu'une bonne série de mandales, hum, c'est logique, non? La raison number two, c'est qu'en plus son fils avait l'outrecuidance de ralentir l'allure dès lors qu'il se prenait des coups, ce qui est tout à fait illogique, puisque les coups allaient dans le sens de la marche. Bref tout ça, agrémenté de commentaires affectueux du type "Mais j'vais l'défoncer çui-là, j'vais l'défoncer...". Il faut dire que malgré son jeune âge, le fils faisait montre face à son père d'une capacité de résistance passive quasi admirable. Sans ouvrir la bouche, rien qu'à sa façon de marcher, on sentait bien qu'il lui disait un truc du genre "Vas-y, cogne, j'en ai rien à foutre, je sais que c'est moi qui ai raison, et toi qui as tort."
Au bout d'un moment, quand même, la mère, et la grand-mère du gosse on fini par réagir. Avec un peu de chance pour lui, dans pas trop loin ses parents se sépareront et il restera avec sa mère. En attendant le mal est sûrement déjà fait. Et j'ai repensé à mes copines et copains profs d'école, de lycée... Comment tu fais, quand tu dois passer derrière des parents pareils? Comment veux-tu que ce gosse accepte que l'autorité n'est pas forcément quelque chose qui doit lui nuire?

Ouaip, souvent, trop peut-être, en voyant passer des familles anonymes sous mes yeux, je me dis qu'être parent c'est compliqué, et que bien des gens qui le sont ne savent pas le faire correctement. Sans doute le vestige d'une certitude passée. Pendant une assez longue période de ma vie j'ai été persuadé que moi je saurais. C'était carrément un objectif, il fallait que j'y arrive. J'avais décidé ça à la séparation de mes parents. Je vous passe les détails, mais en gros dans ma tête, je suis arrivé à un raisonnement du type "Puisque la famille dans laquelle j'ai grandi est toute pourrie, je vais en fonder une, et tu vas voir qu'elle va cartonner".
Le pire, c'est que j'y ai cru longtemps. Beaucoup trop longtemps. Au point de parasiter mon rapport aux autres (surtout aux autres avec des nichons, en fait). Bref, aujourd'hui je me rends compte que je ne suis pas mieux armé ou instruit qu'un autre pour réussir à fonder une famille. A la limite c'est plutôt le contraire, si l'on s'en tient au seul exemple que je connais bien, celui de mes parents. Donc bon, finis les plans sur la comète, et franchement, c'est pas plus mal, au bout du compte: vu d'un oeil de célibataire, toute cette histoire de femme aimante, d'enfants, de pavillon, de chien et de monospace, c'est quand même un poil flippant en vrai. Dit-il du haut de la somme de réflexion accumulée par son cerveau logique et cartésien.
N'empêche que bon. Les restes ont la vie dure. Puisque de mon point de vue l'univers gravite autour de moi, quand je croise tous ces parents hors-course, du plus incompétent (mes voisins du dessus) au plus dangereux (le connard de l'Alinéa), je ne peux pas m'empêcher de ressentir ce truc bizarre. Je sais pas si c'est ce qu'on appelle l'envie, au sens biblique du terme, ou une forme de jalousie mais... Putain pourquoi est-ce que des gros nazes comme eux y sont arrivés alors que moi qui serais capable de faire mille fois mieux je reste seul avec mes aptitudes exceptionnelles sur l'oreille sans être sûr de pouvoir les fumer plus tard?
Je sais bien que c'est con.
Mais bon.
On ne pas être QUE raisonnable et réfléchi.

Après tout, ce qui pousse les gros nazes à se reproduire sans se poser la question de savoir s'ils sont capables d'en assumer les conséquences, c'est peut-être uniquement un instinct primaire et basique de reproduction, de perpétuation des gènes coûte que coûte. Et cet instinct-là, pas de raison qu'il ne soit pas en moi aussi. Alors qu'à ma façon à moi, je serais peut-être aussi un mauvais père, va savoir...
Allez, stop.
Après avoir passé des années à me persuader que je serais le meilleur père que la galaxie ait jamais connu, juste parce que je l'avais décidé, je ne vais pas basculer dans l'excès inverse et partir du principe que je suis incapable d'élever des gosses sans en faire des traumatisés de la vie.
J'en sais rien.
Et puis de toutes façons, avant de penser enfants, il faut penser mère. Et avant de penser mère, il faut penser meuf. Et avant de penser meuf, il faut penser trouver la meuf. Et avant de penser trouver la meuf, il faut penser...
...
...
Arrêter de penser peut-être?
De toutes façons, ça devient chiant, là, faîtes moi penser que les grandes considérations pseudo-psychologico-métaphysiques ça me réussit pas trop et que c'est mieux quand je raconte pourquoi les grille-pain chromés ça roxe mille fois plus que ceux en plastique bête, même coloré.
Pour en finir, quand même, avec cette histoire d'enfants-parents, tout ça, on m'a conseillé il y a peu de lire un bouquin intitulé No Kid. Y sont énumérées et argumentées 40 bonnes raisons de ne pas avoir d'enfant. Là où le discours perd un peu en force, c'est quand on apprend que l'auteure de ce supposé brûlot est elle-même mère de deux gamins. Hachement cohérent. Tout ça pour pouvoir toucher plus d'allocs, non vraiment madame Maier, ce n'est pas très joli.

Là-dessus, je vous laisse, France 5 diffuse une série résolument fascinante sur une harde de suricates d'Afrique Australe, je m'en voudrais de louper le premier épisode. Surtout qu'il y en a treize.
La vie, ça se crame, ou ça ne se vit pas.

mercredi 7 février 2007

Bascules

Ouaip, y'a pas à dire, y'a des moments où tu te rends compte que bien des choses changent sans que personne ne s'en aperçoive. Et d'un coup, ça te saute à la gueule, comme ça, sans prévenir.
L'autre jour je suis allé chez mon pote B-Boy. Enfin chez lui et son avocate chérie, pour être plus précis.
Il y a deux ans ils se sont installés ensemble.
Soit.
En Juillet dernier ils se sont pacsés.
Admettons.
Là ils m'annoncent qu'ils vont probablement s'acheter un appart'.
Certes.
Jusque là, tu vois, rien ne m'avait particulièrement mis la puce à l'oreille, j'avais pas fait gaffe, ça s'enchaînait logiquement, sans à-coups, tranquille.
Et alors donc, bon, là, on discute, on discute, gnagnagni F3, gnagnagna 63 m², blablabli 200000 euros, blablabla emprunt banque, enfin tu vois l'délire, quoi.
Puis on en vient à aborder le principal: est-ce qu'au moins il est sympa cet appart'?
Réponse de B-Boy:
"Ouais bon, c'est pas franchement de ça qu'on rêvait, mais bon, on fait avec nos moyens."

Et là, c'est le drame.

Mon B-Boy d'ajouter:
"De toutes façons, il peut que prendre de la valeur".
Vertige.
Qu'est-ce qui s'est passé?
J'ai rien vu venir.
Y'a eu comme une faille dans l'espace-temps.
Il a vraiment dit ça?
Mais ouais, il l'a vraiment dit.
Wo putain, j'me sens vieux d'un coup.
Enfin non, pas vieux, loin.
Pas en retard, non, carrément dans une dimension parallèle.
Une dimension, où je me retrouverais carrément tout seul.
Euleuleu.
Pas cool.

Evidemment, là, histoire que vous pigiez quelque chose, une brève explication aurait comme une légère tendance à s'imposer.
Alors mon B-Boy, attends que je me souvienne, ça fait quand même quelque chose comme 16 ans que je le pratique, je commence à avoir une vague idée du personnage. Je vais pas m'amuser à t'en faire l'historique et/ou le descriptif détaillé, d'abord je suis pas sûr que ça lui plairait que je cause de lui comme ça sans vergogne sur un site internet dont il ignore jusqu'à l'existence.
Enfin, pour une raison ou pour une autre, ce mec était pour moi le dernier vrai djeunze de ma bande de potes. Attention, hein, dans un mois, il va avoir 30 ans lui aussi (haha, trop les boules), mais bon, je sais pas, son insouciance face à la vie, son refus de se contraindre à s'encombrer la tête avec des préoccupations de grande personne, sa façon de m'inviter à venir voir la finale du SuperBowl un dimanche soir alors que ça se finit à 4 heures du matin, sa collection de baskets qui dépasse l'entendement, ses rêves toujours vivants de devenir une rockstar, enfin, bref, tout ça faisait que je m'étais persuadé qu'il resterait un djeunze toute sa vie.
Et d'abord même lui le proclamait haut et fort, il aurait pour toujours 19 ans dans sa tête!
Et dimanche soir il me sort "De toutes façons, il peut que prendre de la valeur".
Ouohohow...
Mais que s'est-il passé et qui m'a échappé?..

Plus normal que ça, tu meurs.
Le temps passe, on vieillit, nos vies changent et nos préoccupations aussi, tout ceci dure depuis au moins vachement longtemps à l'échelle de l'histoire de l'Humanité.
Ouais, ouais, ouais.
En même temps, si je m'amuse à me regarder un tout petit peu le nombril, je ne peux pas m'empêcher de me demander où j'ai merdé au point de passer à côté de la normalité.
Dans la vrai vie, j'ai des amis.
Et quand je te dis amis, je rigole pas, je les côtoie en moyenne depuis au moins 15 ans. Les années collège-lycée, si tu préfères. A l'époque on était tous un peu pareil, du moins on partait de la même ligne. C'est pas que ce soit une course, ou une compétition, mais bizarrement, je sais pas pourquoi, je me sens un peu en retard.
Tiens, 3 trucs au hasard (tu parles, Charles!):
1/ Etre pas tout seul,
2/ Avoir des gosses,
3/ Etre propriétaire de son logement.
De toute la bande, je suis le seul et unique à n'avoir aucun des trois.
Le 1/, à une exception près, tout le monde l'a.
En vérité, presque tout le monde en a au moins deux sur trois. Y'en a même qui ont les trois.
Moi oualou.
C'est idiot, mais j'arrive pas à devenir un pounk et me dire que j'en ai rien à foutre, no future, tout ça, tout ça.

A force de voir autour de moi les bébés naître, les PACS se conclure et les emprunts sur 20 ans se souscrire, j'ai dû basculer dans le conformisme sans m'en apercevoir. Après la question est de savoir si ça vaut le coup ou pas.
Honnêtement, à la base, le fait de ne pas être un heureux propriétaire de mon logement, j'en ai un peu pas grand-chose à foutre. Oui mais (car il en fallait bien un) regarde un peu comme j'ai l'esprit tordu.
Souviens-toi de l'exception près dont je te parlais un peu plus haut, prends le temps de relire si besoin, ça y est tu vois. Bon, et ben cette amie, car oui, c'est bien une femelle, cette amie, donc, qui tout comme moi se morfond toute seule dans son grand lit froid quand vient la nuit, et ben elle, au moins, elle est propriétaire de son appart'! Alors que moi j'ai même pas ça!
Nan mais tu vois à quoi j'en suis réduit?
Franchement, si l'aspirant néo-hippie que j'étais à 15 ans lisait ça, il se foutrait bien de ma gueule, et il aurait bien raison en plus, ce p'tit con.
Bon après on se calme, hein, devenir propriétaire, ça n'a jamais été mon rêve, et y'a de fortes chances que ça ne le devienne jamais. Juste je fais un caprice, comme au bon vieux temps. C'est pas que j'aie vraiment envie de ce que t'as, c'est juste que ça me fait chier que toi tu l'aies et moi pas. Si je l'avais, ça me rendrait probablement pas plus heureux. Mais si même un truc aussi insignifiant pour moi j'y ai pas droit, alors à quoi je peux prétendre?

Tu sais quoi, ça commence à devenir way too personal dans le coin, je me demande bien comment faire pour dédramatiser tout ça et éviter de sombrer une self-victimisation un peu chiante à se fader pour le lecteur.
D'autant que c'est d'un banal...
Tiens je sais je vais essayer de m'élever un peu, au moins du nombril jusqu'à la tête, au moins on pourra rigoler un peu.

Moi, je ne serai jamais chauve, et je prends un plaisir sadique à le pérorer bruyamment en présence de dégarnis dans l'assistance.
C'est injuste, mais c'est comme ça, c'est génétique, dans la famille il est de tradition de ne pas perdre ses cheveux. Ca c'est du côté de mon père. Du côté de ma mère, la tradition c'est d'en avoir plein, des cheveux. Genre à ne plus savoir qu'en foutre et à faire la fortune des coiffeurs. L'addition des deux fait que des cheveux j'en ai plein et en plus y'a peu de chance que je les perde.
Allez tiens, je vais m'accorder un petit plaisir.
Mouhouhouhahaaa...
Pouf-pouf.
Et alors donc des cheveux, ces jours-ci, j'en ai encore plus parce que ça commence à faire un bout que j'ai pas foutu les pieds dans mon salon de coiffure à mémère habituel. Au point que les gens commencent à me saouler avec leurs "ouah la touffe que t'as en ce moment!".
D'abord je vous merde.
Et ensuite, c'est l'heure du réveil du Lion.
...
Ca claque, non?
Importun: "Dis donc, il serait pas un peu temps d'aller chez le coiffeur?"
Moi: "Ta gueule, c'est l'heure du réveil du Lion"

Ouais, je sais pas, ça m'est venu comme ça ce matin, au taf.
Je me suis vu dans la glace au sortir de ma pause dodo de 3 heures, la gueule enfarinée et le cheveu méchamment en bataille, et je me suis dit "Ouah, c'te crinière! On dirait carrément Mufasa!"
A une époque ou la plupart des mecs se content d'arborer une coupe stricte sabot 5mm pour tout le monde, ou crête à la Beckham pour les plus jeunes, je trouve ça plutôt classieux de dégainer la wave sauvage, la nuque longue assumée et les rouflaquettes arrogantes.
Toute la question est de savoir où se situe la frontière entre, "ouah, comment il a une chevelure trop impressionnante ce keumé", et "han, mais comment il ressemble trop à rien c'bouffon". Pour l'instant, je pense que je suis encore du bon côté de la fashion.
Enfin en tout cas, par opposition aux caractère chichiteux des mes préoccupations petites-bourgeoises décrites quelques paragraphes plus haut, l'expression le réveil du Lion a quand même quelque chose d'encourageant. Déjà, le réveil, mais alors Lion... carrément trop la classe!
Alors ouais, en ce moment, j'oscille pas mal, pas plus tard qu'il y a quelques lignes j'étais au bord d'écrire un truc du genre "ça s'arrangera jamais parce que mon destin c'est d'avoir une vie de merde", mais là, présentement, il me plaît de me dire qu'il suffit de pas grand-chose pour que renaisse une forme d'espoir.
En l'espèce pas grand-chose c'est la longueur de mes cheveux.
Bon, j'en suis pas encore à rugir de véhéments "tremblez gonzesses, car votre maître à toutes s'éveille de sa torpeur!", m'enfin, après tout, peut-être que ça pourrait finir par venir sans être obligé d'attendre une autre vie. Ou si ça va pas jusque là, au moins avoir une vie sexuelle un poil plus existante que ouh mais attends est-ce que j'ai vraiment envie de parler de ça ici ouais nan en fait.
Donc disais-je, mes cheveux sont mieux que les tiens, ou mieux que ceux de ton keum, au choix, mais ne pleure pas, qui sait un jour peut-être tu seras propriétaire de ton logement alors que moi toujours pas.

Considérant l'heure déjà avancée de la journée, l'auteur se dit alors qu'il irait bien faire une petite sieste, histoire de compenser le fait que dans les dernières 24 heures il n'en avait dormi que 2. Tout à sa joie de s'accorder un repos bien mérité, notre héros s'en fût donc sans prendre la peine de trouver une conclusion un tant soit peu chiadée pour son billet, négligeant par la même les règles élémentaires de la bienséance inhérentes au respect dû à son lectorat.

- page 1 de 2