Entre nous, je ne suis pas un fanatique des mots d'excuses. Mais là, je pense qu'il vaut mieux que je prévienne, histoire d'éviter que ne vienne à certain(e)s l'idée de balancer des commentaires haineux, du style "Et ben alors, t'es mort ou quoi? Hahahahaha, bien fait LOLOLOLOLOL XPTDR", sous prétexte que ma production ici subit un léger ralentissement. C'est vrai, quoi, après tout, ça peut arriver. Et là, vous allez me dire "Non, pas toi, Joe, pense à ta femme, tes gosses, tu peux pas leur faire ça, tu vas pas te laisser sombrer dans un manque d'inspiration tel que tu te sens obligé d'écrire un truc pour expliquer que tu manques d'inspiration...". Et ben si, t'as vu. Sans pitié. Mais bon, vite fait, hein, juste en guise d'introduction, après on va passer à autre chose. Autre chose d'un peu plus dark, t'vois, genre si ça se trouve tu vas regretter que je n'en reste pas à la bonne vieille panne de l'écrivain (yeah, baby, écrivain). Allez, on reprend.

En ce début d'automne, je suis comme saisi par une langueur indicible, empreinte de la nostalgie d'un été qui n'a pas existé et de l'appréhension d'un hiver qui verra une fois encore décembre me faire vieillir un peu plus. Et je n'ai toujours pas trouvé mon grille-pain. Pas étonnant, puisque je ne l'ai pas cherché. Enfin bref, tout ça manque un peu d'allant, de tonus, de gnaque, de fighting spirit, quoi. Après, aucune loi n'oblige à être à balle en permanence, du moins pas encore. L'on peut bien s'accorder le droit à la baisse de régime de temps à autre. Ce qui est sûr, c'est que dans ces circonstances où l'imagination et la fantaisie ont tendance à se mettre en position de veille, la tenue régulière d'un blog se révèle quelque peu problématique. Ce qui ne va pas sans me contrarier. Et ce d'autant plus depuis que je sais quelle foule innombrable se précipite quotidiennement chez moi à la recherche de quelque mise à jour à se mettre sous la dent. Ouais, j'ai sauté le pas, ça y est. J'ai mon script pour savoir qui vient, quand, comment, et bientôt pourquoi, vos papiers plus vite que ça. Ca va, c'est beaucoup moins addictif qu'on aurait pu le craindre.

Afin de mettre en place une mesure d'audience quantitative, qualitative et surtout pertinente, il a fallu que je remette le nez dans le PHP, et là, d'un coup, en le faisant, je me suis souvenu que je trouvais ça plutôt amusant en fait. Alors que depuis des mois je tournais avec une version de Dotclear même pas à jour (hou, le nul), en me disant de temps en temps "Mouaif, Mbof, on s'en fout, c'est pas demain que les chinois du F.B.I. vont venir hacker mon site", j'ai ressenti le besoin irrépressible de passer à la dernière version avec mise à jour de tous les plugins en conséquence. Ca a bugué sur plein de trucs, y'avait des tas de bidules qui marchaient plus, des messages d'erreur à n'en plus finir, bref, le pied total. Total, parce que maintenant ça remarche tout bien comme il faut. La preuve, vous voyez même pas la différence. Alors qu'on est passés à la 1.2.7.1, les mecs, 1.2.7.1! C'est quand même autre chose que cette pouilleuse de 1.2.5 dans laquelle je me vautrais sans honte aucune il y a peu. Toujours est-il que gonflé à bloc par ma mise à jour couronnée de succès, je me suis senti pousser des ailes et me suis pris à rêver de création d'un nouveau thème, d'installation d'un lecteur RSS en ligne et autres joyeusetés à vous préserver de la lumière du jour pour pas mal d'heures... Et j'ai fini par prendre une grave décision. Si vous n'êtes pas assis, ce qui me paraîtrait quand même un peu étrange, trouvez-vous une chaise, un tabouret, un parpaing, n'importe quoi, parce que, là, ça va envoyer du lourd.

J'ai décidé de passer à Dotclear 2.
Et ouais.
Rien que ça.
Ca vous la coupe, hein?
Haha.
Allez, remettez-vous.
Respirez.
C'eeeeeeeeeest bien.
Bon.
Je peux continuer?

Ouaip, Dotclear 2. Et croyez-moi, ça ne va pas être de la tarte. On est loin de la petite mise à jour normale à laquelle je viens de procéder. En gros, pour tenter une analogie un peu parlante, ce que je viens de faire, passer de la 1.2.5 à la 1.2.7.1, ça revient à repeindre les murs un peu défraîchis de son appartement, tout en réparant une petite fuite par-ci, une prise de courant par-là. Par contre, passer de Dotclear 1 à Dotclear 2, ça s'apparente plutôt à déménager d'un appartement à une maison, maison dans laquelle il faut en plus faire tous les travaux de décoration intérieure pour en faire un endroit agréable et à son goût. C'est du boulot, quoi. A tel point qu'avant de pouvoir déménager, il faut se lancer dans les travaux, parce que tel quel, c'est pas habitable. Enfin bon, vous voyez le topo, quoi, faute de réussir à trouver du contenu, je m'essaie à changer le contenant. C'est du propre, tiens. Mais au moins ça m'amuse. Si, si. C'est mon côté obscur. Affronter la difficulté, faire face aux problèmes, les résoudre par tous les moyens, ne jamais m'avouer vaincu, me repaître du spectacle de ma victoire écrasante, c'est grave ma came. Quand je suis derrière mon écran.

J'aurais pu tenir ici un journal pour vous informer de l'avancement des travaux, mais je ne suis pas sûr que ça intéresserait beaucoup de monde, parce qu'il faut bien le dire, ça passe par la narration de choses aussi fascinantes que la mise en place d'un URL Rewriting efficace à coups de RewriteRules qui vont bien dans le fichier .htaccess, le choix cornélien à faire entre le QUERY_STRING et le PATH_INFO pour les requêtes, ou encore la découverte et l'apprentissage de l'utilisation des balises {{tpl:...}} et <tpl:...>/</tpl:...>. Tout un programme. Non, ne fuyez pas, je vous ai dit, je n'en parlerai pas ici.
Si par contre vous brûlez d'en savoir plus, et ben c'est par là que ça se passe. Rien de bien passionnant, c'est juste le journal de bord de l'avancée des travaux. Pour l'instant on n'en est qu'au début, donc c'est vilain comme tout, mais bon, si vous aspirez à briller dans les dîners en ville, je vous conseille d'aller y faire un tour, comme ça à l'avenir vous pourrez vous la péter en balançant à tout va des phrases du style "Nan, mais attends, coco, moi Chimineks 2.0, je suis ça depuis le tout début, t'vois...".

Là-dessus, je vous laisse, la vraie vie ne s'arrête pas pour autant, il me faut malgré tout continuer de gagner nuitamment ma croûte, et en prélude à cela aller prendre une bonne douche afin d'enchaîner une deuxième nuit de taf ruine-week-end dans la joie et la bonne humeur.